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Le triomphe de la vérité

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Hadj 2012:Large sensibilisation nationale du comité d’organisation


Démarrée le 26 juillet, une mission de sensibilisation et d’information des futurs pèlerins a sillonné les 12 départements du Bénin en vue d’expliquer à la communauté musulmane les nouvelles mesures qui ont été prises pour une meilleure organisation du Hadj cette année. Composée des représentants du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la francophonie et des Béninois de l’extérieur, du Ministère de l’intérieur, de l’Intendance de la Présidence de la République et des convoyeurs, la délégation a été conduite par l’ambassadeur Issiradjou Ibrahim GOMINA, représentant son ministre. La mission qui a duré dix jours a transmis le message du ministre Nassirou BAKO-ARIFARI, très préoccupé par la qualité des conditions de déroulement du hadj dont il assure la coordination cette année.

Un quota de 4000 places est réservé au Bénin et les visas ne seront délivrés qu’à des Béninois. C’est la principale information que la délégation a porté aux différents responsables nationaux de la communauté musulmane impliqués dans l’organisation du Hadj. Les nouvelles mesures prises concernent également le choix de l’avionneur, le tarif unique du hadj et le bilan de santé.

En effet, un accord a été conclu et signé par le gouvernement avec Ethiopian Airlines afin de transporter les pèlerins béninois. De même, de commun accord avec toutes les parties prenantes un tarif unique d’un million neuf cent mille (1 900 000) francs CFA a été arrêté. Quant au bilan de santé, il permet de notifier à l’encadrement médical les différentes pathologies de chaque pèlerin en vue d’une meilleure prise en charge en cas de besoin. Par ailleurs, tous les pèlerins doivent passer par l’aéroport de Cotonou.

Les autorités saoudiennes ont souvent reproché à leurs homologues du Bénin l’utilisation du passeport et du visa béninois par les pèlerins d’autres nationalités. C’est pourquoi cette nouvelle mesure a été instaurée pour avoir un contrôle sur le flux des compatriotes béninois concernés par le pèlerinage dans les lieux saints de l’islam. Les années antérieures, certains compatriotes passaient par le Nigéria.

Sans leur dénier ce droit, le comité de coordination souligne que le cas échéant, les pèlerins concernés doivent prendre leur visa dans le pays de départ, afin d’éviter des chevauchements dans les quotas attribués à chaque pays. D’autre part, les différentes crises qui sont en cours dans la sous-région obligent l’Etat à être prévoyant et à prendre des mesures adéquates pour la sécurité des compatriotes béninois.

Un hadj de responsabilité reconnue et partagée

La délégation a aussi insisté sur l’existence d’un cadre formel qui définit clairement les droits et devoirs de toutes les parties prenantes. Ainsi, un cahier des charges a été élaboré et signé par tous les acteurs (ministères sectoriels intervenant dans le processus, convoyeurs, et union islamique du Bénin).

Il précise les responsabilités de chaque acteur. A l’évaluation, il est possible de situer les responsabilités de toutes les parties et d’identifier les raisons des dysfonctionnements. Les conditions particulièrement difficiles qu’ont vécu les pèlerins de l’année dernière obligent à prendre des mesures de prévention en vue d’éventuelles sanctions si les engagements ne sont pas respectés.

Ce document responsabilise aussi les 22 convoyeurs agréés qui ont l’obligation de ne pas laisser les pèlerins à leur sort une fois arrivés sur les lieux saints. Un encadrement religieux assuré par des missionnaires compétents doit permettre aux pèlerins de maîtriser les rites du hadj. La programmation de différents vols doit être faite en fonction des pèlerins qui ont déjà payé leurs droits.

Quant à la délivrance des passeports « Spécial Hadj », elle sera à nouveau effective pour ceux qui ne disposent pas de passeports ordinaires, mais ce type de passeport n’est valable que pour le hadj et pour un seul. Cela oblige donc les pèlerins qui s’étaient fait établir ce document l’année dernière et qui n’avaient pas pu voyager à le reprendre, moyennant les frais d’établissement de passeport. Valables pour 3 ans, les vaccinations peuvent être reconduites si elles ne sont pas arrivées à expiration.

Doléances des populations

Les préoccupations exprimées par les populations concernent le problème des pèlerins de l’année dernière, la question des bourses du Hadj et les mesures d’assouplissement souhaitées. En ce qui concerne les pèlerins qui n’ont pas pu voyager en 2011, le comité de coordination suggère qu’il y ait un accord entre pèlerins et convoyeurs pour se partager les charges. Toutefois, les pèlerins ayant payé moins du tarif convenu en 2012 devraient compléter la différence.

La question des bourses du hadj que l’Etat offre a été largement abordée par les populations qui dénoncent la complaisance dans leur attribution. Enfin, certains craignent que les nouvelles mesures prises ne découragent quelques-uns. Aussi, ont-ils souhaité un assouplissement dans la mise en œuvre des réformes.

L’application progressive des nouvelles règles, l’implication responsable des différents acteurs et la détermination du comité de coordination du hadj 2012 pourraient voir oubliées les tracasseries dont sont victimes chaque année des milliers de Béninois. Le paiement des droits individuels de chaque pèlerin est attendu au plus tard le 10 septembre, alors que le premier départ des pèlerins de l’aéroport de Cadjèhoun est programmé pour le 09 octobre 2012.

Djibril BOUSSOU (Coll.)

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