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Le triomphe de la vérité

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Entretien avec Oumar Tchomogo, sélectionneur des Ecureuils du Bénin:«L’état d’esprit du groupe est bon en attendant le match contre le Nigeria »


Oumar Tchomogo, sélectionneur des Ecureuils du Bénin

Les Ecureuils locaux vont affronter le 13 août 2017 prochain, les Supers Eagles du Nigéria dans le cadre du 2ème tour des éliminatoires du Championnat d’Afrique des Nations. A cet effet, l’équipe conduite par Oumar Tchomogo a démarré la préparation de cette rencontre qui s’annonce capitale. Après la séance tenue, ce jeudi 27 juillet 2017, au stade Mathieu Kérékou, le sélectionneur nous a livré ses impressions sur la reprise des entrainements. Il n’a pas manqué de revenir sur les enseignements de la double confrontation contre les Eperviers du Togo. Lisez plutôt !

 

Quel est l’état d’esprit du groupe après la qualification du dimanche ?

Il y a un bon état d’esprit. J’ai récupéré presque tous les joueurs. Il y a certains qui jouent demain (ndlr ce vendredi pour le compte du championnat national), donc on les a laissés à la disposition de leur club. Ce soir, j’ai pu travailler avec ceux qui n’ont pas joué avec leur club, mercredi. Avec ceux qui ont joué, le mercredi, on a fait un petit décrassage. Les autres ont fait un peu de la reprise avec le ballon et sans ballon. Le tout dans un bon état d’esprit. Et je pense que le moral est bien.

Avez- vous pris déjà des renseignements sur vos prochains adversaires, les supers Eagles?

Pour ce qui concerne le Nigeria, nous avons commencé à prendre des renseignements. Mon collègue a convoqué 30 joueurs, mais seulement 25 ont répondu pour le moment. Parmi eux, il y a certains joueurs dont nous analysons déjà les techniques de jeu à travers des images d’anciens matches que nous avons d’eux. Et on y travaille déjà.

Avez-vous des joueurs qui ont des pépins dans votre groupe actuellement ?

Par vraiment. C’est des petits pépins qu’on peut récupérer. Il s’agit des douleurs au niveau des orteils ou au coude. Donc, ce n’est pas vraiment des pépins graves pour lesquels on doit avoir peur. Pour l’instant, ça va. Il y a le staff médical qui s’occupe de ça.

On sait que les nigérians sont hauts de taille. Or, notre défense a un déficit dans le domaine aérien. Comment comptez-vous gérer cela?

Ce n’est pas en une semaine que mes joueurs axiaux, je veux parler de Ramane ou Nabil, vont prendre 5cm de plus. Je pense que notre championnat vient de commencer, nous ferons ce qu’il y a lieu de faire en son temps. Mais pour le moment, faisons avec ceux que nous avons. Ce n’est pas forcément la taille qui compte. Il y a des joueurs qui sont courts mais vont très haut. Donc, aujourd’hui, il faut qu’on se contente de faire avec les joueurs qu’on a, il faut continuer à travailler en attendant de récupérer d’autres ou de voir les perles rares dans le championnat.

Lors de la double confrontation face au Togo, l’équipe a manqué plusieurs occasions. Que pense faire le sélectionneur que vous êtes dans le domaine ?

Comme j’ai l’habitude de le dire, le problème de finition au niveau de joueurs n’est pas un travail de l’entraîneur de l’équipe nationale que je suis. C’est un travail qui doit se faire dans les clubs. En sélection, on a moins de temps pour faire ce travail. Aujourd’hui, dans tous les clubs, il se pose ce problème. Et je vais loin pour vous dire que ce problème n’est pas que spécifique au Bénin. Ce n’est pas qu’au niveau des Écureuils seulement.  C’est partout en Afrique. C’est rare de trouver les vrais buteurs, maintenant. Dans le championnat, si j’en découvre, je prends. Dans le cas contraire, on évolue comme ça. Vous savez, avec les attaquants que j’ai retenus, on prend, chaque jour, une demi matinée pour travailler leur réflexe devant les buts.

Que voulez-vous ? Il n’y a pas de championnat depuis 2 saisons. Acceptons le fait tout en espérant que les clubs commencent réellement à faire le travail pour que nous ayons, dans les mois à venir, de véritables buteurs.

 

Quels sont les grands enseignements que vous tirez de la double confrontation face au Togo ?

Je pense que tout n’a pas été parfait. Dans un match de 90 minutes, il y a des  temps forts et des temps faibles. Nous, nous revenons de loin. On peut nous dire que physiquement, mes joueurs ne sont pas encore au top. Ce qui n’est pas vrai, parce que quand on prend la plupart des joueurs qui ont fait deux ans sans jouer, il faut normalement plus de temps pour revenir. Aujourd’hui, on finit les matches comme au Niger ou  l’adversaire était physiquement cuit. C’est vrai que devant le public ici à Cotonou, on a du mal à finir les  matches, mais je pense qu’avec le travail, ça viendra.

On apprend que vous jouez la côte d’Ivoire prochainement en amical. Vous confirmez?

Pour l’instant, la rencontre n’est pas encore confirmée. Du coup, nous continuons à travailler en attendant la confirmation de la date.

Entretien réalisé par Anselme HOUENOUKPO

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