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Le triomphe de la vérité

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Culture:Riss Cool parle et évoque les dessous de sa maladie


« J’ai besoin du soutien et de la prière des Béninois » déclare-t-il

Riss Cool toujours immobilisé par sa maladie

Riss Cool toujours immobilisé par sa maladie

Habillé en Lacoste blanc, dans son fauteuil roulant, Chekpo Ulisse Aymar Atindoda, alias Riss Cool a enfin accepté  de nous parler. Visiblement très affecté  par une maladie qui l’a immobilisé depuis six (6) mois déjà, l’artiste  qui continue de suivre des soins dans un centre de santé de Cotonou s’est confié à nous après plusieurs tentatives infructueuses. Aujourd’hui, l’homme a découvert une autre voie. Il s’agit de celle de Dieu. Il se trouve d’ailleurs aux mains d’un groupe d’évangélistes qui l’assiste en prière à Hêvié. Entre douleur et espérance, Riss Cool a levé un coin de voile sur son état de santé toujours préoccupant. C’est à travers une interview exclusive qu’il nous a accordée. Un entretien qui a fini en queue de poisson pour des raisons que nous vous laissons découvrir.

Événement Précis : Depuis quand ce mal dont vous souffrez a commencé ?

Riss Cool : ça fait déjà six mois.

Les Béninois veulent savoir comment est-ce-que cette maladie qui vous a complètement immobilisé maintenant a commencé

Franchement, je ne saurai comment vous l’expliquer concrètement. En réalité, tout a commencé après un spectacle que j’ai donné à Bohicon. Comme il est de son habitude, le maire de Bohicon, Luc Attrokpo qui aime vraiment les artistes  m’a invité pour animer un concert pour les élèves vacanciers de sa commune. Le jour-là, on s’est sérieusement réjoui avec les élèves et ce en compagnie de plusieurs autres artistes. Fatigué, j’ai dû dormir là-bas avec mes amis. Le lendemain, j’ai pris moi-même mon véhicule pour revenir à Cotonou. Sur le chemin, à hauteur de Lokossa,  j’ai commencé par sentir une douleur atroce au niveau de ma jambe gauche. Heureusement pour moi, j’avais à mes côtés dans la voiture, un frère qui sait aussi conduire. J’ai dû donc lui céder le volant et c’est ainsi que le mal a commencé.

 

La jambe était-elle enflée à la suite de cette douleur ?

Oui, c’était exactement ça. Je n’ai rien compris. En l’espace de quelques jours, la jambe gauche s’est sérieusement enflée et c’est de là que j’ai commencé par souffrir énormément.

Souvenez-vous encore de cette date malheureuse par laquelle vous avez commencé par sentir cette douleur au niveau de votre jambe ?

Non, je ne peux pas le dire exactement. Non, je ne m’en souviens pas. (Il scrute le ciel. Au bord des larmes, il continue) : Houn ! Dieu ! Ce que je sais, c’est que je souffre présentement énormément dans mon corps.

 

Et par la suite, quelle a été votre démarche ?

Arrivé à la maison, j’ai fait appel à un médecin qui est venu me prescrire des médicaments et m’a administré quelques piqures. Mais cela n’a pas répondu. Au contraire, le mal s’intensifiait. (Il remue la tête en signe de désespoir, se reprend un instant et déclare) : J’avoue qu’actuellement, tout est devenu pire dans mon corps. Je souffre vraiment. Je vous assure, je souffre…

 

Vous étiez hospitalisé au Cnhu de Cotonou. Mais, par la suite, vous avez quitté. Et pourtant, vous n’êtes pas guéri et cela se remarque sur vous. Qu’est-ce qui justifie votre départ du Cnhu ?

J’avoue que les soins reçus au Cnhu ont apaisé la douleur que je ressentais. Mais j’ai dû quitter. (Il baisse la tête, reste silencieux un moment puis poursuit) : Mes moyens financiers ont été épuisés. Je n’en pouvais plus. Je n’avais plus de sous pour faire face aux dépenses. C’est pourquoi j’ai dû quitter le Cnhu.

 

Est-ce à dire que vous n’avez obtenu aucun soutien financier ?

Je ne peux pas dire ça. J’ai bien sûr obtenu des appuis financiers. Par exemple, le Fonds d’Aide à la Culture  ainsi que le Bubedra m’ont soutenu financièrement.  Même la Mairie de Bohicon m’a aidé. Vous savez ? Quand le malheur vous arrive, ceux qui vous aiment réellement viendront vous assister. Et c’est ce que ceux-là ont fait. Mais    le problème, c’est que tout est devenu insuffisant. Tout ce que j’avais et tous les appuis que j’ai reçus sont épuisés. C’est à cause de ça que j’ai quitté le Cnhu. Présentement, j’ai besoin vraiment de la prière et du soutien des Béninois. J’en ai vraiment besoin.

