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Le triomphe de la vérité

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Sciences sociales, humaines et développement: Le Prof. Tingbé Azalou trace les pistes de réussite pour la Nation


Azalou TingbeL’un des grands moments ayant marqué la cérémonie de lancement des activités de la Facultés des sciences humaines  et sociales (Fashs), le jeudi 30 mars 2017 à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), est l’instant de la communication inaugurale. Il a connu la présence des sommités de l’ex-Faculté des lettres arts et sciences humaines (Flash). Ayant porté sur le thème intitulé : « Les sciences sociales au service du développement », elle a été présentée par le coordonnateur de la spécialité sociologie de développement à l’Ecole doctorale pluridisciplinaire de l’ex-Flash, le Professeur Albert Tingbé-Azalou.  Sa présentation a été subdivisée en trois grandes parties à savoir : « Les sciences humaines et sociales : pour quelle ‘’épistémé’’ », « Des sciences de l’homme et de la société aux paradigmes de développement » et  le dernier  chapitre, « l’Afrique à la recherche de nouveaux paradigmes ». Lors de cette communication de l’ancien diplômé  de l’Université René Descartes, Paris V Sorbonne, qui a captée l’attention de l’assemblée, l’importance des sciences humaines et sociales au développement a été mise en valeur. Le communicateur  a expliqué combien, cet apport s’impose  comme un secours indéniable, un passage obligé pour le développement. Mettant tout l’homme au cœur du développement, ce processus n’est pas pour lui, une simple opération de compilation d’inventions, de découvertes, de réalisations, mais la mise en marche de dynamiques aussi bien concrètes que spirituelles susceptibles d’assurer un certain bonheur  aux populations et plus largement à la société. « Le développement ne peut être une réalité concrète, s’il n’est à la fois humain, durable, social, communautaire, prospectif, stratégique », a précisé le promoteur du Master professionnel Etudes Prospectives et développement (EPDev). Toutefois, le consultant n’a pas manqué de porter de réserves. Il a fait savoir qu’il ne s’agit pas de rejeter intégralement les approches testées ici ou là, mais d’en prélever selon les piliers, les secteurs, les réalités concrètes, les éléments positifs pouvant permettre d’objectiver une vision développementale globale et stratégique, prospective et raisonnée. C’est à ce titre qu’il est revenu sur le contexte de cette conférence publique. Il s’agit pour l’ancien chef du Département de sociologie-anthropologie (Dsa), d’une conférence qui s’inscrit parfaitement dans le cheminement de diverses réflexions, fruits de l’observation des dynamiques du développement depuis plusieurs décennies sur le continent africain, et des résultats liés à l’opérationnalisation de divers  projets, plans et programmes de développement.. C’est pourquoi, la prospective stratégique devient pour lui, un cheval sur l’ensemble des sciences de l’homme et de la société. En expert bien informé, le Professeur Tingbé-Azalou a partagé la position selon laquelle, « La prospective stratégique mobilise des connaissances de la planification et de la géographie de l’aménagement du territoire, de la sociologie, des résultats culturelles, de l’économie, des sciences de langues et bien des arts. Après cette démonstration portée sur l’importance des sciences sociales, le communicateur n’a pas targué de placer la virgule de mise en garde. A l’en croire, la méconnaissance des sciences sociales, ou leur mise à l’écart systématique dans la plupart des projets de développement est apparue au fil des années comme l’un des facteurs principaux de la faillite même des projets  et donc du type de développement qu’ils entendaient construire. Pour finir, le Directeur scientifique du laboratoire d’analyses des dynamiques socio-anthropologiques, Professeur Albert Tingbé-Azalou, a levé un coin de voile sur la place de l’économie sociale dans le processus. Pour lui, c’est  un élément qui permettra d’examiner les aspects par exemple marchands, le rapport économique des populations avec l’objet concerné, ou encore les modes de production dont il faille tenir compte. Pour conclure, il confie : « La conjoncture des différentes sciences humaines et sociales permet au fond de dessiner l’avenir du développement en tenant compte à la fois de l’homme et de la société ». En clair, le développement est pensé et élaboré par les hommes pour un mieux-être de la société et donc des hommes en société.

Emmanuel GBETO

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