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Le triomphe de la vérité

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déclaration du ministre d’état à la diaspora béninoise de France: François Abiola confirme le départ de Boni Yayi


Invité par l’association ‘’Wezon’’  de la diaspora béninoise ; le Ministre d’Etat, le professeur François Adébayo Abiola a profité de son séjour en France pour animer une conférence sur la situation  du système éducatif au Bénin. Également reçu sur la chaine de télévision internationale Africa24, il  a fait le tour d’horizon sur l’actualité nationale et internationale. Il a, une nouvelle fois,  confirmé le départ de Boni Yayi du pouvoir en 2016, non sans occulter  la volonté des « mouvanciers » de conserver le pourvoir, après lui.
« Etat de santé du système éducatif béninois et la contribution de la diaspora béninoise ». C’est le thème sur lequel a porté la communication du ministre d’Etat en charge de l’enseignement supérieur, François Abiola, qui a connu une participation massive des béninois résidents en France. C’était l’occasion pour le Ministre d’Etat de faire le point sur la situation réelle  du système éducatif au Bénin. Sur le plateau de Africa24, il était question  d’élucider les  grèves dans les secteurs de la justice, de la santé ; les inquiétudes des béninois sur la tenue à bonne date des élections au Bénin, l’alternance au sommet de l’Etat en 2016,  la  crise au Burkina-Faso sont autant de sujet élucidés par le ministre d’Etat François Abiola au cours de son entretient avec la télévision Africa 24.
A la question de ce qui pourrait justifier la multiplication des mouvements de débrayage observés dans le rang des magistrats, des médecins et autres fonctionnaires de l’administration publique au Bénin, François Adébayo Abiola a laissé entendre :  « je ne peux pas dire ce qui explique la multiplication des grèves, mais ce qu’on peut retenir, c’est que nos compatriotes veulent une amélioration pour leurs conditions de vie et leurs conditions de travail. C’est vrai  les demandes sont énormes, les moyens sont limités. Mais je dois quand même avouer que dans le dialogue, nous arrivons à être d’accord sur ce qu’on peut accepter et ce qu’on peut différer ». S’agissant de la crainte et des polémiques sur l’organisation des prochaines élections au Bénin, le professeur Abiola n’a pas manqué de rassurer ses compatriotes sur la tenue à bonne date de toutes les élections constitutionnelles.  « Nous les rassurons que les élections auront lieu à bonne date. C’est  constitutionnel.  Les élections législatives et les élections présidentielles auront lieu à bonne date. Pour les élections communales sont aussi programmées. Ce qui fait que nous n’avons pas encore commencer ces élections est la liste électorale. Ce que nous appelons Lepi (Liste électorale permanente informatisée). Il y  avait eu un ralentissement. Mais depuis la semaine dernière,  toutes les forces vives de la nation c’est-à-dire : l’exécutif, le législatif, le Conseil économique et social, les Ong, bref  tout le monde a pris ce problème à bras le corps. Dès lundi prochain on va continuer le processus. La date pour donner la liste, c’est le 17 décembre. Tout le monde s’y met. Et je suis sûr que ce sera effectif ». Selon le Ministre d’Etat, l’élément principal, c’est la liste électorale. On peut reprocher que le président de la République n’a pas convoqué le corps électoral par ci- par là. Mais, il ne peut convoquer le corps électoral que sur la base d’une liste électorale. Cette liste nous sommes en train de tout faire pour qu’elle soit effective. Toutes les dispositions sont prises pour que cette liste soit prête.

« Yayi Boni  ne peut plus être président, après 2016 »

Le Ministre d’Etat, François Abiola se veut lair : « Les évènements au Burkina, c’est vrai que comparaison n’est pas raison, on peut tout de suite faire un parallèle entre ce qui se fait au Bénin et ce qui se fait au Burkina.  Entre temps, les Béninois, mes compatriotes avaient pensé  que le chef de l’Etat était demandeur ou preneur d’un troisième mandat. Mais j’ai eu l’occasion de le dire : le Dr Boni Yayi n’est ni demandeur ni preneur d’un troisième mandat. Il est prêt en 2016 pour que son successeur soit installé au palais de la République. Donc, nous ne sommes pas concernés par cette affaire de maintien permanent d’un président de la République  en dehors des considérations constitutionnelles. Donc par rapport à cela, les béninois ne peuvent pas faire cette comparaison parce que nous avons régulièrement eu  de l’alternance au pouvoir au Bénin. Entre 1991 et 1996, c’était le président Soglo. Nous avons été aux élections, et le président Kérékou est venu au pouvoir pour un premier mandat 1996-2001.  De 2001-2006, le président Kérékou a fait son deuxième mandat. Le président Yayi Boni est venu en 2006, en 2011 il a été renouvelé. C’est son dernier mandat. Donc, c’est terminé par rapport à Yayi Boni. Mais, les collaborateurs de Boni Yayi doivent mener la bataille pour voir si dans leur rang quelqu’un peut sortir président de la République. Ceci pour dire par rapport au président Yayi Boni, il ne peut plus être président de la République. Il a des collaborateurs  qui peuvent continuer la lutte… »

Wandji A.

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