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Le triomphe de la vérité

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Révélations de l’ex-ambassadeur de France au Bénin: Jean Paul Monchau donne raison à Talon


Ambassadeur-Jean-Paul-Monchau...En pleine campagne électorale pour la présidentielle de 2016, la lettre ouverte publiée par Jean Paul Monchau, ancien ambassadeur de France au Bénin vient confirmer qu’à l’origine de l’aversion de Boni Yayi pour Patrice Talon, se trouve la décision de celui-ci de l’empêcher de réviser la Constitution pour faire un troisième mandat.

« …Outre les relations devenues détestables entre les anciens amis et nouveaux ennemis Patrice Talon et Boni Yayi, il était beaucoup question de la modification de la Constitution de 1990, l’objectif non avoué étant évidemment la recherche d’un troisième mandat. Or, à maintes reprises, Boni Yayi avait affirmé qu’il respecterait la constitution», écrit dans une lettre ouverte intitulée « A mes amis béninois », Jean-Paul Monchau, ancien ambassadeur de France au Bénin, entre 2011 et 2013, avant d’être déclaré persona non grata par Boni Yayi. Cette révélation constitue de l’eau apportée au moulin du candidat Patrice Talon, actuellement en campagne pour accéder à la Marina. Car Patrice Talon a bien été le tout premier à avertir les Béninois des velléités révisionnistes de Boni Yayi. Patrice Talon avait lancé l’alerte sur les antennes de radio France internationale (Rfi) : «Le président m’a demandé de l’accompagner pour réviser la Constitution. Je n’ai pas accédé à cette demande et il m’a dit Patrice, tu sais je suis encore président et tu prends des risques en me résistant ». Voilà la raison pour laquelle il lui a déclaré la guerre. On connaît la suite. Rien ne fut épargné à Patrice Talon : exclusion de la filière des entreprises, pillage de ses magasins d’intrants, piraterie de ses navires en haute mer, refus de payer des prestations faites par ses entreprises sur contrat au profit de l’Etat.

Crime de lèse-majesté
L’objectif visé par cet acharnement était de faire payer à Patrice Talon ce crime de lèse-majesté. Mais les manœuvres visant à anéantir l’opérateur économique et ses entreprises se sont avérées vaines. Survinrent alors les affaires dites « tentative d’empoisonnement du chef de l’Etat » et « tentative de coup d’Etat » avec Patrice Talon, toujours lui, dans le viseur. Accusé d’en être le commanditaire, Talon a dû s’exiler en France trois années durant. Fort heureusement, le droit a prévalu. Ces ‘’ affaires d’Etat’’, qui du reste, ont valu injustement la prison à quelques infortunés se sont achevées par des non-lieux en France et au Bénin, aussi bien en première instance qu’en appel. Entretemps, un ‘’pardon’’ a été accordé. Face à toutes ces tribulations, Patrice Talon dans sa grandeur a fait contre mauvaise fortune bon cœur. A aucun moment il n’a posé d’acte ou tenu de propos vindicatifs. Son souci était  ailleurs : sortir le Bénin et les Béninois de la misère. Après de longues réflexions,  et sur insistance d’un certain nombre de personnalités, Patrice Talon décide alors de rentrer au pays pour courir le fauteuil présidentiel. Alors que le public l’attendait depuis plusieurs années et que son retour aurait dû drainer des foules dans les rues de Cotonou, l’homme a pris tout le monde de court en rentrant sans bruit. Cette option faite est conforme à l’entente trouvée à l’hôtel Ivoire, à Abidjan, entre Patrice Talon et les émissaires de Boni Yayi, sur recommandation de hautes personnalités africaines. Le magnat du coton, sans être dupe, pensait qu’enfin les choses allaient s’apaiser. Que nenni ! Des dossiers d’acharnement contre l’increvable Talon et vidés par la Justice en lui donnant successivement raison ont été ressassés et imaginés à la rondelette somme de 200 milliards de francs. Le schéma devenu classique a été mis en œuvre avec communiqué du conseil des ministres doctement lu à la télévision. Une meute d’agents de la fonction publique est jetée aux trousses de l’homme pour le vilipender à longueur de journées et de semaines. Mais l’opinion publique a fini par être convaincue de l’acharnement inutile contre un homme à qui on dit avoir accordé son pardon. Interrogé sur tant d’acharnement, Patrice Talon, imperturbable, laisse échapper un « Moi, j’ai tourné la page ». Et depuis, il s’y est tenu. Mais on retient que la lettre de Jean-Paul Monchau donne raison à Patrice Talon sur les manœuvres de Yayi de réviser la constitution pour un 3ème mandat. Opposé à de telles manœuvres, l’ancien ambassadeur en avait d’ailleurs fait les frais. Et pour éviter que l’imposture se perpétue, la lettre de Monchau sonne comme un rejet pur et simple de la candidature de ‘’Zinli’’.

Flore S. NOBIME

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