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Le triomphe de la vérité

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Célébration de la fête nationale française du 14 juillet:La France à l’honneur demain


La France célèbre ce samedi 14 juillet 2012 sa fête nationale. Ceci comme de coutume en souvenir à la prise de Bastille le 14 juillet 1789. Cette commémoration, dont le but est de rassembler tous les Français autour de l’autel de la patrie, se veut aussi un écho de la fête de la Fédération du 14 juillet 1790, synonyme de réconciliation nationale. Retour sur les origines de cette fête.

Les origines remontent vers le 14 juillet 1789 avec la prise de la Bastille par l’armée française. Mais il faut attendre le 21 mai 1880 pour voir, Benjamin Raspail, député de Paris déposé le projet de loi suivant : «La République adopte comme jour de Fête nationale annuelle le 14 juillet». La proposition est adoptée par la Chambre des députés le 8 juin, entérinée par le Sénat le 29 du même mois, et la loi est promulguée le 6 juillet, alors que le ministre de l’Intérieur a déjà formé une commission chargée d’arrêter le programme de la journée, afin que cette fête chômée acquière un caractère national dès la première année.

Sont donc encouragés à travers la France, en fonction des moyens budgétaires des municipalités, et de leur bon vouloir, cérémonies laïques dans les écoles, inaugurations de statues républicaines, distribution de vivres aux indigents, illuminations, sonneries de cloches et pavoisements, ainsi que revues des troupes. En effet, la participation effective de l’Armée doit réunir tous ceux qu’afflige la perte de l’Alsace et de la Lorraine après le désastre de Sedan, qui avait entraîné la capitulation de l’Armée française face aux Prussiens en 1870, et à la signature du Traité de Francfort, le 10 mai 1871.

 Le 14 juillet 1880 devait être la fête du relèvement patriotique du pays, avec la distribution, reportée depuis plusieurs années, des drapeaux aux régiments reconstitués. La perte des étendards sur le front prussien de 1870 avait causé un traumatisme que seule une fête au symbolisme fort pouvait résorber. Assurer la cohésion nationale et rétablir la puissance militaire de la France en se fondant sur la mémoire collective, telle était la fonction première de cette fête nationale qui intronise le culte de Marianne, personnification de la République.

 Des bustes de Marianne furent inaugurés dans les lieux publics, et les citoyens purent acheter dans les kiosques des lithographies qui la représentaient coiffée du bonnet phrygien, symbole de la liberté conquise par le peuple, et drapée des trois couleurs ou entourée d’un faisceau de drapeaux, symbole de la nation triomphante. L’exaltation patriotique dans une espérance commune se doubla très vite de la griserie des retrouvailles collectives dans les artères illuminées et les bals publics, autour des baraques foraines et des feux d’artifice.

Dès lors, le 14 juillet, Fête nationale doublée d’une fête récréative est l’expression de la commémoration de souvenirs communs et d’espoirs collectifs, l’histoire mythifiée et transcendée est exaltée dans la joyeuseté d’une journée qui permet aux citoyens de se retrouver réunis autour de la devise de la République française : «liberté, égalité, fraternité».

Christophe KPOSSINOU (Coll.)

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