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Le triomphe de la vérité

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Audit du SPMP au Ministère de l’Energie, de l’Eau et des Mines : Audit du SPMP au Ministère de l’Energie, de l’Eau et des Mines


Patrice Talon à bâtons rompus

C’était l’une des promesses du candidat Patrice Talon. Le Conseil des Ministres du mercredi 25 octobre dernier a pris connaissance et examiné le rapport d’une mission de contrôle du système de passation de marchés publics du Ministère de l’Energie, de l’Eau et des Mines.Selon le compte-rendu de la rencontre hebdomadaire du gouvernement, la mission de contrôle a relevé de graves irrégularités et des problèmes de gouvernance. Ces irrégularités, pouvait-on lire, portent sur plus de 2,5 milliards de francs CFA, surtout à la Direction Générale de l’Eau, à la DPP du ministère et autres. Selon le rapport de mission réalisé par le Bureau d’Analyse et d’Investigation de la présidence de la République, les irrégularités portent notamment sur plus de 300 millions de FCFA de décaissements initiés par des personnes non habilitées sur les projets du PIP 2017. Ces fonds ont principalement servi à financer des dépenses de fonctionnement de la DG-Eau et à payer des dettes courantes de l’ex-cabinet du Ministre en charge de l’Eau. Aussi, le rapport fait-il état des engagements de plus de 1,2 milliards de FCFA effectués sur les crédits budgétaires du Projet de Renforcement et d’Extension des Réseaux Electriques à fin Août 2017, à l’initiative du Directeur de la Programmation et de la Prospective alors que ce dernier n’a pas été formellement désigné comme coordonnateur dudit projet. Une bonne place a été faite aux passations de marchés publics. En particulier, des cas de fractionnement portant sur quinze(15) marchés évalués à 950 476 806 FCFA ont été relevés. Ils découlent de diverses pratiques collusoires ou du non-respect de la réglementation en vigueur (similitudes entre des offres concurrentes, défaut d’inscription au plan de passation des marchés, défaut de contrôle des marchés par les organes compétents, entorse à la concurrence, non-respect des exigences des modes de passation de marché, etc.). Les responsabilités ont été situées et des ministres ont été instruits pour engager les sanctions disciplinaires adéquates et des poursuites judiciaires contre les mis en cause. On est en droit de se dire qu’à cette allure, nul ne sera épargné en cas de déviances avérées, car, face à la prévarication, le Chef de l’Etat sévit et ne ménage personne. C’est également un avertissement à tous les responsables nommés par le régime, ou trouvés en place, afin qu’ils fassent de la bonne gestion un principe sacro-saint.

Yannick SOMALON

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