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Sortie des centrales syndicales sur la gouvernance Talon: « 20 mois de grande déception pour le peuple »


Les secrétaires généraux de la Confédération des Syndicats Autonomes du Bénin (Csa-Bénin), Anselme Amoussou, de la Confédération des Organisations Syndicales Indépendantes du Bénin (Cosi-Bénin), Noël Chadaré, de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), Emmanuel Zounon, de la confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), Nagnimi Kassa Mampo, de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), Moudassirou Bachabi,, de la Centrale de syndicats du privé et de l’informel du Bénin (Cspib), Christophe Dovonon, et de la Centrale des syndicats unis du Bénin (Csub), Christophe Houéssionon s’indignent contre la gouvernance du régime Talon. Porte-voix des travailleurs de tous les secteurs, ils sont montés au créneau pour exprimer leur ras-le-bol. C’était à travers une conférence de presse donnée à la Bourse du Travail, le lundi 16 Octobre 2017. Sans langue de bois, c’est le premier responsable de la Csa-Bénin qui a caricaturé le tableau que présente le régime depuis avril 2016. Un tableau peint selon lui, par 20 mois d’engagement non respecté, de promesses non tenues, de violations de libertés, de gestion opaque…..L’objectif selon Anselme Amoussou est d’attirer l’attention de l’opinion nationale et internationale sur la situation sociopolitique du pays sous la rupture et le sort des populations. « L’objectif n’est pas l’affrontement avec le gouvernement, mais plutôt pour qu’il revoie sa copie », a-t-il précisé.

Lois fantaisistes et violations de liberté, réformes non inclusive mises à nu
Au cours de la conférence de presse, chacun des secrétaires généraux a décortiqué les faits fustigés par les populations. Pour Noël Chadaré de la Cosi-Bénin, le gouvernement doit revoir sa copie sur un certain nombre de décisions. Il pense par exemple que la nouvelle loi sur l’embauche qui met à mal l’accès à un Contrat à durée indéterminée (Cdi) par les travailleurs doit être rangée. Sur un autre volet, le syndicaliste a dénoncé le gouvernement qui utilise désormais les députés pour projeter des lois. Cette façon de faire, vise à contourner le dialogue social. « Depuis l’avènement de la rupture, nos députés sont devenus très fertiles en proposition de lois », regrette-t-il. Pour conclure, il a dit ses mises en garde au gouvernement. « Si on veut la paix, qu’on ouvre un dialogue sincère avec les partenaires sociaux ». Le décret N°2017-485 du 02 octobre 2017 définissant les modalités de collaboration des organisations estudiantines avec l’Etat et les autorités des universités publiques en République du Bénin, la mise aux arrêts de rigueur du capitaine Patrice Trèkpo, secrétaire général du syndicat national des eaux, forêts et chasse, et de Clément Akiyè, secrétaire général du Syna-police, ont également été fustigés par les syndicalistes. Pour Kassa Mampo, Emmanuel Zounon et Christophe Houéssionon, ce sont des décisions qui constituent une entorse aux libertés individuelles et collectives. A son tour, Christophe Dovonon de la Cspib, a pointé du doigt le retour des marchés gré à gré, et la pression fiscale qui selon eux, ne fait que s’accroitre depuis l’avènement du nouveau départ; une pression fiscale qui impacte le pouvoir d’achat des populations. Les réformes, selon lui, sous la rupture, consistent à passer les grés à grés dans le privé. Dans sa prise de parole, Moudassirou Bachabi, de la Cgtb, a déploré les réformes en cours dans le système éducatif béninois. Le retour de la dictée et l’introduction de l’anglais au primaire sont mal venus. « Le gouvernement Talon n’a pas de repère…On a en face de nous un gouvernement qui a des incantations dans la bouche comme réformes ». Pour les conférenciers, les dénonciations ne s’arrêteront pas à cette conférence de presse. C’est pourquoi, ils projettent une gigantesque marche pacifique dans la vielle de Cotonou, ce vendredi 20 Octobre 2017 à partir de 08 heures avec comme point de départ, la Bourse du Travail. Une marche qui pourrait aboutir dans les prochains jours à l’observation des grèves.

Emmanuel GBETO

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