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Le triomphe de la vérité

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TIC2F: Les techniciens et recruteurs invités parlent de l’édition 2017


Lamine Badian TIC2FInitié par Mounirou Daouda, le tournoi international des centres de formation de football a bouclé sa 7ème édition, le dimanche 23 avril 2017. C’est à l’issue de la finale jouée au stade Mathieu Kérékou et qui a vu l’équipe ghanéenne Rising Stars l’emporter devant son homologue du Mali, Etoiles du Mandé par un score de 2 buts à 1. Ceci, devant les techniciens et recruteurs du foot venus nombreux suivre le jeu et qui ne se sont pas privés de donner leur impressions sur la prestation des enfants. Lisez ce qu’ils pensent des équipes participantes !!!

Lamine Badian, un des parrains du tournoi TIC2F
« Le niveau du jeu est de plus en plus intéressant »
Le niveau du jeu que présente chacune des équipes est de plus en plus intéressant. L’année dernière, c’est une équipe béninoise qui a gagné. Aujourd’hui, cette équipe (ABI Sport) a été éliminée lors de la phase de poule. C’est la preuve qu’aucune équipe, ni pays n’a la mainmise sur le tournoi. Cela ne veut pas dire que les équipes béninoises ont régressé. D’ailleurs, elles ont intérêt à progresser. Car, vous savez qu’il n’y a pas de championnat au pays. Tout ce qui se joue ici, ce sont les tournois des centres de formations et cela donne de la visibilité au football béninois. Et si on voit aujourd’hui qu’une équipe béninoise a été jusqu’à la 4ème place dans un niveau international, cela prouve qu’il y a un travail qui est en train d’être fait. Et ce qu’il faut, c’est continuer à travailler afin de permettre au football béninois de ressortir. Pourquoi ne pas, au lieu d’être dans une situation de conflit au niveau de la fédération, organiser par exemple ce genre de tournoi pour les jeunes afin qu’ils puissent continuer de se perfectionner en attendant de régler les contentieux. En tant que journalistes internationaux, nous avons envie de voir les Ecureuils sortis de leur ornière. Durant ce tournoi, j’ai beaucoup mis l’accent sur le collectif. Et sur ce point, j’ai été séduit par l’équipe du Mali, les deux équipes du Ghana, Rising stars qui a terminé 1ère, Sporting club qui a fini 3ème.
 
Eric Ata, responsable du recrutement post formation du Stade Rennais
«Le niveau de la compétition est monté d’un cran, cette année»
Je suis très content de ce que j’ai vu. Parce que j’étais là, l’année dernière où j’avais déjà beaucoup apprécié le niveau du jeu qui était très intéressant. Cette année, j’ai l’impression que le niveau est monté d’un cran. Et dans le déroulement des matches, je me suis rendu compte qu’il y a une équipe qui a beaucoup attiré mon attention. Une équipe de laquelle je suis tombé amoureux : il s’agit des Etoiles du Mandé du Mali, qui ont malheureusement perdu en finale. Mais qui est restée une équipe compacte. Cette équipe a de très bons joueurs, une profondeur de banc. C’est-à-dire, quel que soit le joueur qui rentre dans le jeu, on ne sent pas de déséquilibre dans la production de l’équipe. Et de part cette profondeur de banc, je me disais qu’elle ira loin dans le tournoi. Ces garçons ont pu participer à la finale, c’est déjà une bonne chose pour cette équipe. Pour ce qui concerne la participation des centres béninois, pour vous dire vrai, je suis agréablement surpris. Malgré la situation du football béninois, j’ai vu des équipes béninoises qui ont produit du jeu. Alors, je dis, les promoteurs de ces académies sont à féliciter. Parce que malgré la situation, ils investissent dans les académies. Ce qui est une chose excellente. L’autre chose, c’est que comparativement aux équipes béninoises de l’année dernière, j’ai vu des équipes qui ont montré un niveau de jeu meilleur. Et je suis content pour cela.

