Conférence Paris Climat 2015: Les femmes prennent la parole au Bourget

Des femmes indigènes d’Amérique du sudLes femmes étaient à l’honneur ce mardi 8 décembre au Bourget, huitième jour de la COP21 à travers plusieurs événements qui leur ont été consacrés.
Au pavillon France, la ministre française de l’écologie, Ségolène Royal s’est réjouie de l’initiative qui, a-t-elle déclaré, « permet de remettre les femmes au cœur des problèmes subis et des solutions efficaces ». Au cours du débat organisé à cet effet, Ségolène Royal qui avait à ses côtés  Mary Robinson, l’ancienne présidente d’Irlande, a souligné la vulnérabilité des femmes  quant aux conséquences  du changement climatique. Les femmes « sont en première ligne pour observer le changement climatique, pour le subir et pour en souffrir », a-t-elle déclaré,  relevant au passage que « 60 % des personnes vivant avec moins de un dollar par jour sont des femmes ». La candidate à l’élection présidentielle française de 2007 a également plaidé pour la parité, assurant que  « L’égalité homme-femme est une condition indispensable à la réussite de la lutte contre le dérèglement climatique ». Mary Robinson a quant à elle, fait savoir que le combat des femmes ne cessera pas après Paris.  « Après Paris, nous n’allons pas cesser d’agir car nous savons que sinon nous allons sacrifier nos enfants et nos petits-enfants », a déclaré Mary Robinson, qui a été nommée envoyée spéciale pour le climat en 2014 par le secrétaire général des Nations- Unies. Du côté de l’espace Générations climat, ce sont plusieurs organisations de la société civile qui ont consacré des conférences aux femmes.

Le compte à rebours
Le compte à rebours a commencé. Ce vendredi, 11 décembre, le conclave du Bourget doit aboutir à l’Accord de Paris, qui doit entrer en vigueur en 2020. A trois jours de l’échéance, les négociations ont connu une intensification, avec notamment l’arrivée lundi dernier des ministres de l’Environnement et de l’Energie des 195 pays signataires de la Convention Climat de l’ONU (CCNUCC). Le 6 décembre dernier, le ministre français des Affaires étrangères, président de la COP21, Laurent Fabius, a mis en place quatre groupes de travail sur les points considérés comme les plus durs de la négociation : les moyens de mise en œuvre, la différenciation (quel rôle doivent jouer les pays, selon leurs moyens et leur responsabilité dans le changement climatique), l’ambition de l’accord (objectif de long terme et mécanismes de révision), et les actions pré-2020.

Bolloré, un pollueur sur la sellette
La COP21 c’est aussi des actions parallèles des organisations de la société civile qui dénoncent parmi ces organisations, l’Association Peuples solidaires Atcionaid France qui traquerait les pollueurs qui se sont glissés parmi les sponsors de la COP21. Dans le viseur de l’association particulièrement, le groupe Bolloré, partenaire officiel de la conférence sur le climat mais, selon l’association,  « grand pollueur en Afrique ». Dans une brochure, l’association s’est fait le porte-voix de populations camerounaises victimes du groupe à travers la société Socfin dont la Socapalm, plus grande entreprise productrice d’huile de palme brute du Cameroun est une filiale. Selon le Réseau pour l’action collective transnationale, partenaire de Peuples solidaires, « 42 villages seraient affectés par les activités de la Socapalm et la situation ne ferait que s’aggraver au fur et à mesure que les plantations ‘intensifient ».  La présence du groupe Bolloré à une conférence sur le climat où se joue l’avenir de la planète et la survie de milliards de personnes n’est pas du goût de Peuples solidaires Actionaid France. L’association qui rappelle que « la monoculture de palmiers à huile est basée  sur l’utilisation  d’intrants chimiques fortement émettrice de gaz à effet de serre », trouve contradictoire que le groupe maintienne « ses investissements dans la société Socfin tout en sponsorisant un sommet sur le climat qui prétend œuvrer pour la protection de l’environnement et les droits des populations ». Peuples solidaires a instamment invité « Monsieur Bolloré » à être « cohérent » et à cesser de financer une agriculture polluante et écouter les revendications des communautés  riveraines des plantations dans lesquelles il investirait.

Flore Nobimè (Envoyée spéciale à Paris)

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