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Le triomphe de la vérité

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Barthélémy Kassa à propos du scandale du PPEA-II: « Je ne me reproche rien du tout »


Interrogé ce samedi à l’Assemblée nationale sur le scandale relatif au PPEA-II, le ministre démissionnaire Barthélémy Kassa a rejeté la thèse d’un détournement de l’argent destiné à ce programme de fourniture d’eau potable. Pour lui, les responsables du programme ont choisi d’utiliser les fonds pour faire effectivement des forages au lieu d’acheter du matériel de bureau, ce qui a entrainé l’incompréhension des partenaires hollandais qui ont parlé de détournement. Voici l’intégralité des propos tenus par l’ancien ministre ce samedi à l’Assemblée nationale.
«…Je savais que la presse m’attendait. C’est pour cela que j’ai été le premier à venir au Palais des gouverneurs pour constater
qui va dire que Kassa n’a pas le droit d’avoir accès à l’Assemblée nationale. J’étais le tout premier à venir. Je n’ai pas attendu de me
mélanger à la foule. Vous ne comprenez pas l’affaire. Nous, nous sommes tenus de garder le silence, de ne pas parler, simplement au nom de la République. Vous savez très bien qu’un ministre ne gère pas un projet. Il s’agit d’un
résultat d’audit à l’issue duquel il y a eu des sanctions qui ont été
prononcées à l’endroit de l’Etat béninois. Que l’audit soit contesté
ou pas, là n’est pas la question parce qu’au moment où la réfutation
de l’audit se posait, la plupart des responsables en charge du dossier
étaient en campagne électorale. Est-ce que ceux qui ont répondu aux
questions de l’auditeur étaient qualifiés pour ? Je ne saurais le
dire. Mais une chose est sûre, il y a un audit international qui est
commandité pour faire toute la lumière sur cette affaire. Mais avant
ça, il faut reconnaître que du moment où des sanctions ont été prises
à l’encontre du Bénin, il fallait que nous puissions prendre nos
responsabilités. Est-ce que c’est notre personne qui est au-dessus du
pays ? Pour montrer l’amour que nous avons pour cette patrie, nous
avons décidé tout simplement de démissionner pour que les partenaires
qui ont pris des sanctions contre le Bénin puissent voir que nous sommes de bonne foi.
Lorsque nous disons que nous ne sommes pas impliqués dans la gestion
du dossier, on doit le matérialiser à travers un certain nombre d’actes et c’est ça qui a été fait. Ce que les gens qualifient de
détournement massif et que vous vous employez à relayer sur toutes les
chaînes, sans savoir que c’est votre pays que vous détruisez, je vais
vous dire de quoi il s’agit. Il s’agit simplement du fait d’avoir décidé de donner de l’eau et de faire des forages en lieu et place
des matériels et des mobiliers de bureau. En ce qui concerne l’opportunité de ce projet qui est prévu, un coordonnateur dit que
conformément à son Plan de travail annuel (PTA) et au regard de
l’ampleur de la pénurie d’eau, il préfère réaliser des forages d’eau.
C’est ça qui est qualifié de détournement. Personne ne s’est demandé
si les forages sont réalisés ou pas. J’ai entendu beaucoup de personnes dire qu’ils ont mis dans leurs poches l’argent qui est prévu pour réaliser des forages d’eau. Pensez-vous que l’argent du Blanc se vole comme ça ? Il faut que nous puissions savoir raison garder. Le pays nous appartient à nous tous. Où que nous soyons, que nous soyons cireurs de chaussures, maçons, acteurs politiques, ou hauts responsables administratifs, nous devons savoir que notre comportement doit toujours faire avancer le pays. Si nous n’avons pas conscience de cela, alors, nous sommes des pécheurs. Lorsqu’on se retient de parler pour la crédibilité de son pays, cela ne signifie pas qu’on se reproche quelque chose. On ne se reproche rien du tout…Lorsqu’on situe les responsabilités et qu’on dit que c’est un coordonnateur, pensez-vous qu’un ministre puisse gérer un projet à la place d’un coordonnateur ? Il faut être grand d’esprit. Nous devons refuser de nous faire gouverner par la rue. C’est très dangereux. Si vous n’essayez pas de corriger et de dire exactement ce que les textes doivent dire, nos comportements doivent respecter nos textes. Chacun d’entre nous est appelé à diriger notre pays. Vous serez ministre demain. Et je prie pour vous. Voilà pourquoi il y a des bornes qu’il ne faut pas dépasser, parce que vous avez l’intention de vilipender X ou Y, vous avez manifesté votre jalousie, votre haine exacerbée. Et ce n’est pas bien, parce qu’il s’agit de notre pays… »

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