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Le triomphe de la vérité

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Oumar Tchomogo à propos du démarrage du championnat: «C’est une bonne chose qui va me permettre d’être vraiment actif dans mon travail»


Le sélectionneur national, Oumar Tchomogo/ph: DR

Le sélectionneur national, Oumar Tchomogo, est content du démarrage du championnat. Il l’a fait savoir au détour d’un entretien qu’il a bien voulu accorder à la rédaction sportive de votre organe. Lisez plutôt !

 L’événement Précis : Le championnat, comme vous le souhaitez sans doute, a été lancé. Qu’en dites-vous, sélectionneur ?

Oumar Tchomogo :Le fait de démarrer le championnat est une bonne chose. Je suis très content. Malgré la pluie, l’état du terrain, j’ai vu un très bon match. Et je voudrais remercier tous ceux qui ont contribué de près ou de loin. Je veux parler du chef de l’État, des membres du gouvernement, le ministre des sports, les membres de la fédération, les supporters, les autres présidents des fédérations des pays frères, les journalistes. Je voudrais particulièrement remercier le président Anjorin à qui j’ai dit qu’il sera difficile de bâtir une équipe locale sans championnat, mais qui m’a promis qu’il fera tout pour que le championnat ait lieu. Avec ça, j’aurai la chance de trouver d’autres joueurs qui viendront titiller ceux qui sont là.Tout ce que je souhaite, c’est d’avoir les moyens pour faire des déplacements sur les différents stades (Porto novo, Bohicon, Parakou, Abomey, Lokossa, Djougou, Pobè par exemple). Car, sans moyens je ne peux pas véritablement me rendre partout comme je le souhaite. Je suis là pour faire le travail. Je m’emploierai à ça. Le plus important pour moi, c’est la jeunesse. J’ai envie de donner la chance aux jeunes. Le président Anjorinsait ce que je pense pour la jeunesse. Et moi je sais qu’il frappera aux bonnes portes pour nous trouver les moyens dont on a besoin pour faire le travail qui est le nôtre dans le processus du décollage de notre football.

 Pour ce premier match, avez-vous vu des jeunes qui vous ont tapé dans les yeux ?

J’en ai vu deux ou trois des deux côtés. Mais ce qui a attiré plus mon attention, c’est le rendement d’Ibrahim Ogoulola. Il a prouvé que d’un côté, nous avons eu à faire un travail. Physiquement il était au-dessus du lot. En plus il a évolué à un autre poste que j’ai découvert. Cela me permet de savoir qu’il est polyvalent. Ce qui peut m’aider aussi pour la sélection nationale.

En dehors d’Ogoulola, vous pouvez nous donner un autre joueur?

Je ne veux pas qu’ils aient la grosse tête. Je vais encore les observer. Comme je vous l’ai dit, ils sont 3 comme ça à avoir attiré mon attention.

 Parlant de la sélection nationale locale, avez-vous échangé avec le ministère surtout dans le cadre du match contre le Togo ?

Sur ce plan, non. Je sais que le ministre est quelqu’un de très ouvert. Mais comme je le dis souvent, il ne me revient pas d’aller discuter directement avec le ministre sauf s’il le souhaite. Car, mon interlocuteur avec le ministère est la fédération. Mes besoins,  j’en fais part à la fédération. Le ministre est quelqu’un qui pense énormément à la jeunesse et il le montre chaque fois qu’il en a l’occasion. Le fait d’être au stade le samedi dernier pour le lancement du championnat est une preuve de ce que je dis. Je pense qu’il faut qu’on donne à chacun les moyens pour qu’il fasse ce qui lui revient comme contribution. Je souhaite qu’on oublie une fois pour toutes la crise pour lancer définitivement notre football.

 Votre objectif, c’est de passer l’étape du Togo. Coach, avez-vous les moyens de cette ambition ?

 Avec les joueurs, nous sommes en parfaite symbiose. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas de problème à ce niveau. Il nous reste à poursuivre le travail pour aller gagner au Togo. On n’a pas le choix. Les responsables mettront les moyens qu’il faut. Il va revenir aux joueurs de montrer de quoi ils sont capables.

 Coach, l’équipe a bouclé sa préparation par une victoire sur le Niger, une des meilleures équipes locales de la sous-région. Dites-nous ce qui a entre-temps changé pour qu’on assiste à cette performance surtout quand on sait qu’avant, la sélection locale avait réalisé plusieurs matches nuls et deux défaites ?

 Rien n’a changé. Vous savez,  on vient de loin. Ça fait deux ans, il n’y a pas le championnat. Aujourd’hui, on peut dire qu’on a fait un travail énorme. Nous avons joué contre des équipes qui ont régulièrement organisé leur championnat. Vous avez vu les résultats. C’est la preuve que nous avons des talents. C’est le lieu pour moi de remercier les joueurs et de dire à tous ceux qui font des critiques çà et là, qu’ils ont raison. Cela nous permet de nous corriger. Mais aussi, je voudrais qui tiennent compte des contextes. Car, prendre une sélection dans notre pays quand on connait l’état du football,  n’est pas chose aisée. C’est pourquoi le démarrage du championnat pour moi est un soulagement. Et j’espère que les entraîneurs qui seront à la tête des équipes qui vont animer ledit championnat vont faire le travail comme il se doit. Cela me permettra d’avoir des joueurs prêts à faire le job en sélection nationale. Puisque pour que la sélection nationale locale ait un bon résultat, il faut qu’on ait des joueurs locaux qui sont bons. D’où, je demande aux collègues de faire convenablement leur travail. Le résultat est dans les deux sens. Alors, je crois que les entraineurs qui  parlent, qui critiquent à tors, seront aussi en observation.

 Qu’avez-vous comme message à l’endroit des milliers de fans du football et surtout des Écureuils?

Je leur dirai qu’on a besoin du soutien de tout le monde. Qu’ils veuillent donc mettre le maximum comme ils en ont l’habitude. J’en veux pour preuve leur dernière mobilisation contre la Gambie.

Propos recueillis par Anselme HOUENOUKPO

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