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Le triomphe de la vérité

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Animation de la vie politique à l’occasion d’une tournée dans le nord: Barthélémy Kassa attaque le bilan de Yayi


En tournée avec le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané dans l’Atacora, le député à l’assemblée nationale, ancien ministre de Yayi, Barthélémy Kassan’a pas caché sa colère contre le régime défunt du président Boni Yayi qu’il accuse d’avoir délaissé l’atacora qui lui a pourtant prouvé sa fidélité et sa loyauté. Dénonçant la politique de division de l’ancien régime, ila prononcé son adhésion au Programme d’action du gouvernement Talon, puis a invité les populations dudit département à faire pareille. Cela, après avoir expliqué qu’il ne suit pas un homme mais plutôt les actions de développement de ce dernier. Lisez l’intégralité de son intervention.

 

« Je sais tout l’effort qu’il a fait pour nous déballer ce colis. Je sais ce qu’il a mobilisé comme énergie et comme bonne volonté pour venir jusqu’ici pour divulguer le programme d’action du gouvernement.  Ce n’est pas tout le monde qui se décide à le  faire ainsi. Le gouvernement aurait pu choisir de faire ce qu’il doit faire pendant 5 ans en cachette et sans la participation des autres. Il aurait pu choisir à chaque fois de décider d’aller faire quelque chose quelque part sans qu’on ne sache exactement ce qui nous revient dans l’Atacora. Oui, après tout, cet exposé qui a été fait, en tant que représentant du peuple, nous sommes tous unanimes à reconnaître qu’il y a un contenu pour ce programme. Qu’il y a un contenu pour le bien-être des populations béninoises. Il y a un contenu pour améliorer la situation sociale de nos compatriotes. Les dix dernières années passées, nous avons adhéré à un programme que vous connaissez très bien. Ce qu’on appelait changement, après refondation. Nous avons adhéré à tous ces programmes parce que simplement l’Atacora souffre de beaucoup de maux. L’Atacora est malade du développement. Si bien que dès que tu vois un médecin qui a un paquet pour soigner le développement, tu te dis celui-ci peut me soigner. Tu adhères à son programme. Mais dix années sont passées. Et qu’est-ce qu’on a eu de façon spécifique ? Est-ce que la voie Kerou-Pehonco-Kouande kota a été bitumée ? Est-ce que la route Pehonco-Djougou a été bitumée ? C’est quoi notre maladie ? Dépasse-t-elle cela? On avait cru au programme. On y a adhéré. On a démontré notre bonne foi. Les bons élèves au niveau national, c’étaient les députés de l’Atacora, les populations de l’Atacora. Mais, à l’arrivée qu’avons-nous eu? On nous dit, mesure sociale, gratuité de ceci, gratuité de cela, qu’est-ce que chacun a eu sur le territoire national? Les routes là sont passées où ?

Depuis le 19 juin 2014, nous étions membre du gouvernement. La Bad a fait une annonce ferme au cours de la table ronde de Paris pour dire  » je ne finance que la route Natitingou-Boukombe frontière du Togo. Depuis 2014, est-ce que cette route a été lancée ? Si c’était ailleurs, au lendemain du retour de Paris, on serait allé poser la pierre. C’est cela la réalité. Mais nous n’avons pas eu tort d’avoir souscrit à ce programme. C’est pour cela, je voudrais annoncer solennellement ici, que nous souscrivons également au programme piloté par le médecin Talon. Épris du développement, nous souscrivons à ce programme et nous vous demandons, chères populations, de souscrire aussi à ce programme. Parce que tel que libellé par le ministre d’État, nos maux y sont pris en compte. Si le médecin veut vraiment nous guérir, est-ce qu’on peut en être contre ? C’est cela, mes chers parents, ce que je vous demande. Nous ne suivons jamais un homme. Mais nous suivons le développement. Le jour où nous allons monter notre orgueil pour demander de nous suivre et d’aller dormir affamé, chassez nous. Parce   qu’il n’y a que des rassasiés ou des ignorants qui s’opposent à un programme de développement. Si le package qu’on vous présente ne correspond pas à vos maladies, peut-être que vous avez raison de ne pas l’accepter. Mais ici, c’est ce que nous voulons. Si nous adhérons, c’est pour permettre un meilleur suivi du programme qu’on nous propose. Parce que dans cette affaire, il faut éviter que le rejet par les députés du projet de révision soit le prétexte au blocage de certaines initiatives gouvernementales. Les députés ont accepté. En tout cas, nous les députés de l’Atacora avons accepté. Ceux qui n’ont pas accepté, n’ont qu’à chercher leur développeur ailleurs ou attendre cinq ans après. Il nous faut nous unir derrière un programme de développement. Le programme étant élaboré, et connu, nous savons que notre part de  prospérité est garantie. Battons-nous pour obtenir cette part de prospérité. C’est ça, le plus important mes chers parents. Que le médecin soit beau ou vilain, est-ce qu’il nous a soignés? C’est cela notre question. Ici, c’est lui seul qui tient le bistouri. C’est Talon qui va soigner. A côté de lui, se trouve un autre grand médecin. Qu’on appelle médecin de réserves,  le ministre d’État. Parce qu’avec sa crédibilité, vraiment si on n’obtient rien, en tout cas, je ne dis rien. Est-ce que nous sommes claires ? Pendant dix ans, en dehors de tout ce qui est commun au niveau national,  ce que l’Atacora a eu de façon spécifique, c’est le mausolée de Kérékou. Comme infrastructure neuve, ce qu’on a eu, c’est le mausolée de Kérékou. Nous n’avons pas eu un mètre carré de pavé ni un centimètre de goudron. En tout cas, nous aurons le temps de faire le point et de savoir comment marquer le nouveau médecin. Si vous ne faites pas le point, si vous refusez la vérité, alors  vous refusez le développement. Si vous refusez le développement, vous êtes contre vous-même. C’est ce  je voulais dire pour faire remarquer que nous avons eu des annonces et nous prenons le ministre d’État aux mots. Et nous prenons le président Talon aux mots. Parce que le ministre d’État a dit que c’est le président Talon qui l’a dépêché ici.

Je voulais faire une recommandation. C’est que le ministre d’État puisse se battre pour qu’on puisse créer un centre régional de conférence à Natitingou. Pour que des conférences nationales et internationales se tiennent ici. La capitale du tourisme du Bénin, c’est bien ici chez nous. Pour faire en sorte que les nationaux découvrent la beauté de Natitingou, la beauté de l’Atacora. Il faut bien qu’ils aient des occasions de visiter la capitale. Les seuls occasions, généralement, ce sont des séminaires, des colloques. La dernière fois, on a voulu faire un colloque sur le centenaire de Kaba, on l’a tenu à la préfecture. Est-ce que ce n’est pas honteux ? Regardez la salle dans laquelle nous sommes. Est-ce qu’elle est digne d’une cité touristique importante du Bénin ? Je voulais aussi vous dire d’être patients, de garder notre mal en patience et ayons espoir que d’ici là, quelque chose sera fait dans l’Atacora. Je vous remercie. »

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