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Le triomphe de la vérité

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Manuel Amoros, sélectionneur des Ecureuils A: « Je ne sais pas pourquoi le président ne voulait plus me garder »


le séctionneur national des Ecureuils A parle enfin

Reçu samedi dernier dans l’émission sportive de la radio Atlantic Fm «Week-end sport », le sélectionneur national, Manuel Amoros n’a pas eu la langue de bois. Pour l’homme qui gère depuis un an l’encadrement technique des Ecureuils, il n’est pas question de se voiler la face. De manière crue comme l’a reconnu l’animateur, il a révélé les tares qui minent la sélection dont il a la charge.

Enfin ! Manuel Amoros a accepté de s’ouvrir. Ayant opté pour la discrétion depuis sa prise de fonction à la tête de l’équipe nationale de football du Bénin, les Ecureuils, le technicien français s’est adressé samedi dernier aux amoureux du cuir rond. Relaxe et sans retenue aucune, l’homme qui est au poste depuis un an et invité dans l’émission sportive Week-end sport de la radio Atlantic Fm, a essayé de faire son bilan dans lequel il a surtout parlé du « manque de moyen qui caractérise l’exécution de son plan de travail ». Fustigeant le fait que son adjoint et lui soient traités de « Blancs qui n’ont rien apporté au football béninois », Manuel Amoros trouve qu’ils auraient mieux fait si les moyens étaient mis à disposition. «J’ai réalisé une performance qui témoigne pour moi, car la sélection nationale du Bénin, sous ma direction a livré 7 matches (4 officiels et 3 amicaux). A l’issue de ceux-ci, nous avons réalisé 4 nuls, 2 défaites et une victoire précieuse contre le Mali ». Un bilan qui, selon le sélectionneur, n’est pas si mauvais dans la mesure où sa formation n’a enregistré la moindre défaite lors des matches officiels et est même en tête de sa poule pour les éliminatoires du mondial Brésil 2014 devant le Mali, l’Algérie et le Rwanda. Toutefois, il accepte dans une certaine mesure qu’on lui reproche l’élimination de la Can 2013 enregistrée face à l’Ethiopie (0-0 ; 1-1), vu que sa sélection s’est bien illustrée dans ce match à Cotonou.

La cupidité exagérée  d’Anjorin

A la question de savoir comment se prépare le match contre l’Algérie comptant pour la 3ème journée des éliminatoires du mondial Brésil 2014, le sélectionneur a répondu après un soupir « difficilement !». Selon ses explications, c’est juste après l’élimination du Bénin face à l’Ethiopie qu’il a laissé sur le bureau du président de la Fbf une proposition de programme de préparation des équipes nationales A et locale depuis le 28 juin 2012. Mais rien n’a été décidé du côté de la fédération. Le constat, pour la suite, est clair. Le Bénin n’a mis aucunement à profit les dates Fifa et donc pas de regroupement pour l’équipe A. D’un autre côté, le sélectionneur déclare : «j’ai appris beaucoup de choses. Je ne sais pas pourquoi, mais juste après le match contre l’Ethiopie, le président ne voulait plus me garder. Peut-être parce que je n’ai pas pris les joueurs qu’il avait voulu que je prenne…Et chaque fois, il ne cesse de me dire qu’il n’y a pas d’argent pour exécuter mes programmes. Je suis venu, certes dans une période difficile. Mais, ce n’est pas pour autant qu’il faut me priver de moyens». Pour ce qui est de la non tenue des matches amicaux en date Fifa, Manuel Maoros s’explique : « le président de la fédération, pour me contourner, a envoyé un mandat exclusif à un agent Fifa du nom de Gaël Mayer pour lui trouver des matches amicaux. Ce qui n’a pu se faire tout simplement parce que, dans le mandat, il y avait des choses très intéressantes mais difficiles à respecter. Le président demandait beaucoup d’argent. Je peux comprendre qu’on demande à l’équipe adverse de prendre certaines choses en main, mais qu’on se mette à demander de l’argent, ce n’est pas honnête». Malgré cela, le Bénin a quand même joué deux matches amicaux et les a perdus contre Oman (2-0), l’Arabie Saoudite B (3-0). A ce niveau, le sélectionneur avoue que c’est grâce à ses propres relations.

Anselme HOUENOUKPO (Coll.)

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2 thoughts on “Manuel Amoros, sélectionneur des Ecureuils A: « Je ne sais pas pourquoi le président ne voulait plus me garder »

  1. Gaël

    « sous sa direction a livré 7 matches (4 officiels et 3 amicaux). A l’issue de ceux-ci, nous avons réalisé 4 nuls, 2 défaites  » et il nous parle d’un bilan positif!!! Quand on est incapable on ne peut se contenter que d’une misère. Garde la pêche Amoros et sit’es un Homme de principe comme tu veux nous le faire croire, démissionne.

  2. OLADOKOUN MARIE

    Aaaaaah Anjorin! Ta cupidité est légendaire. Tu veux à tout prix voir mourir le foot béninois. Mais après tout, t’as raison parce que ce pays est dirigé par des incapables sans vision ni ambition

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