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Sécurité sanitaire des aliments: Le Bénin se dote d’un appareil de contrôle de l’ananas exporté


appareil de contrôle acquisLe chromatographe. C’est l’appareil de contrôle de l’ananas exporté du Bénin. Depuis quelques semaines, le matériel est fonctionnel pour le bonheur des exportateurs de ce produit phare que le Bénin exporte. Directeur du Laboratoire central de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments (Lcssa), structure bénéficiaire du matériel, Kisito Chabi Sika, explique le contexte de l’acquisition de l’appareil. Selon ses propos, il s’agit d’un matériel indispensable, qui permettra de faire face à toutes les demandes d’analyse en ce qui concerne le pesticide incriminé, qui est l’éthéphon (activateur de croissance). « L’Etat a mis à notre disposition ce type de matériel qui nous permettra de faire face à toutes les demandes d’analyse en ce qui concerne le pesticide incriminé, qui est l’éthéphon (activateur de croissance) ».  Pour être plus explicite, il explique que depuis le 1er  janvier 2017, l’Union européenne  (UE) a décidé  d’augmenter la fréquence de contrôle de l’ananas que le Bénin exporte sur le marché européen. A l’origine de  cette mesure, il précise que depuis 2015, les contrôles ont révélé qu’au niveau du marché européen , l’ananas produit au Bénin, contenait un pesticide qu’on emploie dans le cadre de la production à une dose qui  était au-delà de la limite permise. Un fait qui a était, précise-t-il, dû au fait qu’au niveau national, le Bénin  ne disposait pas d’outils nécessaires pour faire cette analyse. Il se réjouit de ce que, aujourd’hui, c’est une réalité que le Bénin ait son appareil de contrôle.

Intérêt pour les exportateurs

« L’acquisition de cet appareil est d’un intérêt capital pour les exportateurs béninois », estime le Directeur du Laboratoire central de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments (Lcssa), Kisito Chabi Sika. Il ressort que les exportateurs, ont le matériel de contrôle sur place au lieu d’aller dans les laboratoires européens où les analyses prenaient du temps. Désormais, avant même que l’ananas ne parte par la voie aérienne, l’exportateur peut déjà dire mentionner la dose d’éthéphon que contient le produit avant son exportation. Par ailleurs, représentant de la société HTDS, fournisseur du matériel, Ali Kettani, a confirmé le changement au niveau des réglementations de contrôle dans l’espace européenne avant de préciser le montant total d’acquisition de l’appareil. Un montant évalué à 500 milles dollars qui peut rapporter gros pour le pays. Pour lui,  le retour sur investissement pourra être rapide lorsque  la réglementation  du produit sera également locale.




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