Immatriculation des engins à deux roues: La disparition d’un lot de cartes grises crée la polémique à la Dgtt

Le calvaire des conducteurs de moto zémidjanDepuis plusieurs mois,  la Direction générale des transports terrestres est confrontée à un problème de disparition de cartes grises de motos à deux roues. Une situation qui met en difficulté les usagers qui espèrent depuis bientôt deux ans les plaques de leurs motos et qui, de fait n’inquiète nullement, employés et responsables de la Dgtt.

Annexe  de la direction générale des transports terrestres à Akpakpa, aux environs de 11h30 ce lundi 25 avril 2016.Taille moyenne, mine renfrognée  et visage transpirant de sueur dans sa chemise raillure  aux manches retroussées,  Paterne Délagnon, usager de la Dgtt raconte son amertume. « J’ai déposé le dossier de la moto de mon frère pour l’immatriculation depuis le mois d’octobre 2014. C’est pratiquement en juillet 2015 que j’ai, après plusieurs tentatives, retrouvé sur la liste des plaques déjà confectionnées, le numéro de la plaque de ladite moto,dans le lot de la série 2K. Mais, malgré que j’ai payé la quittance pour le retrait et la fixation de la plaque, je ne suis toujours pas en possession de la plaque. »Et, comme Paterne, ils sont très nombreux ces Béninois détenteurs de motos, ayant rempli toutes les formalités à la Dgtt depuis plus d’un an pour l’immatriculation de leur engin à deux roues et qui ne sont pas en possession de leur plaque jusqu’à présent. Martin est transitaire. Il fréquente très souvent la Dgtt et a déjà offert ses services à  plusieurs Béninois qui ont déjà reçu leurs plaques, mais il s’indigne de la façon dont la délivrance des plaques de moto est faite dans cette structure. « Je suis aussi dans le cas puisque des clients à moi, que j’ai aidé à déposer leur dossier d’immatriculation depuis 2014 n’ont toujours pas leur plaque. Au départ, ils pensaient que j’avais bouffé leurs sous. Mais lorsque la liste des plaques est sortie et que je leur ai communiqué la série et le numéro de la plaque, il ont compris. Mais, la goute d’eau qui  a fait déborder le vase et qui nous met tous en difficulté ici, c’est que les cartes grises ne sont pas prêtes et apparemment, personne ne se préoccupe de notre cas. C’est malheureux »,  a expliqué Martin après ses investigations. Un tour  dans l’enceinte de la Dgtt pour mieux comprendre,  mais personne ne veut expliquer la situation. Seul, Mr Tchango, agent de la Dgtt au poste de fixation des plaques a pu nous renseigner. « Le problème que vous avez soulevé est pertinent et ils sont nombreux ces usagers qui défilent par ici tous les jours à la recherche de leur plaque. Mais le problème n’est pas à notre niveau » explique-t-il dans un premier temps avant de dévoiler. « Il s’est fait qu’un lot de cartes grises spécialement les 2K, confectionnées  pour Cotonou, c’est-à-dire la direction d’Akpakpa s’est retrouvé dans un autre département alors que les plaques concernées sont ici. Dans ce cas, il fallait retourner tout le lot ici afin que les ayants droit puissent entrer en possession mais cela n’a pas été fait », nous –a-t- renseigné, indexant  indirectement  la cellule informatique de la Dgtt sise en face du commissariat du port. De suite, un tour à la cellule informatique de la Dgtt, mais le directeur de la cellule informatique toujours occupé n’a pu nous recevoir avant de nous confier par téléphone à l’un de ces agents. Lui, à son tour a précisé qu’il s’agit d’un lot de cartes grises erroné qui est en train d’être revu depuis janvier 2016. Mireille Badjagou est dans le même cas. Rencontrée à la direction générale de la Dgtt, elle donne un autre son de cloche. « Il parait qu’un lot de cartes grises dont la mienne, aurait disparu du circuit depuis bientôt  un an. Tantôt on t’envoie à  la direction départementale à Akpakpa, tantôt on t’envoie ici et c’est a n’en point finir. Depuis février dernier, on m’a dit à la cellule informatique que le lot de cartes grises à polémique est déjà disponible mais que le Directeur général adjoint de la Dgtt a souhaité emmener ça lui-même à la direction départementale à Akpakpa parce qu’il y aurait un peu de désordre là-bas qu’il entend corriger », a confié  dame Mireille qui n’est toujours pas en possession de sa plaque. Et parlant de désordre, cela saute à l’œil à la direction départementale de la Dgtt.

Le ministre Hervé Hèhomey doit se saisir du dossier Dgtt
Les populations béninoises attendent de pieds ferme le tout nouveau ministre des infrastructures et des transports sur la question de l’immatriculation des engins à deux roues. S’il est parti avec un élan appréciable dans les sociétés portuaires telles  le Cncb, la Sobemap,  la Ségub et autres, la direction générale des transport terrestres mérite de recevoir son attention soutenue. Car, les plaintes des usagers restent et demeurent persistantes et de plus en plus inquiétantes. Escroquerie, disparition de cartes grises, permis de conduire à polémique, auto-écoles indélicates, sont autant de sujets cas de plaintes qui méritent d’être élucidés pour le bonheur des populations.

Yannick SOMALON

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