.
.

.

Edito: La révolution énergétique


Dans quelques années, ce sera vieux jeu et très mal vu de continuer à rouler dans des voitures à essence ou à diesel. Pourquoi ? Parce que nous assistons à des transformations qui prennent des allures révolutionnaires dans le secteur énergétique.
Dans des pays comme le Japon ou la Chine, les Etats-Unis ou la Russie ou encore en France, des stations de recharge s’installent progressivement pour vendre de l’énergie électrique aux voitures fonctionnant désormais sans énergie fossile. Dans ce sillage, des milliardaires à vision futuriste, inventent déjà les marques du futur. On connait Tesla, la voiture électrique du milliardaire américain d’origine sud-africaine, Elon Musk. Il est devenu le symbole des mutations profondes qui s’opèrent aujourd’hui dans le secteur énergétique. Ces mutations sont portées par une volonté mondiale de ralentir les dérèglements climatiques que la COP 21 a déjà stigmatisés comme étant des produits de l’industrie. Celle-ci se tourne progressivement vers d’autres formes d’énergie, notamment vers les énergies renouvelables.
A vrai dire, l’énergie solaire a pris son envol. Son coût est pratiquement le sixième de ce qu’il représentait en 2005. Et comme vous le savez, chaque mutation de l’économie énergétique est le point de départ d’une nouvelle révolution. Il en a été ainsi au XIXème siècle, point de départ de la première révolution industrielle marquée par le triomphe de la machine à vapeur tournant à l’aide du charbon. Jusqu’en 1920, le charbon représentait 62% de la consommation énergétique, montrant ainsi que le monde était de plain-pied dans l’âge du charbon. Mais en 1965, le pétrole a remplacé le charbon. On entrait alors dans l’âge du pétrole. En 1979, le pétrole représentait 54% de la consommation mondiale d’énergie, marquant ainsi la seconde révolution énergétique, du charbon au pétrole. Des générations entières vivent aujourd’hui à travers le monde, sans jamais avoir connu le charbon. L’âge du pétrole continue de dicter sa loi, mais avec des dégâts écologiques qui menacent l’existence humaine. Stephen Hawking, physicien américain de renommée mondiale, a déjà prédit qu’au rythme où nous sommes, la terre entière sera détruite dans à peine un siècle. Vision apocalyptique ? Peut-être. Mais l’ampleur de la dégradation de l’air est si impressionnante dans certains pays, que des esprits avisés prédisent carrément le pire.
Le recours aux énergies renouvelables est devenu un impératif de survie, certes, mais aussi une nécessité économique. Un pays comme la Chine, confrontée aux effets néfastes des fameux smog, ces fumées épaisses qui couvrent les grandes villes du pays, a pris des dispositions radicales face au drame. Le pays investit aujourd’hui dans les énergies renouvelable (solaire, éolienne, géodésique), plus que n’importe quel autre pays dans le monde. Il a mis en place la plus grande centrale solaire flottante du monde. Il y a à peine plus d’une semaine, la Chine a annoncé sa volonté d’interdire la construction et la vente des voitures à consommation d’énergie fossile (essence et diesel) sur son sol à l’horizon 2040. Le pays qui reste le plus grand marché automobile de la planète, emboite ainsi le pas à la France et à la Grande-Bretagne qui ont annoncé la même échéance.
Ces changements disent quelque chose de significatif. Ils annoncent le recul des énergies fossiles, et donc le ralentissement prochain des grandes compagnies d’hydrocarbures. Ils signifient aussi que l’énergie solaire, qui est une énergie disponible et de moins en moins chère, va se démocratiser et rendre indépendants les foyers et les industries. Autrement dit, la révolution en marche donnera à chacun la possibilité de produire chez lui sa propre énergie. Sentez-vous les changements qui s’opèrent sous nos yeux ? Ils signifient que bientôt, dans un futur qui est déjà là devant nos yeux, les unités industrielles ne seront plus obligées d’attendre une certaine SBEE pour produire bon marché l’énergie dont elles ont besoin pour être compétitives. Avoir de l’énergie bon marché, le rêve de tout industriel, est l’un des principaux progrès industriels en Chine ces dernières années.
Quelles sont les leçons pour le Bénin ? Tout cela veut dire que les investissements actuels dans les groupes thermiques de la SBEE sont nécessaires, mais ne tiennent pas assez compte des sources alternatives qui sont déjà moins chères. Tout cela veut dire que l’énergie solaire, l’éolienne et la biomasse énergie méritent plus d’attention. C’est l’énergie la moins chère et la moins polluante de demain.

Olivier ALLOCHEME

N'hésitez pas à partager ...Share on Facebook0Share on Google+0Tweet about this on Twitter0Share on LinkedIn0

Reviews

  • Total Score 0%


Plus sur ce sujet

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *