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Le triomphe de la vérité

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Malgré la poursuite de la grève par la Cstb et la Fesyntra-Finances: Paul Essè Iko en activité hier dans son école, il s’en explique


Pendant que le mouvement de débrayage se poursuit dans les rangs des militants de la Centrale des syndicats des travailleurs du Bénin (CSTB), l’école que dirige Paul Essè Iko, en l’occurrence, l’école primaire publique de Cadjèhoun, sise à côté de la passerelle située non loin du domicile du président de la république,a été surprise dans la matinée de ce mardi 29 avril 2014 en plein examen professionnel du CAP. Le candidat était le maître de la classe de CE2/Groupe B. Approché, le leader de la Centrale syndicale des travailleurs du Bénin, Paul Essè Iko,s’explique.

 

L’Evénement Précis : Votre établissement abrite un examen professionnel ce jour et on constate également la présence effective des enseignants et élèves en situation de classe. Est-ce la fin de la grève ?

 

Paul Essè Iko : La grève se poursuit et ces enseignants que vous voyez sont venus soutenir leur collègue.C’est de façon spéciale que la sous-section du Syndicat national du primaire (Synaprim) s’est réunie et a estimé que nous luttons pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants. Et donc, dans ce sens,si un enseignant a son examen à passer et qu’il est prêt,on l’autorise exceptionnellement pour le temps des épreuves et puis, après,il poursuit la grève. Tout le monde sait que la grève bat son plein. La grève doit se poursuivre pour exiger le limogeage de Placide Azandé, de Pierre Agossadou et aussi que les 1.25 nous soient accordés parce que nous en avons droit et nous avons le devoir même de l’obtenir. Nous réprouvons qu’il y ait gaspillage de sous partout pendant qu’on dit qu’il n’y a pas d’argent pour nous. Nous réprouvons également le fait qu’on nous parle de FMI et de la Banque mondiale. Ça ne marche pas. Donc, la grève se poursuit et elle se poursuit sur toute l’étendue du territoire national.

On peut donc comprendre que ce n’est pas une façon de travailler en sourdine alors qu’on clame partout la poursuite de la grève

Vous pouvez croire à quelque chose de ce genre-là ? De toute façon, nous travaillons à visage découvert. Et nous disons que la grève se poursuit et que ce qui se passe maintenant est ponctuel. Ce n’est pas que dans mon école qu’il y a des examens. Nous avons décidé que s’il y a examen qu’on laisse les gens passer leur examen.

Pourrons-nous connaitre le nom du candidat et quelques deux autres écoles qui abritent les examens en dehors de la vôtre?

Pourquoi voulez-vous connaitre son nom ? C’est le maitre du CE2 groupe B. Pour les autres écoles, je n’ai pas la liste en tête. Il y a examen partout dans tout Cotonou.Donc, nous avons dit que, de façon spéciale, comme les financiers dans leur mouvement de grève font œuvre humanitaire, s’arrêtent et payent les travailleurs, de la même façon, nous avons dit que nous allons également faire œuvre d’humanisme. Aussi, sommes-nous en train de soutenir les camarades pour qu’ils passent leur examen puis après cela, la grève se poursuivra. Mais, retenez que la grève se poursuit. Je dis à tous les journalistes qui pensent supputer là-dessus qu’il n’y a pas matière à fouiner sur quoique ce soit. Il s’agit d’un examen professionnel d’un enseignant.

Propos recueillis par Teddy GANDIGBE

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