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Invité ce dimanche 14 mai 2017 sur la radio Soleil Fm: Jean Kokou Zounon du PCB peint en noir la gestion du régime Talon


Longtemps attendu sur les sujets brûlants de l’actualité nationale, le Parti Communiste du Bénin (Pcb), s’est enfin prononcé ce dimanche 14 mai 2017. Son porte-parole Jean Kokou Zounon était sur l’émission hebdomadaire « Le Grand Rendez-vous » de la radio Soleil Fm. Pendant 90 minutes, l’homme a, au moyen de l’exercice question-réponse, décortiqué les différents actes pris par le gouvernement du président Patrice Talon puis conclu qu’un régime d’autocratie s’installe à la tête du Bénin « (…) Les indicateurs ne sont pas du tout favorables en un an parce que ce contre quoi le peuple s’est battu, ce que le PCB a appelé à voter contre, c’est le système d’impunité, de mauvaise gouvernance, (…), de violation, d’affairisme au sommet de l’Etat, d’acharnement », a analysé Jean Zounon à l’entame de l’émission. Pour lui, le régime du Nouveau Départ s’est évertué à réduire au silence les organisations de défense des droits des travailleurs en violant les libertés publiques et à pourchasser les producteurs nationaux. « On fabrique ou on cherche des prétextes pour poursuivre telle ou telle personne. », déplore-t-il. Tout en reconnaissant avoir contribué à l’avènement du Président Talon parce que le PCB tenait à sa lutte contre la recolonisation du Bénin, il a dévoilé les démarches menées par le parti pour aider le président à améliorer son programme de société et ensuite le mode de gouvernance qui selon le PCB, n’est pas approprié pour le Bénin. Mais il n’a eu une oreille attentive à ses apports. En conséquence, souligne Jean Zounon, « les mouvements estudiantins ont été supprimés, les marchés gré à gré et le rétablissement des sociétés privées du chef de l’Etat sont érigés en maître au sommet de l’Etat et la définition des taxes pour affamer davantage le peuple. » Et cerise sur gâteau, note-il, le gouvernement a tenté en vain de constitutionnaliser toutes ces dérives dans la loi fondamentale. Il a dénoncé la tentative de corruption des députés par le gouvernement pour faire passer le projet.
Le PCB ne se retrouve pas dans le Programme d’actions du gouvernement. Dans son analyse critique, précise son porte-parole, le Pcb avait expliqué que « le PAG s’appuie uniquement sur le commerce international, le tourisme mais il ne veut pas faire de l’industrialisation du Bénin ». Ce qui selon lui, ne permet pas de créer des emplois pour les enfants diplômés des producteurs du Coton par exemple, à travers ce que produisent leurs géniteurs. Il dénonce par ailleurs, le manque d’une volonté politique au sommet de l’Etat et qui se traduit par les études de faisabilité des infrastructures annoncées à chaque Conseil des ministres et qui selon l’invité de Virgile Ahouansè, ne sont que des effets d’annonce. Et le diagnostic parait profond. Selon ses explications, le Bénin ne peut prétendre se mettre sur la route du développement en élisant chaque cinq an, un homme providentiel formé par une banque internationale ou un opérateur économique et dont on ne connait les réelles ambitions pour le pays.

Germin DJIMIDO




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