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France: Découvrez les diplômes des ministres du gouvernement Édouard Philippe


Le parcours classique Sciences Po – ENA est loin d’être majoritaire dans ce nouveau gouvernement, qui fait la part belle aux juristes et aux universitaires. Trois des vingt-deux ministres n’ont pas de diplômes.

Le premier gouvernement de la présidence d’Emmanuel Macron vient d’être dévoilé. Des ministres issus de la droite, du centre et de la gauche, comme l’avait promis le nouveau président de la République. Vingt-deux ministres et secrétaires d’État, onze hommes et onze femmes, aux parcours variés. Le parcours très classique en politique, de passer par Sciences Po Paris puis par l’École nationale d’administration (ENA) – celui emprunté par Emmanuel Macron et par son premier ministre Édouard Philippe – est minoritaire dans ce gouvernement. Seuls deux des 22 ministres sont passés par les bancs de l’ENA.

On y trouve des universitaires diplômés en Lettres, en Histoire ou encore en Urbanisme. Pas moins de six des ministres de ce gouvernement ont fait du droit. Surtout, on compte pas moins de trois ministres sans diplômes du supérieur: Nicolas Hulot, Marielle de Sarnez et Laura Flessel n’ont pas obtenu de diplômes après le bac.

  • Ministres :

Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur : Après une khâgne au lycée du Parc, à Lyon, puis des études supérieures à la Faculté des lettres de Lyon, Gérard Collomb devient professeur agrégé de lettres classiques en 1970.

Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire : Il suit sa scolarité à l’École Saint-Jean de Passy de Paris, au Collège Sacerneau de Nice puis au Lycée Fénelon de Paris, où il passe son baccalauréat. En 1973, après quelques mois d’études à la Faculté de Médecine de Paris-VI, qu’il quitte pour enchaîner les petits boulots. Il découvre ensuite le photo-journalisme, et se lance dans une carrière de photographe.

François Bayrou, garde des Sceaux, ministre de la Justice : Le président du Modem est bachelier en 1968 en Lettres classiques (français, latin, grec), au lycée public de Nay-Bourdettes. Il poursuit des études en classe préparatoire littéraire (hypokhâgne et khâgne) puis à l’Université Bordeaux III. Il obtient l’agrégation de lettres classiques en 1974, à 23 ans.

Sylvie Goulard, ministre des Armées : Elle est l’un des soutiens de la première heure du nouveau président. Elle a fait une licence en droit de l’université d’Aix-Marseille en 1984, avant de suivre le chemin classique: elle est diplômée de Sciences Po Paris en 1986 et de l’École nationale d’administration (ENA), promotion Liberté-Égalité-Fraternité, en 1989.

Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères : lycée Saint-Louis de Lorient, hypokhâgne au lycée de Cornouaille à Quimper, puis université de Rennes, en histoire. Il passe et réussit le concours de l’agrégation, en histoire contemporaine.

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires : Le député socialiste du Finistère, l’un des plus importants rouage de la galaxie Macron, a fait des études d’allemand et de droit à l’université Toulouse-I-Capitole puis à l’université Paris-Descartes.

Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé: Elle a été élève à l’école alsacienne, à Paris, avant de faire des études de médecine. Elle a fait son internat à l’hôpital Necker de Paris.

Françoise Nyssen, ministre de la Culture : Licenciée en sciences de l’Université Libre de Bruxelles, Françoise Nyssen est également titulaire d’un diplôme d’urbaniste à l’Institut Supérieur d’Urbanisme et de Rénovation Urbaine (Belgique).

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie: lycée privé catholique Saint-Louis-de-Gonzague du 16e arrondissement, dit Franklin. En 1989, il intègre l’École normale supérieure, où il commence des études de littérature française, avec un mémoire sur La Statuaire dans «À la recherche du temps perdu» de Proust. En 1992, il est reçu premier de l’agrégation de lettres modernes. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris en 1995, il intègre l’École nationale d’administration en 1996 au sein de la promotion Valmy.

