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Le triomphe de la vérité

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Entretien avec Edouard Loko, président du comité d’organisation des 2èmes états généraux de la presse « Nous allons intensément réfléchir et travailler durant ces trois jours »


VP HAAC Edouard LOKOMonsieur le président, nous sommes à 48 heures des assises. Le comité d’organisation des états généraux de la presse que vous présidez est-il déjà prêt pour le lancement des travaux ?

Edouard Loko : Bien sûr que nous sommes prêts pour les états généraux de demain.  Vous savez, nous avons tout prévu, même les imprévus.

Parlez-nous du programme qui sera mis en exécution lors de ces états généraux ?

La première journée, c’est-à-dire demain, sera consacrée aux communications. Vous savez, la presse est aux mains des jeunes qui ne connaissent pas son l’histoire. Alors, nous allons commencer par faire l’historique. Ensuite, on abordera les défis du passage au numérique.  C’est après ces communications que le thème « Médias et développement » sera débattu. Donc, nous demanderons aux délégués d’être à l’heure parce que nous n’avons pas beaucoup de temps pour dérouler tout ce programme. Le deuxième jour, il y aura les panels et les ateliers qui vont réfléchir de façon spécifique à chaque problème que nous avons identifié.  Parce que, lors de la préparation de ces assises, nous nous sommes fixés des objectifs aussi bien généraux que spécifiques. Et nous allons sortir de ces états généraux avec des résolutions et des recommandations qui nous engagent et qui permettront, si leur mise en œuvre est effective, de corriger beaucoup de choses. Je pense que ce sera effectif, car je ne pense pas que le chef de l’Etat ait mis à la disposition du comité d’organisation 80 millions pour qu’on réfléchisse en l’air ou que ce soit du gâchis. Au nom de la bonne gouvernance, je crois que les résolutions et les recommandations de ces états généraux seront suivies.

A voir de près ce programme, on a envie de dire qu’il est dense pour se tenir en trois jours. Alors, pourquoi avoir choisi trois jours?

Vous avez raison. C’est un programme très dense. Je vous rappelle que les premiers états généraux qui ont lieu il y a 12 ans se sont  étalés sur cinq jours. Mais pour des raisons financières et même pour des raisons pratiques, nous avons voulu que cela se passe en trois jours. Cela n’empêchera pas que les objectifs de ces assises soient atteints. Car, nous allons intensément réfléchir et travailler durant ces trois jours.  Les défis sont pratiquement les mêmes sauf qu’il y a une légère augmentation avec l’ère du numérique qui a vu le nombre de médias s’accroitre de façon exponentielle.

Combien de participants attendez-vous à ces états généraux ?

Nous avons environs 315 participants dont près de 250 journalistes. Les autres sont des partenaires des médias (des PTF et puis tous ceux qui s’intéressent aux médias). Je vous annonce que nous avons cinq délégations étrangères avec à leur tête des présidents d’institutions. Je salue d’ailleurs la présence  du président des Réseaux africains des instances de régulations de l’Union africaine qui est le président de la HAAC du Niger et qui est déjà là depuis samedi. Nous aurons les présidents de la HAAC de Cote d’Ivoire,  du Ghana, du Burkina Faso et du Togo. C’est pour vous dire l’intérêt que suscitent ces états généraux à l’extérieur et surtout,  également, à l’intérieur.

Vous avez parlé des communications. Dites-nous, monsieur le président, qui sont ceux qui donneront ces communications ?

Les journalistes qui vont animer les communications sont des gens qui ont été choisis à dessein. Chaque communicateur  sait de quoi il va parler. L’histoire des médias, par exemple, c’est le professeur Sylvain Anignikin. En dehors de lui, je ne sais pas s’il existe encore des gens qui puissent véritablement animer ce thème. Cette communication sera modérée par le doyen Jérôme Carlos. Par rapport au passage au numérique, c’est le secrétaire permanent de la Commission nationale de passage au numérique, lui-même, Christian de Souza. Il sera modéré par quelqu’un qui s’intéresse à ce domaine depuis fort longtemps qui est Edouard Walace. Pour « Médias et développement », c’est Jacques da Matha modéré encore par Jérôme Carlos. Pour « la pratique du journalisme à l’ère des Tics », c’est le directeur des affaires juridiques de la HAAC qui fait  même son doctorat sur le thème et Judicaël Zohoun qui seront les animateurs et seront modérés par Soulé Issiaka. Par rapport à « l’entreprise de presse au Bénin », nous n’avons pas trouvé mieux que Charles Toko, directeur du groupe de presse « Le Matinal » et Ramanou Kouféridji pour la présentation. Ils seront modérés par le doyen Noel Allagbada. Sur  « la problématique de la formation », nous avons l’ancien conseiller  à la HAAC, Fernand Azokpota et le directeur de l’Ecole de journalisme de Savalou, Jean Euloge Gbaguidi qui seront modérés par le directeur de cabinet de la HAAC que tout le monde connait.  Maintenant, par rapport à « l’environnement juridique », nous avons choisi un magistrat qui s’occupe beaucoup des questions de presse. Il s’agit du président Ulrich Togbonon et Me Clarisse Bèdié qui défend beaucoup la presse. Concernant « le pluralisme médiatique », surtout par rapport à l’accès équitable au service public, c’est un ancien de l’Ortb, Fidèle Ayikoué qui va se charger de ce thème avec Noël Sohouénou. Ils seront modérés par François Awoudo. Michel Tchanou parlera de « l’ODEM face aux exigences d’exercice de la profession ». Il est un ancien président de l’ODEM. Et enfin, parlant « du mécanisme de financement de la presse », il sera naturellement conduit par le président  du patronat de la presse, Malik Gomina.

La Rédaction

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