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Le triomphe de la vérité

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Encadrement technique des Ecureuils A: Augustin Ahouanvoébla et Safiou Affo vont-ils remercier Didier Olle-Nicolle ?


Comme il est de coutume, les lendemains des éliminations des équipes nationales de football du Bénin sont souvent houleux et agités dans les encadrements techniques. Et chaque fois, on constate le licenciement de l’entraineur principal et son staff. Qu’en sera-t-il de l’actuel sélectionneur des Ecureuils, le technicien Français Didier Ollé-Nicolle qui vient de subir sa première et amère défaite, à savoir, l’élimination devant le Malawi ?

Il n’en sera rien, a-t-on envie de dire. Mais, les mêmes causes produisant les mêmes effets, on ne peut rien certifier. En effet, lié avec le Bénin pour deux ans depuis mars 2014, le sélectionneur Didier Ollé-Nicole pourrait voir son séjour écourté. Pour cause, la barque Ecureuils dont il est le commandant de bord a cédé, samedi dernier lors de la manche retour du 3ème tour des préliminaires de la CAN Maroc 2015. En un mot, le Bénin est éliminé. Et quand on sait que dans cette situation, les entraineurs sont débarqués de la tête de l’encadrement technique des Ecureuils, on se demande quel sort lui sera réservé? Va-t-il être chassé comme plusieurs de ses compatriotes dont Michel Dussuyer qui avait pourtant entamé un travail de fond et une mise en place progressive d’une équipe à coup sûr compétitive? Le bon sens veut qu’il reste et que les dirigeants lui proposent une vision claire, axée sur la préparation des équipes nationales.Le ministre des sports, Safiou Idrissou Affo et le président de la FBF, Augustin Ahouanvoébla doivent vite prendre la bonne décision. D’après les informations reçues, le recrutement de Didier Ollé-Nicolle s’est beaucoup plus basé sur sa qualité de formateur, même si l’on a cru, entre temps, qu’avec son travail effectué déjà à la tête des Ecureuils, il pouvait qualifier le Bénin pour la prochaine CAN. Alors, ce technicien qui ne s’est pas prié pour enclencher une collaboration franche avec les entraineurs locaux et auteur de3 victoires et une seule défaite en 4 matchs officiels, ne doit plus craindre quelque chose d’autant plus que ces résultats témoignent qu’en dehors de tout, il a de la valeur dont le Bénin peut tirer profit. Il sera alors préférable qu’après l’échec, il soit mis dans un rôle qui est le sien, c’est-à-dire, celui de formateur. Une qualité qu’il peut très bien mettre en exergue dans les années à venir puisque le commun des Béninois le sait, le football béninois a besoin d’un travail de fonds, d’un vrai travailleur et surtout d’un homme de principe comme lui, sans oublier une bonne collaboration des responsables.

Didier Olle-Nicolle pour redonner vie au football béninois

Cette élimination doit alors constituer ce déclic qui va permettre au Bénin de construire réellement son sport roi. Il faut qu’il en profite. Ce n’est pas pour dire qu’on se réjouit. Au risque de ne pas dire ce que tout le monde sait déjà, on a le désir d’informer que le Bénin doit travailler pour avoir une équipe d’avenir. Ce qui veut dire qu’il faut insister sur la formation et réorganiser les championnats. On peut donc dire que le moment est arrivé pour que les dirigeants tournent dos à la pratique du football basée sur l’improvisation et la recherche des résultats sporadiques qui n’amènent pas forcément loin. (Ndlr : ce sera la 3ème Can consécutive que manque le Bénin depuis 2010). Pour cela, la Fédération béninoise de football et le Ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs doivent donc s’entendre pour maintenir le technicien Français qui sera un appui capital dans le projet de la reconstruction du football béninois. Etant donné qu’il est un entraîneur formateur, il pourra former les entraîneurs locaux, détecter les jeunes joueurs et leur apporter les techniques de base qui leur font souvent défaut lors des rendez-vous importants. Tout ceci dans le but de voir le Bénin devenir grand et atteindre les sommets dans les prochaines joutes. Car, 2017 n’est pas loin. Il faut alors que des dispositions soient prises dès maintenant pour qu’en son temps on ne soit pas surpris. Le Ministère doit donc prendre, très tôt, le taureau par les cornes. Cela suppose qu’il doit tout mettre en œuvre pour rendre professionnel le milieu du football avec des championnats réguliers, des regroupements réguliers des équipes nationales, la participation effective aux journées Fifa. Autant de choses qui vont permettre le décollage du football tant prôné par le ministre Safiou Affo.

Anselme HOUENOUKPO

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