Muriel Pénicaud, ministre du Travail : elle est diplômée d’histoire (Paris 1975), de sciences de l’éducation (Paris 1976) et de psychologie clinique (Strasbourg 1980), et est ancienne élève de l’INSEAD (1995).

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale : Le directeur de l’Essec est titulaire d’une maîtrise de philosophie (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), d’un master 2 de science politique (IEP de Paris). En 1991, il est lauréat de la bourse Lavoisier du ministère des Affaires étrangères et devient graduate student à Harvard. Il obtient un master 2 de droit public. En 1993, il devient docteur en droit (université Paris II- Assas), avec une thèse intitulée «Les Méthodes du juge constitutionnel». Il est également professeur agrégé de droit public.

Jacques Mézard, ministre de l’Agriculture et de la nutrition: Il est titulaire d’un diplôme d’études supérieures de droit privé à l’Université Paris II – Assas, avant d’obtenir son certificat d’aptitude à la profession d’avocat (CAPA) au barreau de Paris.

Gérarld Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics: Le jeune ministre est juriste de formation et diplômé de Sciences Po Lille. Il a effectué ses études secondaires au lycée privé catholique des Francs-Bourgeois, dans le 4e arrondissement de Paris.

Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation : La présidente de l’université de Nice Sophia Antipolis est titulaire d’une maîtrise de biochimie (UNS), un master 2 recherche à l’Institut Pasteur (option virologie fondamentale) et un doctorat en sciences de la vie à l’UNS.

Annick Girardin, ministre des Outre-mer : La membre du parti radical de gauche, plusieurs fois ministre lors du précédent quinquennat, est titulaire d’un diplôme d’animatrice socioculturelle. Mère à 16 ans, elle passe le baccalauréat tout en élevant la petite Anne-Claire. «En terminale, avant d’aller en cours, je déposais ma fille à la crèche», confiait-elle au JDD en septembre 2015.

Laura Flessel, ministre des Sports : Championne d’escrime, elle commence ce sport à l’âge de 6 ans en Guadeloupe. Elle rejoint l’équipe de France en 1990 à l’âge de 19 ans et rejoint l’Insep (Institut National du sport). Elle remporte son premier titre international, une médaille de bronze au championnat du monde, en 1995. Elle sera par la suite quintuple championne olympique et sextuple championne du monde.

Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes: La numéro 2 du Modem n’a pas fait de longues études. Après son baccalauréat, elle occupe différents métiers, parmi lesquels vendeuse d’encarts publicitaires pour un annuaire d’artisans, avant de devenir secrétaire du Mouvement des républicains indépendants de Michel Poniatowski et de Valéry Giscard d’Estaing.

  • Secrétaires d’État auprès du premier ministre

Christophe Castaner, secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement: Diplômé de la faculté de droit d’Aix-en-Provence, il est titulaire d’un master 2 d’Affaires Internationales et d’un Diplôme de sciences pénales et de criminologie.

Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes: Bachelière ES option Russe dans un lycée de l’ouest parisien, elle fait ensuite des études de géographie à la Sorbonne, mais sera finalement diplômée de communication & nouveaux médias, mention écritures électroniques, via une validation des acquis de l’expérience passée à l’Université de Grenoble pendant un congé maternité.

Elisabeth Borne, ministre chargée des Transports auprès de Nicolas Hulot: Née de parents directeurs d’un laboratoire pharmaceutique, elle est diplômée de l’École polytechnique et de l’École nationale des ponts et chaussées ainsi que du Collège des ingénieurs (diplôme de MBA).

Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées : Ancienne élève de Sup de Co Marseille, devenue Euromed et finalement Kedge BS aujourd’hui.

Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique : Le jeune homme de 33 ans est titulaire d’un CAP Cuisine, d’une maîtrise de droit de la Sorbonne. En 2009, il obtient un master en finance et stratégie à l’Institut d’études politiques de Paris. D’après le blog de campagne de François Hollande en 2012, «Mounir aime le verbe, la parole, il remporte le concours de plaidoirie de la Sorbonne en 2004, puis le concours d’éloquence de Sciences Po en 2007».

 

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