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Le triomphe de la vérité

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Célébration de la Journée de l’enfant africain: Le cri de cœur du président de la Fopa, Gilbert Dakè Djokes à Talon


Adidjatou Mathys , aux côtés du représentant de l’Unicef au Bénin, Dr Anne Vincent et des jeunes défenseurs des droits des enfants……Célébrée hier, jeudi 16 juin 2016,la 26èmeJournée de l’Enfant Africain a été marquée au Bénin par un événement de taille. Une centaine de jeunes issus de différentes associations intervenant dans le domaine de la jeunesse et des adolescents  ont battu le macadam pour exiger une tolérance zéro au mariage des enfants.

A l’image des enfants sud-africains massacrés le 16 juin 1976 pour avoir réclamé leurs droits d’éducation dans leurs langues locales, une centaine de jeunes béninois se sont mobilisés pour, cette fois-ci, alerter l’opinion sur la violation du droit des enfants, notamment des filles. Pancartes en mains, sifflet dans la bouche, scandant des slogans sensibles, « Violences faites aux filles, tolérance zéro » ou encore, « mariage précoce des filles, tolérance zéro », ces jeunes issus d’une trentaine d’associations dont, Unicef, Croix rouge, Pnud, Jeunes parlementaires, Fnuap, Rojaelf, et bien d’autres, ont battu le macadam de la Place des martyrs à l’étoile rouge. Et pour cause, exiger des autorités certaines mesures pouvant accélérer les efforts pour éliminer les mariages des enfants au Bénin. Un fait qui est bien réel quand on sait qu’au Bénin, un enfant sur dix, âgé de moins de 15 ans et trois enfants sur dix, âgés de moins de dix-huit ans, sont en situation de mariage, a rappelé Eléonore Soglohoun, Spécialiste en protection de l’enfant à Unicef-Bénin. Pour lui, cette marche est un signe fort qui doit interpeller les populations sur l’influence négative que peut avoir le mariage précoce sur la santé, sur l’éducation et le bien-être de la fille. Elle vise aussi à  exiger l’application des lois protégeant les droits des enfants. A cet effet, Eléonore Soglohoun a convié les leaders religieux et autorités à divers niveaux à dire non au mariage des enfants et à se pencher sur la protection de leurs droits. Le même appel a été lancé par la Présidente du Réseau ouest africain des Jeunes femmes leaders au Bénin, Marielle Dégboé, qui penche pour l’application de certaines mesures afin de dire non au mariage des filles. « Il est temps que les filles aillent à l’école, que les autorités locales, communales, et autres puissent se mobiliser pour qu’ensemble on puisse rompre le silence. Nous disons non aux violences car nous sommes la voix des sans voix de ces enfants », a-t-elle ajouté. Une détermination qu’a appréciée la ministre de la fonction publique et des affaires sociales, Adidjatou Mathys. Présente à cette marche, l’autorité a, au nom du gouvernement, promis parvenir à une tolérance zéro du mariage des enfants d’ici quelques années.

Rastel DAN

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