Et après le Cnhu, vous êtes venu vous asseoir tranquillement à la maison malgré la douleur que vous ressentez ?

Non. Ce n’est pas ça. Lorsque j’ai quitté le Cnhu, j’ai commencé par suivre des soins dans un petit centre hospitalier. Il s’agit du centre hospitalier Anastasis d’Agla. Jusqu’à ce jour, c’est là-bas que je vais pour suivre  les soins, après quoi je reviens à la maison avec l’aide de certains amis et frères.

On a constaté que vous avez effectué plusieurs analyses. Dites-nous de quoi souffrez-vous réellement ?

Ils ne m’ont déclaré aucune maladie en tant que tel. Ce n’est que la jambe gauche qui me crée des ennuis. Sinon, ils ne m’ont pas parlé d’une maladie fixe.

Beaucoup racontent que depuis que vous avez quitté le Cnhu, vous vous êtes confié à un guérisseur traditionnel qui s’occupe désormais de vous. Que leur répondez-vous ?

(Il respire profondément puis répond  le visage rempli de tristesse) : Ils ont raison de penser ainsi. Quand vous êtes malade, les gens trouvent toujours quelque chose à dire à votre sujet. Mais ce que je puis vous dire, c’est que quand j’ai quitté le Cnhu, j’ai été accueilli par des frères religieux avec qui je fais chaque jour la prière tout en suivant les soins à l’hôpital.

 

Peut-on dire que vous vous sentez maintenant un peu mieux ?

(Après un instant de silence,  se torturant de douleur, il fait un effort de répondre) : Pour le moment, je ne peux pas dire que je me porte mieux. Vous-même vous avez remarqué comment je transpire du fait de la douleur. (Au bord des larmes, il poursuit) : mon frère, je prie Dieu. Je prie toujours Dieu…  (Le corps inondé de sueur, un appel lui parvient, il le rejette puis fait l’effort de poursuivre l’entretien) : Avant, je pouvais faire mes courses moi-même. Mais aujourd’hui, je reste toujours couché. Je ne peux ni me tenir debout, ni faire quoi que ce soit. Vous convenez avec moi que dans ces conditions, je ne peux pas dire que ça s’améliore. Avant, j’arrivais à me réveiller moi-même. Mais aujourd’hui, je ne le peux plus. (Très attristé, il se donne un brin d’espoir puis poursuit). De toutes les façons, j’ai confiance en Dieu. Le résultat final est avec lui.

 

Prépariez-vous un album avant que tout ça n’arrive ?

Bien sûr.  Un artiste ne se repose jamais. Je me battais. Oui, je me battais…

 

Combien d’albums avez-vous déjà à votre actif ?

J’en ai déjà six (6). Ils ont respectivement noms  « gbèmin »,    » Sègbè »,  « Ok, J’ai compris »,  « Je suis bleu »,   « le silencieux », puis « Ma question ».

On remarque que vous avez désormais une grande foi en Dieu.

Absolument. Et c’est cela qui me réconforte et me donne l’espoir que je vais m’en sortir. En tout cas, c’est ce que moi je me dis. Mais le reste est avec Dieu. J’ai confiance en lui et je sais que je vais m’en sortir. Mais la suite, c’est  lui qui décide.

 

Pourriez-vous nous fredonner quelque chose ?

(Il baisse encore la tête et répond promptement) : Je ne peux pas, mon frère. C’est la vérité. Je ne peux pas. En tout cas, pas maintenant.

 

D’aucuns racontent dans la ville que Riss Cool est envoûté. Est-ce vrai ?

Non, moi, je ne suis pas envoûté. Ou du moins, je ne sais pas si je suis envoûté.

Ça ne vous paraît néanmoins pas bizarre de sortir d’un spectacle et de commencer à sentir une douleur dans votre jambe ?

Ça là, c’est l’affaire de Dieu. (A ces mots, une douleur intense l’envahit. On lui fait rapidement boire quelques comprimés. Puis on le sort de son fauteuil roulant pour l’installer délicatement dans un divan afin qu’il se repose) : Mon frère, comme tu le constates, je ne peux plus poursuivre l’entretien. Je suis très fatigué et je me sens très mal. Excuse-moi. (C’est ainsi que nous mettons fin à cet entretien après quoi il s’est endormi).

Interview réalisée par Donatien GBAGUIDI

 

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55 thoughts on “Culture:Riss Cool parle et évoque les dessous de sa maladie

  1. Philipe Amour AKOAKOU

    Riss cool tu resteras gravé dans nos memoires car tu as fais de la culture béninoise une vraie source artistique que nous ne pouvons jamais oublier.Dors en paix mon chèr, que veille sur toi la lumière éternelle!

    Tu ne seras jamais oublié!

  2. Romuald Romulus Houndenou

    Riss cool tu na pas vecu innaperçu tu a laissé des histoires qui peut nous aidé dans la vie.va et que ton ame repos en paix du seigneur

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