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Vote à l’unanimité du budget général de l’Etat: Les députés donnent quitus à Yayi pour exécuter 1.506 milliards FCFA en 2015


vote du budget 201575 voix pour O contre et une abstention. C’est par ce vote que les parlementaires ont adopté hier mardi 16 décembre le budget général de l’Etat, gestion 2015. C’était en présence de plusieurs ministres dont celui des finances et de l’économie, Komi Koutché, le ministre du développement, Marcel de Souza, le ministre de l’Agriculture, El Hadj Issa Azizou ainsi que celui en charge des relations avec les institutions, Gustave Sonon. Ce budget s’équilibre en recettes et en charges à 1.506 milliards de francs CFA. Comparé à celui en cours. Il est en nette augmentation de 379,181 milliards de francs CFA correspondant à un taux d’accroissement de 33,63%. Par rapport à ce budget, le Gouvernement a axé sa politique économique de 2015 sur le développement de l’entreprise et de l’initiative privée. Quatre points essentiels ont été identifiés pour arriver à cette fin. Il s’agit de la promotion de l’emploi des jeunes, le renforcement du capital humain et des infrastructures de soutien à la production, la modernisation de l’agriculture et la promotion de l’agro-industrie et le développement local. Les axes transversaux de la politique économique en 2015 sont relatifs à la promotion de la bonne gouvernance, le développement des archives, la réduction des inégalités de genre et la lutte contre les effets néfastes des changements climatiques. Ces principales mesures permettront in fine, d’atteindre les objectifs macro-économiques ci-après : un taux de croissance de 6,0% contre 5,7% attendu à fin 2014 ;un taux d’inflation d’environ 2% en dessous de la norme communautaire de 3% ;un taux de pression fiscale de 16,1% contre 16,6% en 2014 ;un taux d’investissement public de 8,5% du PIB contre 6,7% en2014 et enfin un solde global négatif de 5,3% du PIB contre 2,7% en 2014. Il est important de signaler qu’il est prévu dans ce budget environ 13 milliards pour les élections  et plusieurs amendements formulés par les députés ont été pris en compte. Mieux, plusieurs recommandations aussi pertinentes les unes que les autres ont été formulées par la représentation nationale.

Propos du député Eric Houndété suite au vote du budget:« C’est un budget virtuel »

« Le budget n’est pas bon. C’est une certitude. Il manque de cohérence et nous avons à faire à un gouvernement qui ne sait pas respecter les lois de finances. Que nous ayons voté pour, que nous ayons voté contre ou que nous nous soyons abstenus, le gouvernement fera ce qu’il fera de ce budget. Ensuite, il s’agit du dernier budget du président Yayi Boni. Enfin, nous avons besoin que les élections soient financées et pour cette raison, nous n’avons pas jugé utile d’empêcher que le budget soit voté. Il faut dire aussi que le ministre des finances a fait preuve d’une certaine humilité en prenant en compte certaines observations qui sont faites même si ça ne change pas visiblement et sensiblement les options du gouvernement, qui ne sont pas de bonnes options. Mais ce gouvernement a l’habitude de pleurnicher quand on ne lui donne pas son budget en changeant des boucs émissaires chez les autres. En votant le budget, nous mettons le gouvernement en face de sa responsabilité. Nous espérons ce faisant, qu’il prend la mesure de l’acte posé par les députés, et nous prouve les 33% d’augmentation du budget alors que nous avons une croissance de plus ou moins 6% prévue dans un contexte où il n’est pas capable de trouver les ressources qu’il faut. C’est un budget virtuel et nous espérons que le gouvernement le traduira dans le concret … »

Les recommandations des députés au Gouvernement

1- Veiller à une meilleure consommation des crédits inscrits au budget en éliminant les goulots d’étranglement dans le circuit des dépenses, notamment, la fermeture précoce du SIGFiP ;
2- Tenir compte de l’évolution des recettes pour engager les dépenses afin de réduire substantiellement l’écart remarquable constaté entre la réalisation des recettes et l’exécution des dépenses ;
3- poursuivre la formation des acteurs de la chaine des dépenses publiques ;
4- mettre en place des structures efficaces de contrôle de l’exécution des projets;
5- apporter des solutions efficaces aux problèmes de délestage;
6- mettre en œuvre des projets et programmes plus cohérents qui impactent le développement du pays en fonction de la disponibilité des crédits;
7- mettre en œuvre le programme de diversification agricole en organisant d’autres filières porteuses;
8- prendre toutes les dispositions nécessaires pour doter le Bénin d’une véritable politique de développement du secteur agricole ;
9- poursuivre et accélérer le transfert de compétences et de ressources aux administrations publiques bénéficiaires et aux communes;
10- mettre en place des mesures permettant aux producteurs béninois et à l’économie nationale de tirer profit de la mise en vigueur du TEC;
11- revoir à la hausse les crédits des ministères de la Justice, de la sécurité publique, de la Cour Constitutionnelle, de la Cour Suprême, de la HAAC dans le budget 2015 afin que ces ministères et institutions remplissent convenablement leur mission ;
12- Respecter les principes budgétaires en se conformant aux autorisations du parlement ou en cas de nécessité de modifications de ces autorisations, recourir de nouveau à l’autorisation parlementaire par le biais d’une loi de finances rectificatives;
13- Prévoir au niveau de chaque ministère, un crédit substantiel permettant de mettre en œuvre le système d’archivage électronique des documents ;
14- Prendre toutes les dispositions pour centraliser la gestion de l’épineuse question de l’emploi au sein d’un seul ministère;
15- Prévoir un crédit conséquent pour l’organisation des élections prochaines et le financement des organes qui interviennent dans le cadre de l’organisation desdites élections.

Hugues E. PATINVOH

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