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Le triomphe de la vérité

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Sexe:5 questions que les femmes se posent après 40 ans


40 ans. Et encore toute une vie sexuelle à vivre… Pour en profiter librement avec épanouissement, le docteur Sylvain Mimoun, gynécologue, répond aux 5 questions sur le sexe qu’on se pose souvent aux alentours de la quarantaine.

1. A 40 ans, quels changements?

Relativement aucun, mais les femmes pensent de façon très anticipée à la ménopause. Et aux bouleversements qu’elle va apporter. En réalité, à 40 ans, elles ont encore 10 ans de vie sexuelle sans ménopause. Malgré tout, ces pensées peuvent parfois les bloquer, développe le docteur Sylvain Mimoun.

En revanche, le corps subit quelques changements sans gravité. D’une façon générale, le désir vient plus lentement et les signes du désir aussi. Les femmes doivent juste apprendre à composer avec ces petits troubles, rassure le docteur Sylvain Mimoun

2. J’ai mal, est ce normal?

A 40 ans, les femmes subissent souvent une forme de sécheresse vaginale, le plus souvent très facile à soigner avec des hormones locales, un traitement de fond et des traitements d’hydratation peu contraignants (en médicaments et non pas en application locale). Plus une femme a eu une période abstinente, plus elle peut subir de type de problèmes, explique le docteur Sylvain Mimoun.

3. J’ai pas envie…

Le trouble du désir est le trouble sexuel de la femme. Il est souvent du à plusieurs facteurs:

La fatigue

L’absence de plaisir

Le conflit conjugal

Le meilleur outil pour retrouver le désir: s’appuyer sur son plaisir. Il faut que les femmes retrouvent «le plaisir de prendre du plaisir»…. Pour cela, il faut qu’elles répondent à la question essentielle: Avez-vous envie d’avoir envie. Le point clé pour retrouver désir et plaisir.

4. Je ne m’aime pas, mon corps a changé

Le paradoxe de la sexualité féminine: beaucoup de femmes voient leur sexualité s’éteindre car elles ne s’aiment pas et non pas parce que leur compagnon n’aime plus leur corps!

L’autre paradoxe de la sexualité: «Plus on fait l’amour, plus c’est facile de s’aimer». Par exemple, ll ne faut pas maigrir pour faire l’amour mais il faut faire l’amour pour maigrir! Les femmes prennent donc le problème à l’envers!, explique le docteur Sylvain Mimoum.

5. Je me suis trouvée, mais est-ce que cela va durer?

A 40 ans, la femme est devenue actrice de sa sexualité et elle maîtrise de mieux en mieux son corps et ses désirs. La femme ne joue plus un rôle, elle n’est plus une image (comme le plus souvent à 25 ans). A cet âge-là les femmes ont réussi à combattre leurs insatisfactions et ont balayé le poids de l’éducation pour enfin avoir une vie sexuelle épanouie. Leur grande crainte: que la ménopause brise tout. Et que leur vie sexuelle s’arrête. Mais non la vie sexuelle ne s’arrête pas ni à 40 ans ni à la ménopause. La seule limite: ne pas vouloir reproduire sa sexualité de 20 ans.

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Métro, boulot, libido zéro

Le point sur les répercussions du travail sur la sexualité avec la sexologue Catherine Solano

Faut-il se forcer à faire l’amour ?

Reste la solution du quickie matinal, entre 7 h 23 et 7 h 28. Mais pour cela, faut-il encore se croiser… Jo, qui fait partie des personnes interrogées, témoigne : « Je pars très tôt le matin. J’ai bien une pause de deux heures à midi, mais comme c’est loin, je ne peux pas rentrer. » Julien, 34 ans, confie que la fatigue crée parfois des tensions avec sa compagne : « Elle est plutôt du soir, alors que moi, à 23 heures, je ne tiens plus debout. Si elle a envie d’un câlin au moment de se coucher, il m’arrive de la repousser, simplement parce que je n’en ai pas la force. Elle comprend, mais parfois elle le prend pour elle. »

Dans ces moments où le lit représente davantage la promesse d’un sommeil réparateur que le théâtre de fiévreux ébats, faut-il se forcer à faire l’amour ? « Pas se forcer, mais se motiver, corrige la sexologue Catherine Solano (1). Se dire que même si ce rapport ne sera pas le meilleur de votre vie, ce qui compte, c’est de rester proches. »

Les amants se plaignent aussi des nouvelles technologies qui entrent dans la chambre via les smartphones et grignotent l’intimité. Sabine, 40 ans, citée dans l’enquête, a posé un ultimatum à son époux : « Son employeur pense qu’il doit être disponible 24 heures sur 24 (…). Même quand on se couche, il est souvent appelé. J’en ai tellement marre que je lui ai dit que je ferai chambre à part s’il ne coupe pas son téléphone quand nous sommes au lit. » Photo Getty ImagesAvec des frontières entre vie privée et vie professionnelle de plus en plus poreuses, il n’est en effet pas facile de lâcher prise et d’oublier le formulaire Excel à boucler en urgence.

Près de 63 % des personnes interrogées affirment qu’elles auraient une activité sexuelle plus fréquente si leur emploi du temps était moins stressant. « Certaines parviennent peut-être à compenser l’angoisse professionnelle par des relations sexuelles plus intenses, mais moi, j’ai tendance à faire l’inverse, avoue Myriam, 30 ans. Le sentiment de ne pas avoir terminé quelque chose atteint mécaniquement ma libido. »

Reconsidérer ses priorités

« Quand les gens viennent consulter, ils ne font pas forcément le lien entre leurs problèmes sexuels et leur travail. Or, dans le cabinet, ils ne parlent que de leur boulot », reprend Catherine Solano. Il arrive même que la pression entraîne des troubles plus gênants qu’une simple baisse de régime. « Sous l’effet d’un stress survient une décharge d’adrénaline qui spasme les artères du corps, y compris les artères sexuelles. Le sang arrivant moins bien, l’érection chez l’homme et la lubrification sexuelle chez la femme ne se font pas correctement », peut-on lire dans l’analyse de l’étude.

Quand on a perdu le contact avec le corps de l’autre, il est bon de privilégier les massages pour retrouver d’abord une intimité physique. Pour éviter d’arriver à ce stade, Catherine Solano conseille aux couples d’organiser leur sexualité : « Pourquoi ne pas se dire que le mardi soir, par exemple, on rentre un peu plus tôt et on consacre la soirée à son couple ? »

Si cette planification peut sembler antiérotique à certains, pour la sexologue, cela élargit le champ des possibles. Et anticiper ce moment peut suffire à faire grimper le désir. « Nous sommes pris dans un engrenage, poursuit-elle. Si votre chef a besoin de votre rapport pour le lendemain, vous allez vous plier à sa demande parce que depuis l’école, on vous a toujours appris à obéir. En revanche, il n’y a personne pour vous rappeler qu’il ne faut pas délaisser votre vie sexuelle. »

Mon mari m’a sollicitée ce matin

Or entre les caprices de son supérieur et l’effritement que peut subir son propre couple, il est parfois bon de se demander quelle est la priorité. Et Catherine Solano de citer l’exemple d’une femme arrivée en retard au bureau et qui, réprimandée par son manager, lui a avoué : « “Mon mari m’a sollicitée ce matin et j’ai été incapable de lui dire non, monsieur !” Que voulez-vous que le patron réponde à cela ? »

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