.
.

Le triomphe de la vérité

.

Réunion mensuelle du ReJEB: Les journalistes économiques avertis de l’imminence du TEC-CEDEAO


Le Tarif extérieur commun de la CEDEAO arrive à grands pas. Les opérateurs économiques béninois en sont-ils informés ? Pas si sûr, répondent en chœur Elie Santos, responsable du Système d’information et d’analyse industrielle à la Direction générale du développement industriel et Abel Gbètoénonmon, économiste-expert averti de la question. Ils ont été les principaux orateurs lors de la première rencontre mensuelle du Réseau des journalistes économiques du Bénin (ReJEB), réunion qui s’est tenue le mercredi 27 mars dernier au siège de la Fondation Friedrich Ebert à Cotonou. Sur le thème « Evolution des travaux de mise en place du TEC de la CEDEAO », le premier communicateur, Elie Santos a annoncé que le TEC-CEDEAO qui servira à remplacer les tarifs douaniers appliqués actuellement dans les pays de l’UEMOA entrera en vigueur dès le 1er janvier 2014 dans tous les pays d’Afrique de l’Ouest. Son entrée en vigueur entrainera inévitablement la mise en œuvre de mesures tarifaires qui risquent de bouleverser le commerce au sein des Etats de la zone. L’objectif essentiel de ces mesures est de protéger le tissu économique des Etats de la sous-région face à la concurrence extérieure. Les nouveaux tarifs douaniers appliqués sur les marchandises provenant de pays autres que ceux de la zone varient entre zéro et 35%. « La grande question est celle de la préservation des recettes douanières », a averti le conférencier. Car, les Etats comme le Bénin ayant des budgets à base essentiellement fiscale, l’application du TEC-CEDEAO risque de les diminuer, et donc de créer des crises économiques graves. Les droits et taxes perçus à l’importation représentent plus de 30% du PIB au cours des dix dernières années dans un pays comme le Bénin, assure pour sa part Abel Gbètoénonmon qui a présenté le thème relatif aux «enjeux de la mise en œuvre du TEC-CEDEAO pour le Bénin. ». Tout en abondant dans le même sens que son prédécesseur, il a assuré que malgré toutes les frayeurs, « le Bénin a son avenir dans l’approfondissement de l’intégration sous-régionale », car nous avons besoin de la complémentarité de nos économies ». Face à la situation, le Bénin, selon lui, devra produire localement et vendre sur le marché nigérian des produits à prix compétitifs, d’autant que 70% du commerce béninois se fait avec le Nigeria. La véritable question est alors, selon lui, comment faire pour que cette forte dépendance soit au profit de la croissance, de l’emploi et de la productivité. La rencontre de mercredi est la première du ReJEB pour cette année. Elle est appuyée par la Fondation Friedrich Ebert. Représentant à l’occasion le Représentant résident de la Fondation, Mme Nourath Zato Koto Yérima a indiqué qu’il faudrait que chaque pays se prépare à entrer dans cette réforme majeure. La mise en œuvre du TEC signifie la fin de la différence des tarifs douaniers au sein de la CEDEAO.

Olivier ALLOCHEME

N'hésitez pas à partager ...Share on Facebook
Facebook
0Share on Google+
Google+
0Tweet about this on Twitter
Twitter
0Share on LinkedIn
Linkedin

Reviews

  • Total Score 0%


Plus sur ce sujet

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *