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Le triomphe de la vérité

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Déclaration du Président Mathurin Nago: « Il y a une stratégie orchestrée pour me fragiliser »


“Je constate qu’il y a sur le terrain une stratégie savamment orchestrée pour me fragiliser. Cela ne date pas d’hier. On veut faire croire aux cadres de ma région que je suis incapable de faire leur promotion” a  dénoncé hier dimanche 29 mars 2015,  le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Koffi Nago, invité de l’émission «Zone Franche » de Canal 3.  Le désormais ennemi numéro un de Boni Yayi, depuis sa démission des Forces Cauris pour un Bénin Emergent( FCBE) a aussi exprimé sa déception par rapport au type de partenariat qui avait existé, en son temps, entre le parti qu’il dirige, UPD-Gamesu et  l’alliance au pouvoir. « Le partenariat FCBE et l’UPD-Gamesu n’est pas caractérisé par la sincérité et la vérité. Nous avons été atteints par la crise de confiance”, a-t-il regretté.   D’où sa récente démission des FCBE avec l’ensemble des membres de son parti.

Balayant du revers de la main toutes les allégations faisant état de ce que le parlement béninois est transformé en un autre ministère de la République du fait de sa présence répétée à la présidence, Mathurin Nago a fait savoir, par ailleurs,  que cette présence était justifiée par son appartenance à l’alliance FCBE et en respect de certaines dispositions de la Constitution qui exigent que les présidents des institutions de la République soient consultés sur certains dossiers.

Entre autres sujets,  le président Nago a également tenu à rétablir une certaine vérité sur le dossier le Régime d’assurance maladie (Ramu), un dossier dans lequel il est accusé à tort ou à raison d’avoir été contre les intérêts du peuple en ne permettant pas le vote de la loi portant le Ramu. Il ressort que c’est sur son initiative que le projet de loi portant Ramu a été introduit à l’Assemblée nationale en contact avec le Coordonnateur de la majorité parlementaire. Ceci, afin que le Bénin s’inscrive dans la même dynamique que les pays de la sous-région qui ont pris l’option de la légalité. Ce qui a été fait. Alors, la commission chargée des affaires sociales était en pleins travaux quand une correspondance du gouvernement a atterri au Parlement demandant le retrait de cette loi, à croire Mathurin Nago.

Après de nombreuses interventions de la part du président de l’Assemblée nationale, cette loi a été réintroduite au Parlement avec pour proposition la tenue d’un atelier prévu pour avoir lieu à Sè et qui a pour principal objectif de lever le voile sur cette loi afin de permettre à l’ensemble des députés d’y adhérer. Selon Nago, les députés étaient en pleins préparatifs pour l’ouverture de cet atelier quand subitement le gouvernement a encore surpris en annonçant le report de cet atelier. Ne comprenant pas jusqu’à aujourd’hui cette volte-face du gouvernement, le président de l’Assemblée nationale s’étonne du fait que le pouvoir l’accuse de ne pas joué sa partition pour le vote de cette loi. “Je ne donne pas des instructions au Parlement. J’applique les procédures pour que cette loi soit au plus tôt votée”, a-t-il déclaré.

Appréciant la gouvernance du système actuel, la deuxième personnalité affirme  qu’il n’a pas attendu la fin du mandat du régime pour « dire haut ce que d’autres pensent tout bas ». A plusieurs fois déjà, a-t-il expliqué, il a eu l’occasion de dénoncer un certain nombre d’irrégularités qui sabordent la gouvernance de Boni Yayi à savoir la corruption érigée en système de gestion au sommet, les scandales d’éléphants blancs, la qualité des choix au niveau des nominations des faits probants de mauvaise gestion des finances publiques etc.

Wandji A.

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