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Le triomphe de la vérité

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4ème journée des négociations Gouvernement/syndicats: Le ministre Abiola promet la fin de la crise au 5ème round


AbiolaLe gouvernement a saisi la balle au bond et rassure. C’est la lecture faite de la déclaration du ministre d’Etat, le Professeur François Abiola au terme de la 4ème rencontre de négociation organisée le lundi 24 février à Cotonou. « Nous reviendrons pour conclure ces négociations », a annoncé le ministre d’Etat.Il ressort de cette déclaration que l’espoir est permis. Face à l’ouverture que les six centrales et confédérations syndicales ont accordée,le gouvernement a déclaré avoir pris acte de leurs propositions consistant à se faire rétrocéder les deux mois de défalcations. « Nous allons en discuter au sein du gouvernement et dans les 48heures au maximum », a précisé François Abiola.

Élèves et étudiants ont aussi mis la pression

« Nous voulons reprendre les cours ». C’est cette phrase qu’ont scandé un groupe d’élèves et d’étudiants présents sur les lieux de négociations. Ce groupe d’étudiants a accueilli, au cours de l’après-midi du lundi 24 février, les parties aux négociations les exhortant au dégel. Pancartes en mains, ils ont pris d’assaut la devanture de l’Infosec, ensuite la cour et enfin la salle de négociations pour exiger de fructueuses négociations.Le regard accablé des ministres et responsables syndicaux n’a en rien émoussé leur engagement.

La lueur d’espoir

Même si le gouvernement met du temps à saisir la main tendue des organisations syndicales, on peut croire qu’un pas a été fait.En effet, suite à un tête-à-tête de cinq heures, ils se sont séparés avec des propositions mais pas de consensus. En réalité, les négociations ont démarré aux environs de 15heures50minutes,loin des journalistes. Après deux heures de discussions, le gouvernement a demandé une première suspension.Des informations reçues, de part et d’autre, il ressort que seule la question de la légalité ou non de la grève aurait été au centre des débats.Sur la question, les responsables syndicaux déclarent que cette fois-ci, ils s’amusent avec du sable. Et à Noël Chadaré de la Cosi-Bénin d’ajouter que « s’ils refusent de rétrocéder les défalcations, on quitte la salle ».

 La question de la légalité de la grève classée

Après 25 minutes de pause, les deux parties retournent dans la salle. Mais, très vite, la légalité de la grève sera classée et le gouvernement d’annoncer n’être disposé à restituer que les défalcations du mois de janvier, c’est-à-dire, un mois sur les deux ayant connu l’opération. Il sera suivi une suspension pour une nouvelle concertation de 15 minutes demandée par les syndicats pour analyser cette proposition.Leur retour dans la salle a précipité la fin de cette 4ème journée de pourparlers. « On est au point 1, celui des défalcations », a annoncé Laurent Mètognon, secrétaire général de la Fesyntra-Finances. Le niveau des négociations sera apprécié par Pascal Todjinou qui a confié que« maintenant, je peux dire que c’est bon. On a démarré les négociations ». Il a donc été noté une timide avancée dans ces négociations qui se poursuivront dans les tout prochains jours.

Prof. François Abiola, ministre d’Etat: « Nous reviendrions pour conclure ces négociations »

 « Lorsque nous avons parcouru la loi2001-09 du 21 juin 2001 portant exercice de grève en république du Bénin, nous avons montré aux centrales syndicales que cette loi, notamment dans les articles 3, 6 et 7 recommande la procédure pour aller en grève. Donc, nous pensons que cette procédure n’est pas respectée. Le gouvernement a pris acte de leur proposition. Nous allons en discuter au sein du gouvernement et dans les 48heures au maximum, nous reviendrions pour conclure ».

Dieudonné Lokossou, SG/CSA Bénin: « Nous avons déjà fait preuve d’ouverture »

« Je crois que la nuit porte conseil. C’est pourquoi nous avons demandé aux facilitateurs et aux ministres de se rapprocher du Chef de l’Etat pour renégocier pour que nous puissions nous retrouver très vite s’ils sont prêts. C’est le statu quo. Nous avons déjà fait preuve d’ouverture. Car, ce n’est pas une bonne chose que les enfants soient dans les rues, les tribunaux sont également fermés, l’administration tourne au ralenti. Je crois que nous sommes sortis du cadre de préalable et on a commencé par aborder effectivement les problèmes. Donc, ce qui bloque actuellement est la question des défalcations. Il faut préciser, qu’on n’a pas encore abordé les autres points comme le limogeage du préfet, l’invalidation des concours frauduleux. Et je crois qu’il y a une commission mise en place pour cela ».

Noël Chadaré, SG/ COSI-Bénin: « Que l’Etat prenne aussi un engagement pour la restitution des défalcations de 2012 »

« Nous, nous avons demandé qu’ils restituent ce qu’on a pris aux travailleurs pour qu’il n’y ait aucune défalcation pour 2014 et que l’Etat prenne aussi un engagement pour la restitution de celles de 2012. Donc, il faut des efforts de part et d’autre pour aller vers le dégel ».

Réalisation: Emmanuel GBETO

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