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Mauvaise gouvernance du financement des plus pauvres: Le scandale micro crédits éclate, 16 milliards d’impayés démasqués


Le programme micro crédits aux plus pauvres, devenu depuis 2014, micro crédits nouvelle génération traine une lourde ardoise de dettes, occasionnée par le non remboursement des crédits. 16 milliards de francs CFA sont restés impayés à ce jour. Invitée de l’émission «Zone Franche » de Canal 3, hier, la Directrice générale du Fonds national de micro finance, Dénise Atioukpè, l’a fait savoir, regrettant qu’à un moment donné, ce programme ait été dévié vers des intérêts politiques. «La politique s’était beaucoup immiscée dans ce programme, c’est pourquoi, on n’a pu impacter que 2 millions de bénéficiaires » a-t-elle regretté, affirmant cependant que « le recouvrement forcé de ces impayés est en cours ». Elle a réaffirmé que ce programme est un besoin indéfectible pour la population béninoise, notamment les femmes, et s’il a été suspendu à l’arrivée du nouveau régime, c’était pour y voir clair avant de le poursuivre. «Ce sont des ressources publiques et aussi extérieures, donc, on ne peut pas continuer à les utiliser n’importe comment. Nous avons estimé qu’il faut faire l’état des lieux » a également souligné la Dg Fnm. Des audits ont été ainsi lancés pour évaluer tout ce qui a été fait dans ce programme depuis l’avènement du régime de la rupture. Mais le temps évoluant, sur la demande de la ministre du travail, de la fonction publique et des affaires sociales qui assure la tutelle, Adidjatou Mathys, le Fnm a pu obtenir du chef de l’Etat Patrice Talon, la décision de poursuivre l’opération en attendant. D’où la relance du programme, selon la Dg Dénise Atioukp . A la reprise, l’engouement était tel que la cagnotte de 1 milliard a été augmentée à 3 milliards, à la volonté du chef de l’Etat, Patrice Talon, selon l’invitée. «Le gouvernement n’a jamais modifié la mission du Fnm », a aussi affirmé l’invitée de «Zone Franche ». Elle a aussi précisé que l’approche a changé et qu’il ne s’agit plus de remettre directement les crédits aux bénéficiaires, mais par le biais des Systèmes financiers décentralisés. Comme autres innovations, elle a fait cas des nouvelles dispositions pour un meilleur suivi, de la création du service de recouvrement ainsi que la mesure de digitalisation des opérations en cours pour davantage sécuriser les crédits et permettre qu’ils parviennent effectivement aux bénéficiaires.

Christian TCHANOU




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