.
.

.

Développement du tourisme au Bénin et environs: La France engage la sécurisation des aires protégées


participants en photo de familleLa région frontalière entre le Nigéria, le Burkina-Faso et le Bénin regorge de nombreux braconniers. Une pratique contre laquelle, il faut lutter afin de  renforcer la sécurité de la population, mais également dans le sens de développer durablement les régions, comme le souhaite le gouvernement béninois  à travers son Programme d’Actions. Et l’une des manières pour y aboutir, est le développement du tourisme. La finalité étant d’assurer la sécurité des  touristes, des populations et des animaux. Il s’impose alors une lutte contre le braconnage, qui n’est rien d’autre que la criminalité faunique et  contre toutes les autres formes de criminalité. C’est dans ce cadre qu’il se tient depuis ce mardi 25 avril 2017 à l’Hôtel Novotel de Cotonou, un séminaire sur la sécurisation du WAP  qui est un programme de protection des aires protégées  du Parc de la Pendjari au Bénin. Cette activité qui réunit des policiers, des forestiers, des acteurs de la protection civile et autres venus des pays frontaliers, vise selon l’Attaché de sécurité intérieur de l’Ambassade de France au Bénin, Colonel Bruno Manin, à coordonner les efforts dans la lutte contre toutes formes de criminalité dans les aires protégées. « On donne la possibilité à tous de travailler en synergie le moment venu », a-t-il martelé.  L’intérêt de la présence du Directeur général de la police nationale, Idrissou Moukaïla, repose sur l’importance de l’initiative  à contribuer au développement touristique du Bénin. A l’en croire, la sauvegarde du patrimoine faunique est importante et il s’impose de le protéger dans un contexte où une criminalité s’observe dans la destruction de la faune. « Il faudra donc des mécanismes pour lutter contre ces genres de criminalité. Cela concerne aussi bien le Bénin que le Niger et le Burkina Faso », précise-t-il.  Au nom du ministère de l’intérieur, c’est le Directeur adjoint de cabinet, Martin Tomavo qui a salué cet apport de l’Union européenne au Bénin. A cette occasion, il a rassuré de l’entière disponibilité  du ministère à offrir des moyens afin que l’objectif visé soit une réalité. Par ailleurs, durant les trois jours, les participants seront outillés par des spécialistes  de la question de sécurité sur des thèmes de communications. Il faut citer entre autres : « Focus sur la lutte anti-braconnage : enjeux et perspectives pour le Wap », « Le Projet Pendjari : du plan d’urgence de sécurisation à un modèle de développement durable », « Etat de la menace dans les aires protégées du Bénin », « Etat de la menace dans les aires protégées du Niger », « coordonner les capacités d’intervention et de secours : le rôle des forces armées et des unités d’interventions de la sécurité intérieure », respectivement animées par le Colonel Bruno Manin, Pamphile Zomahoun, le Lieutenant-Colonel Salifou Zoumari, Athanase Akitikpa. Un exercice  pratique de mise en situation viendra mettre un terme à ce séminaire qui dure du 25 au 27 avril 2017.

Emmanuel GBETO




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *