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Le triomphe de la vérité

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Selon Erick-Hector Hounkpè, le directeur élu désapprouvé: Le ministre Jean-Michel Abimbola installe le FITHEB dans “l’illégalité”


Elu directeur du Festival international de théâtre du Bénin  (FITHEB) depuis le 24 juillet 2013 puis désapprouvé par le ministre de la Culture, Jean-Michel Abimbola, Erick-Hector Hounkpè a enfin brisé le silence. C’était hier sur l’émission Zone Franche de Canal3-Bénin. Il démontre, à l’occasion, que le Fitheb est installé dans une illégalité totale et réclame d’ailleurs justice.

Erick-Hector Hounkpè a rompu le silence.  Selon ses explications, le ministre  de la Culture, Jean-Michel Abimbola a installé le FITHEB dans une situation illégale. Comment ? L’homme du théâtre dont l’élection en tant que Directeur du FITHEB a été désapprouvée,  rappelle que le ministre de la Culture, au mépris des dispositions de l’article 19 du nouveau décret portant statuts du FITHEB, a nommé un directeur intérimaire à la place d’un administrateur provisoire tel que prévu par les nouveaux textes en cas de vacance de poste. Mieux, selon ses dires, il a installé pour l’organisation du FITHEB 2014, un Comité  provisoire de supervision (CPS-FITHEB). Une structure qui, en réalité, n’est prévue nulle part dans les nouveaux textes qui régissent le FITHEB. Pire, selon les dires d’Erick-Hector Hounkpè, le ministre aurait fait adopter au Conseil des ministres, un texte qui n’est pas celui que le Conseil d’administration lui avait envoyé.

« J’ai fini par comprendre que le CA est vidé habilement »

Erick-Hector Hounkpè étaye ses affirmations par trois  observations. Primo, il  a fait remarquer que désormais, le Conseil d’administration n’élit plus son président. Il est expressément désigné d’avance par le décret portant statuts de l’institution. Et c’est bien le ministre de la Culture ou son représentant qui est d’office le président du CA. En second lieu, Erick-Hector Hounkpè a fait constater que le CA n’élit plus un seul candidat comme c’était le cas sous l’empire des anciens textes. Désormais, il élit trois candidats et il revient au ministre d’en nommer un par arrêté. Autrement dit, la nomination ne se fait plus en Conseil des ministres. Ce qui fait dire à Erick-Hector qu’il a vidé le Conseil d’administration de sa substance et a concentré entre ses mains, tous les pouvoirs.

Ousmane Alédji directeur intérimaire du FITHEB : un choc

« Quand j’ai appris que c’est Ousmane Alédji qui a été nommé comme directeur intérimaire, j’en étais bouleversé », a affirmé Erick-Hector Hounkpè. Pourquoi ? Il s’en explique. « C’est Ousmane qui a signé ma lettre de recommandation pour  soutenir ma candidature. Il me rassurait même que si le ministre devrait nommer un administrateur provisoire, ce serait moi. Imaginez le choc que cela peut me faire quand j’apprends, par la suite, que c’est lui qui est nommé finalement à ma place », s’est indigné Erick-Hector Hounkpè avant de préciser que, contrairement à ce que l’intéressé faisait croire, qu’il n’a jamais été consentant pour sa nomination. « Le samedi d’avant le 24 février, Ousmane m’a appelé et m’a demandé de venir le voir à son domicile. Je lui ai fait comprendre que j’avais des obligations qui me retenaient. Il a insisté, mais je l’ai persuadé que je ne pouvais pas aller le voir. Et c’est précisément le lundi que j’ai appris qu’il a été nommé », a précisé Erick-Hector Hounkpè. Face à cette situation, l’artiste réclame justice : « Je voudrais que justice soit rendue. Qu’on me rétablisse dans mes droits. C’est ce que je demande aux autorités de mon pays. En particulier au Chef de l’Etat qui, visiblement, n’a pas été au courant de cette affaire », a conclu Erick-Hector Hounkpè.

Donatien GBAGUIDI

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