.
.

.

Entretien avec Wahabou Adam Chabi, Sg Aspac Fc: « Nous prenons le championnat de transition au sérieux »


Wahabou Adam Chabi netLe championnat de transition se poursuit et a connu sa 6ème journée le week-end dernier. Aspac n’ayant pas joué du fait du report demandé par Mogas, garde toujours la tête de sa poule. « Une illustration des objectifs que le club s’est fixé », a laissé entendre son secrétaire général, Wahabou Adam Chabi qui s’est prêté à nos questions.

L’Evénement précis: Monsieur le secrétaire général, dites-nous ce que vise Aspac pour la fin de ce championnat?

Wahabou Adam Chabi : C’est vrai que c’est à un championnat de transition qu’on participe. Mais, cela ne nous empêche pas de nous définir des objectifs. Et comme vous l’aurez constaté et pour ce que je sais, nous Aspac, nous avons pris ce championnat au sérieux et nous le jouons à fond. En témoigne la qualité de recrutement que nous avons fait avec les résultats sur le terrain.

Qu’est-ce qui fait la différence selon vous, entre votre club et les autres qui évoluent dans le championnat ?
Mais ce que nous faisons et qui nous permet d’être toujours présents, même en période difficile, c’est que nous signons des contrats réguliers avec des joueurs. Ces contrats sont respectés comme il se doit. Malgré la longue trêve nous avons continué à entretenir nos joueurs. C’est cela qui fait qu’ils sont motivés et produisent le spectacle et les performances que vous observez. Et nous tenons à continuer de la sorte.

A la tête de l’encadrement technique du club, c’est un nouvel entraineur qu’on voit. Parlez-nous de ce jeune entraineur et comment a-t-il pu gagner la confiance des dirigeants ?
Je crois que l’entraineur Edmé Codjo que je salue au passage  n’a pas été oublié. En réalité, l’Aspac n’avait aucun souci avec lui. Il est venu à terme de son contrat avec le club. Mais le club n’a pas jugé utile de le renouveler. Tout simplement parce que pour ce championnat de transition nous avons voulu mettre un jeune entraineur du nom de Aboudou Hibrahim qui était en standby à l’épreuve. Car, il a travaillé dans l’ombre avec notre ancien coach, Emile Enassouan, dont il a été le bras droit. L’année dernière, nous l’avons fait adjoint d’Edmé Codjo pour qu’il ait véritablement la main. L’Aspac ne fera pas de mal à chercher à voir ce qu’un jeune peut faire à la tête de l’encadrement technique du club.

Au vu des résultats, pouvez-vous nous dire s’il vous convainc déjà ?
On peut se frotter les mains. Depuis le démarrage du championnat, il a réalisé, avec son effectif, 4 victoires en autant de rencontres. Tout va bien pour le moment. Nous espérons qu’il va finir comme il a bien commencé.

Parlant de recrutement, on note la présence de certains de vos joueurs qui étaient annoncés à l’extérieur…
Oui. Vous savez, l’Aspac a été l’un des clubs du championnat qui a eu la chance de faire partir à l’extérieur plusieurs de ses joueurs notamment Adou Mouftaou, Nana Badarou et Saturnin Allagbé. C’est heureux que nous ayons pu réaliser ces quelques transferts. Quand vous avez des joueurs qui sont bons, vous ne pouvez pas les garder éternellement. Aujourd’hui, il y a certains qui sont allés en aventure et qui n’ont pas réussi. Cela ne veut pas dire qu’ils ne sont pas bons. Pour eux, nous avons toujours maintenu des relations avec certaines agences de joueurs qui d’ici là, nous aiderons à leur trouver d’autres opportunités avec d’autres clubs. Ceci, pour que le talent qui est en eux ne meurt pas. Il faut alors qu’ils changent vite de milieu et c’est ce à quoi nous nous évertuons.

Vous avez suivi comme tous les Béninois la victoire des Ecureuils face au Soudan du Sud. Dites-nous, l’équipe béninoise vous a-t-elle convaincu ?
Avant permettez-moi de remercier l’équipe et surtout les joueurs pour nous avoir donné autant de joie à l’issue de cette rencontre-là. Car, déjà en allant au stade, on était sûr d’une seule chose qui est que notre sélection nationale avait les armes pour battre son adversaire. Mais comment et par combien de buts ? ca on ne savait pas. Et j’étais très heureux de savoir que l’équipe béninoise peut encore marquer autant de buts (4-1). C’est la preuve qu’il y a de la qualité dans l’effectif dont dispose Oumar Tchomogo et qu’il faut un bon management pour permettre à ces garçons de se donner d’avantage.

Pensez-vous que le 11 national à une chance de se retrouver au Gabon pour la phase finale ?
Oui. J’y crois fermement depuis les deux dernières victoires. Car, avec ces résultats, notre équipe garde encore toutes ses chances intactes. Elle peut finir première et se qualifier directement. Maintenant au vue des résultats des autres groupes, si cette première place nous échappait, de doute fort qu’on n’ait pas une place de meilleur deuxième au cas où on maintiendrait le cap.

Parmi les Ecureuils, on a noté les présences de deux anciens d’Aspac dont Nana Badarou. Aviez-vous senti une amélioration notable dans le jeu du joueur?
J’ai noté de progression chez la plupart des joueurs. Nana Badarou étant un joueur axial de prédilection a évolué sur le côté et s’est aussi bien défendu. Il n’a pas été ridicule tout au long de la rencontre. C’est une preuve de sa maturité. Quant à saturnin Allagbé, je n’ai pas de mot. Il est encore très jeune. Je sais que s’il tient bon, il aura sa chance un jour.

Propos recueillis par Anselme HOUENOUKPO




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *