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Protection de l’environnement à l’heure du ‘’Nouveau départ’’: Un bilan édifiant pour le cadre de vie des Béninois


Les douze premiers mois de gouvernement du Président Patrice Talon n’ont pas été sans impacts positifs sur l’environnement. D’importantes décisions ont été prises pour la préservation de notre cadre de vie et des ressources naturelles. Des ressources forestières passant par le patrimoine faunique, sans oublier le déguerpissement et l’assainissement des lacs et lagunes, le gouvernement du nouveau départ a, dans la toute première année de sa gestion, montré sa bonne foi pour la préservation de l’environnement.    

D’avril 2016 à avril 2017, les acteurs de l’environnement peuvent, dans une certaine mesure, exprimer leur satisfaction au regard des décisions prises par le gouvernement de Patrice Talon en faveur de notre cadre de vie et des ressources naturelles. L’une des actions salutaires qui continuent de susciter des murmures est la libération des espaces publics. Même si ceux qui tentent de s’opposer au régime de Talon récupèrent cette décision contre l’actuel gouvernement, il faut reconnaitre en toute honnêteté que la mise en exécution de cette décision change le visage des rues et on a désormais une vue nette sur les emprises des routes. Bien avant la décision sur le déguerpissement des espaces publics, il faut avouer que le régime du nouveau départ est soucieux du bien-être des ressources forestières du Bénin. Car, à l’allure où allait le déboisement, il fallait agir pour arrêter la saignée. Et c’est ce que le gouvernement de nouveau départ a fait en prenant en avril 2016, une décision pour suspendre l’exportation sauvage du bois provenant des forêts. Le drame dans cette affaire de déboisement est que le groupuscule qui exporte le bois vend ce qu’il n’a jamais planté. Des forêts sont détruites sur des hectares et cela n’a fait qu’accentuer les conséquences des variations climatiques.La flore étant en destruction massive, cela n’est pas sans conséquences sur la faune qui est aussi au cœur de massacres surtout les animaux sauvages intégralement protégés comme l’éléphant, le sitatunga, l’antilope royale, le guépard, la panthère, le pangolin pour ne citer que ceux-là. Les tueries dans les parcs et les aires protégés sont devenues inquiétantes au point où le gouvernement s’est vu contraint de décider de la sécurisation des parcs W et Pendjari. C’est encore le moment de signaler que les tueries dans les parcs n’ont pas cessé. Il faut que le gouvernement aille plus vite car les braconniers continuent de défier l’autorité de l’État en mettant en place des stratégies plus élaborées pour continuer à massacrer les espèces protégées par la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. Signalons que des structures spécialisées accompagnent le gouvernement dans la lutte contre la criminalité faunique. Etant dans cette dynamique, le gouvernement a signé en décembre 2016, un accord de partenariat avec Nature Tropicale ONG. C’est pour accentuer la lutte contre la criminalité faunique et floristique. La signature de cet accord de partenariat renforce des actions sur le terrain et facilite la collaboration avec les parties prenantes pour une meilleure protection des ressources naturelles au Bénin.

Lutte contre la criminalité faunique

Durant l’année 2016, la collaboration technique du programme  »d’Appui à l’Application des Lois sur la Faune et la Flore (AALF-BENIN), et la vigilance des forces spécialisées ont permis de mettre aux arrêts 29 présumés trafiquants de produits de faunes sauvages sur tout le territoire national. Après les différentes audiences dans les tribunaux, sur les 29 présumés trafiquants arrêtés, seulement 11 ont été effectivement condamnés. Parlant de quelques audiences suite aux arrestations, il faut rappeler qu’un trafiquant arrêté avec seize carapaces de tortues marines a été condamné en février 2017 au tribunal de première instance de Cotonou, à trois mois d’emprisonnement ferme, à 200.000FCFA d’amende et 1.000.000FCFA de dommages et intérêts. En juin 2016, un trafiquant pris avec huit carapaces de tortues marines olivâtres, et présenté au procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo a été simplement relaxé.  En ce qui concerne l’ivoire, le tribunal de Kandi a condamné en janvier 2017, deux trafiquants à 6 mois d’emprisonnement assorti de sursis et à 300.000F CFA d’amende chacun.Au tribunal de première instance de Cotonou en juillet 2016, trois trafiquants spécialisés dans la fabrication et la vente d’objets d’arts à base d’ivoire ont été condamnés à 3 mois d’emprisonnement assorti de sursis et 20.000F CFA d’amendes. Au tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué en décembre 2016, deux trafiquants d’ivoire ont été condamnés à 4 mois d’emprisonnement ferme plus 100.000F Cfa d’amende. Ces rappels pour permettre une appréciation de l’application de la loi n°2002-16 du 18 octobre 2004 portant régime de la faune en République du Bénin. L’article 153 de cette loi stipule que quiconque détient des animaux sauvages sans le permis requis ; fait circuler des trophées ou des dépouilles sans certificat d’origine, est puni d’une amende de 100 000 à 500 000F et/ou d’un emprisonnement de 3 mois à 3 ans. L’article 154 punit d’une amende de 300 000 à 800 000F et/ou d’un emprisonnement de 6 mois à 5 ans quiconque importe, exporte, réexporte ou commercialise des animaux sauvages ou leurs trophées et dépouilles en dehors des cas permis. Et l’article 166 signale que les complices sont punis comme les auteurs principaux et condamnés solidairement aux amendes, frais dommages-intérêts et restitutions

La gestion des cours d’eau

La préservation des cours d’eau au Bénin préoccupe aussi le gouvernement. Une décision du conseil des Ministres en février 2017 a présenté un rapport de la commission ad hoc chargée de proposer des mesures d’assainissement et de réhabilitation des lacs Ahémé, Nokoué, et de la lagune de Porto-Novo. Il a été surtout question de la gestion des cours d’eau et plan d’eau qui pose de sérieux problèmes environnementaux, du fait notamment des pratiques peu recommandables. Le communiqué de ce conseil des Ministres précise que les facteurs de dégradation sont nombreux : ils sont d’ordre physique, chimique et biologique. Ils engendrent des perturbations au niveau des échanges entre la mer et les eaux continentales. Ce qui fait que le cycle de reproduction des espèces halieutiques est affecté, de même que la biodiversité végétale et la qualité des produits halieutiques. La conséquence est que certaines espèces sont en voie de disparition. Au risque de perdre ce trésor naturel et d’aggraver le déficit en produits halieutiques, le gouvernement entend prendre des mesures hardies pour assainir durablement et réhabiliter le lac Ahémé, le lac Nokoué et la lagune de Porto-Novo.

Emmanuel GBETO

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