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Le triomphe de la vérité

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Projet «Pour des médias plus professionnels au Bénin »: Un répertoire d’enquêtes journalistiques des sujets d’actualité


Page de garde du répertoire

Les enquêtes réalisées par les professionnels des médias dans le cadre du projet « Pour des médias plus professionnels au Bénin », initiées par Open Society for West Africa (Osiwa) et soutenues par la Maison des Médias, sont désormais à la portée du public béninois. La plaquette contenant les œuvres a été présentée aux journalistes, le mardi 26 septembre 2017, à la Maison des médias.

« Le Bénin dans le labyrinthe de la mal-gouvernance ». C’est l’intitulé de cette plaquette de 145 pages, qui plonge le lecteur dans le couloir de dix (10) grandes enquêtes réalisées par des professionnels des médias. Et pour commencer, c’est le journaliste et Rédacteur en chef de L’Evénement Précis, Olivier Allochémè, qui informe le lecteur sur la mauvaise gestion du secteur énergétique et les surprises désagréables qui attendent les consommateurs. Il révèle dans cette enquête, que les nombreux efforts consentis par la Ceb, n’ont pu juguler le déficit électrique du Bénin qui est passé de 21,67Mw en 2006 à 90Mw en 2016. Si la capacité nationale de production disponible au Bénin est passée de 47Mw en 1996 à 141 MW en 2017, soit une progression de 300% en 21 ans, l’autosuffisance en énergie est passée de 15% en 1996 à 20% en 2016, du fait de la progression de la demande, du recours à la location des groupes thermiques et surtout des importations provenant de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Nigéria. Le taux d’électrification du pays est passé de 24,14% en 2006 à 38,40% en 2017, mais cache beaucoup de disparités. A titre d’exemple, le coût de construction du barrage d’Adjaralla qui devrait réduire considérablement le déficit énergétique du pays, et envisagé depuis près d’une trentaine d’années, est passé de 160 milliards en 1998 à 300 milliards FCFA aujourd’hui. Pire, dans sa gouvernance politique du sous-secteur de l’énergie électrique, l’Etat béninois a rendu déficitaires toutes les entreprises qui y interviennent. Une situation qui, tôt ou tard, va contraindre les consommateurs à payer pour tant de bricolages et d’échecs qui ont éreinté les sociétés du secteur. Dans cette plaquette, se trouvent aussi les résultats de l’enquête sur le laxisme de l’Etat qui encourage la prolifération des cabinets de soins non autorisés au Bénin. Et pour cause, explique Flore Nobimè, journaliste à L’Evénement Précis, le non-respect des lois et dispositions réglementaires régissant le secteur privé de la santé au Bénin, l’irrégularité des contrôles annuels prévus par la loi, le manque de sérieux des agents contrôleurs, et bien d’autres. Selon le Recensement du secteur privé de la santé au Bénin, on dénombre un total de 1280 cabinets de soins qui fonctionnent en toute clandestinité sur les 2851 établissements privés de santé recensés en 2014. Cette réalité constitue une grande menace sur la santé des populations. La longue attente des populations dans l’amélioration de leur santé, l’immersion dans le dédale du foncier dans la commune d’Abomey-Calavi, la menace de l’urbanisation incontrôlée dans le Sud-Bénin sur les terres agricoles, les facettes sur l’achat, l’utilisation et le crash de l’hélicoptère Ty-Abc de la Sobeh, les milliards engloutis dans la construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale du Bénin, le serpent de mer que constituent la promotion des logements sociaux, et bien d’autres, sont autant de sujets que les professionnels des médias ont développés à travers leur enquête.

Rastel DAN

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