Japhet Ndoram, ancien international tchadien
« L’Afrique a besoin du football de la rue pour développer ses talents »
J’ai échangé avec les recruteurs qui sont venus sur cette édition du tournoi. Je vous avoue qu’ils ont pris des notes intéressantes, et positives pour l’avenir de ces enfants qui nous émerveillent depuis une semaine. Avec ça, je pense que l’espoir est permis pour le football africain. Par rapport à moi, quand je jouais, il y a quelques années en France, il n’y avait autant de joueurs de couleur. Aujourd’hui, on le voit bien que ce soit en ligue 1 ou Ligue 2 ou même en National, les équipes sont remplies des gens de couleur. C’est quelque chose de positive pour notre football. Maintenant, est-ce que c’est l’arbre qui cache la forêt ? Je ne saurai le dire. Mais je sais qu’on a besoin du football au niveau des jeunes et ces genres d’occasions sont les bienvenues. Elles permettent aux jeunes de compétir, de jauger leur niveau et de progresser. C’est des choses qui doivent se renouveler fréquemment et partout en Afrique pour permettre aux jeunes de faire de la compétition. Mais, il faut que les jeunes aussi travaillent dur pour se faire remarquer. C’est pour vous dire qu’on ne trouve pas beaucoup de talents non plus dans ces organisations. C’est ce qui est dommage. Car, le football de la rue comme moi j’ai connu, comme Abedi Pélé, comme Georges Weah ou Roger Milla, a presque disparu et je pense que l’Afrique a besoin du football de la rue pour développer ses talents.

Narcisse Justin Soglo, président de l’ordre national des architectes et des urbanistes du Bénin
« Ces genres de tournoi font renaitre l’espoir dans les cœurs des gens »
Pourquoi pensez-vous qu’un architecte ne peut pas être présent dans un stade. Un architecte avant de pouvoir bien travailler, il faut qu’il soit sportif. L’architecte est souvent confronté à des aléas et il lui faut être un vrai sportif pour vivre cela sans démissionner. Pour vous dire tout, je suis moi-même footballeur dès la base. Je suis président d’un club de deuxième division. Je suis dans l’ombre et j’agis pour le bonheur des jeunes footballeurs. Aussi, laissez-moi vous dire que le tournoi international des centres de formation de football que Mounirou Daouda a initié, est un tournoi qu’on ne peut ne pas accompagner. Nous sommes aujourd’hui à la 7ème édition et moi j’ai été toujours présent depuis le départ. Vous savez ce que le football est dans notre pays. Et il faut qu’on fasse renaitre l’espoir dans les cœurs des gens. C’est pourquoi je pense que cette initiative de football des centres de formations est une très bonne chose. C’était fantastique. Vous avez tous vu la qualité des matches. C’est admirable. Les jeunes qui savent manipuler le ballon. Et c’est pour cela que nous disons, quand le football est pris dès la base, on obtient toujours un meilleur résultat. Quand on commence par prendre des petits gamins qu’on met dans des conditions qu’il faut, ça ne peut que donner de bons produits. A l’issue de la compétition, c’est avec unanimité que nous avons désigné le meilleur joueur. Il s’agit d’un jeune milieu de terrain de l’équipe qui a remporté la coupe. Il aura 15ans bientôt et regarder comment il joue au ballon. S’il est bien suivi, par la suite, c’est fort probable qu’il retrouve le haut niveau. Et cela fera un plus pour le Ghana son pays et l’Afrique. C’est pour cela qu’il faut accompagner ces initiatives. J’ai déjà ce qu’il faut pour accompagner les centres qui existent. Je ne vais pas me lancer dans la création de centre de formation. Car, ce n’est pas ce qu’il faut. Ce qu’il faut, c’est venir en appui à ceux qui sont déjà là.

Propos recueillis par Anselme HOUENOUKPO

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