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Le triomphe de la vérité

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Dynamisation de l’enseignement supérieur en Afrique: Les ministres du CAMES repensent la qualité de la formation dans les universités


Les officiels dont le premier ministre béninois, Pascal Koupaki (au milieu)...

Les officiels dont le premier ministre béninois, Pascal Koupaki (au milieu)…

« Massification dans l’enseignement supérieur dans les pays membres du CAMES : quelles solutions », « Centres de recherches et formation à l’excellence : intégration, passerelle et synergies avec la formation académique universitaire » et « le Fundraising comme moyen de diversification des sources de financement ». C’est sur ces thèmes que s’est reposée la 30ème session ordinaire du Conseil des ministres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). Tenue à Cotonou le jeudi 25 avril 2013, elle a regroupé au total 15 pays membres sur les 19 constituant le Conseil. A l’ouverture de cette rencontre qui s’est déroulée à l’hôtel Novotel, l’occasion a été pour le secrétaire général du CAMES, le Professeur Bertrand Mbatchi, de présenter un bilan sommaire de l’année écoulée. De ses propos, il ressort que « les programmes statutaires ont été exécutés et ont donné l’opportunité de réaliser leurs évaluations internes ». Des évaluations qui ont débouché sur des recommandations classifiées par niveau de compétences, en vue du renforcement de ces programmes dans la qualité et la pertinence. Au niveau financier, grâce à une politique de sensibilisation et de proximité favorisée par la bonne volonté des partenaires notamment étatiques, le CAMES a pu recouvrer 61,65% des contributions dues au titre de l’exercice 2012, contre 42,64% pour l’exercice précédent. Pour sa part, Abou Karamoko, représentant du Président en exercice du CAMES empêché, a rappelé au conseil des ministres, quelques pistes à aborder au cours des échanges de Cotonou. Des aspects reposant sur la contribution politique qui devra permettre aux participants de chercher des mécanismes plus efficaces afin de faciliter une prise en compte des recommandations et, mieux, trouver des moyens internes et externes pour appuyer le CAMES.

 Pascal Irénée Koupaki précise les priorités de l’heure

 Moment capital dans le cycle annuel du fonctionnement du CAMES pour l’étude du passé et la construction du futur, le premier ministre béninois, Pascal Irenée Koupaki, a pointé du doigt les sujets préoccupants de l’heure. En citant l’auteur Jean Bodin, qui estime qu’ « il n’y a de richesse que d’hommes », le premier ministre béninois pense que les produits formés dans les universités devront être une priorité au cours des débats. En rappelant le contexte de la rencontre marqué par la crise financière, le ministre a appelé à entreprendre des réformes justes et courageuses. La pertinence des thèmes sont, selon lui, des sources de grands espoirs pour les dynamismes culturels, politiques, financiers des pays membres du CAMES. Au regard des charges dont regorgent l’enseignement supérieur qui devrait être un département ministériel souverain, il estime que son financement devra connaitre une orientation spéciale. C’est pourquoi, il a convié les ministres à concevoir de nouveaux mécanismes pour impliquer le secteur privé, qui reste désormais un maillon incontournable dans le développement de l’enseignement supérieur du CAMES. Son souhait est d’identifier aux politiques des pistes pour mieux aborder la question cruciale de gestion des flux dans l’enseignement supérieur. Ce qui, selon lui, permettra de rendre plus efficaces les programmes des universités et établissements de formation. Démarrée le 22 avril 2013, la 30ème session ordinaire du CAMES prend fin ce jour, 26 avril 2013 avec des recommandations qui seront soumises aux différents gouvernements membres.

Emmanuel GBETO

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