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Lutte contre la criminalité faunique à Gogounou: Trois présumés trafiquants arrêtés avec 20,09 kg d’ivoire


Les trois présumés trafiquants arrêtés à Gogounou/Ph:DR

Trois présumés trafiquants d’organes d’éléphants dans la nasse. L’opération a eu lieu, le mardi 04 juillet à Gogounon, dans le département de l’Alibori au Nord du Bénin. Comme butin, quatre défenses d’éléphants équivalent à 20,09 kg d’ivoire. Cette action de sécurité de la faune béninoise a été menée par la compagnie de Gendarmerie de Kandi et la Direction du Parc W avec l’appui technique du Programme Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore au Bénin (AALF-BENIN). Des structures véritablement engagées dans la lutte contre le commerce illégal de l’ivoire dans un contexte où l’espèce animale éléphant est en danger, et même des menaces d’extinction pèsent sur lui au fil des jours à cause de ses défenses. En réalité, en dépit de l’interdiction du commerce de l’ivoire au plan international et la veille permanente que font les autorités béninoises pour sensibiliser sur la protection de ces espèces, des individus s’adonnent toujours à ce trafic illicite. Des structures non gouvernementales et autres personnes morales ne cessent d’informer sur la protection des éléphants en se basant surtout sur la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Pour avoir été pris en fragrant délit, l’article 153 de cette loi stipule que quiconque détient des animaux sauvages sans le permis requis ; fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine, est puni d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans. L’article 154 punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Il est donc évident que ces présumés trafiquants répondront de leurs actes devant la justice. Il faut rappeler que le n° 15 des Objectifs du Développement Durable, veut «préserver et restaurer les écosystèmes terrestres…». La cible 15.7 de cet objectif, dit qu’il faut « prendre d’urgence des mesures pour mettre un terme au braconnage et au trafic d’espèces végétales et animales protégées, et s’attaquer au problème sous l’angle de l’offre et de la demande». Voilà ce qui pourrait constituer une invite pour la justice pour que soient punis ces présumés trafiquants avec la dernière rigueur pour la survie de la vie sauvage. Ces actions de plus en plus fréquentes interpellent à plus d’un titre le Ministre du Cadre de Vie et du Développement Durable pour qu’il s’implique afin que la punition à infliger à ces présumés trafiquants servent d’exemple pour la sensibilisation répressive. La lutte se poursuit tant que ces trafiquants ne cesseront avec cette besogne.

Emmanuel GBETO

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