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Le triomphe de la vérité

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Affaires « faux médicaments » et «Cnss/Bibe »: 4 ans de prison ferme et de lourdes amendes pour les grossistes


Des médicaments exposés

Le tribunal de première instance de première classe de Cotonou a donné son verdict dans l’affaire de commercialisation des faux médicaments au Bénin. Quatre ans de prison ferme, 10 millions de francs CFA d’amende pour les cinq patrons grossistes agréés. Et ce n’est pas tout : ils devront verser de façon solidaire à l’Etat des dommages évalués à 100 millions de CFA.Les trois juges ont retenu contre eux les délits « d’exercice illégal de pharmacie et de vente de médicaments falsifiés ». Ils ont suivi l’essentiel des réquisitions. Il y a eu quelques relaxes, mais ce sont les «gros» qui ont payé. La justice ordonne aussi la destruction des stocks saisis. En effet, après une longue instruction menée tant sur les faits que sur les pièces mises sous scellé par le ministère public, il s’est avéré que les éléments de preuve en possession du procureur Gilbert Togbonon permettent d’étayer la relation d’affaires qui existe entre les centrales d’achat ayant à leur tête les inculpés et les sociétés du député Atao Hinnouho. Selon le procureur Gilbert Ulrich Togbonon, ce dernier n’a ni le droit d’exposer, ni celui de détenir en vue de la vente, encore moins celui de vendre des substances médicamenteuses. Il est important de préciser que les chefs d’accusation varient d’un prévenu à un autre, et vont de la vente illicite de faux médicaments au mauvais convoyage et conditionnement de ces médicaments. Selon des témoins du procès, la lecture du jugement a été brève pourtant la salle a eu le temps de ronchonner et de pester. Après le verdict, la cour s’est retirée et les condamnés, vêtus de gilet bleu siglé prison civile de Cotonou, sont sortis par la porte de droite, encadrés par la police. Le patron français de Promopharma s’est alors arrêté à hauteur de ses proches venus de Paris pour embrasser sa compagne et serrer des mains. Ils ont été embarqués ensuite dans un fourgon, direction la maison d’arrêt de Cotonou sous l’œil de leurs amis et proches restés dans la cour. Aucun des avocats n’a voulu se prononcer sur le dossier car pour eux, c’est un jugement qui ne restera pas sans appel.

Yannick SOMALON

 

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