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Le triomphe de la vérité

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Décrispation de la tension sociale:Le SG/COSI Noël Chadaré invite le gouvernement Yayi à la reprise du dialogue


Le Secrétaire Général de la COSI-Bénin, Noël Chadaré

La gestion du dialogue social à l’ère de la Refondation était, hier, au cœur des propos du nouveau secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (COSI-Bénin), Noël Chadaré. Invité de l’émission Zone Franche, il s’insurge contre le jeu trouble du gouvernement dans ses relations avec les centrales syndicales.

En effet, pour lui, malgré l’instauration d’un cadre formel de négociation entre le gouvernement et les acteurs sociaux, la méfiance persiste en raison des remises en cause fréquentes des décisions issues des différentes rencontres. Ainsi, pour Noël Chadaré, le climat social tendu qui s’observe au Bénin depuis plusieurs années est à mettre au passif du gouvernement de Boni Yayi dont les engagements ont perdu, au fil des ans, leur crédibilité. Il en est ainsi, par exemple, avec la promesse faite par le gouvernement de rouvrir les discussions avec les enseignants du Front des trois ordres dès la reprise des cours et qui, malgré les initiatives pour sa concrétisation, peinent à être relancées.

 De telles attitudes, du point de vue du SG/COSI remettent en cause la sincérité du gouvernement aux yeux des responsables des centrales syndicales. Ces derniers, clarifie-t-il, n’entendent d’ailleurs pas baisser les bras dans leur volonté d’œuvrer au plein épanouissement du travailleur béninois. Dans cette perspective, estime-t-il, l’accalmie observée dans le bras de fer entre le gouvernement et les enseignants réunis au sein du Front n’est qu’un « calme avant la tempête » si la doléance des grévistes de jouir, à l’instar des autres fonctionnaires, de la valorisation de leur salaire de 25%, n’est pas satisfaite.

Au sujet des dissensions à la COSI-Bénin

Elu à l’issue d’un bras de fer qui l’a opposé au secrétaire général adjoint sortant de la COSI-Bénin, Noël Chadaré estime que cette confrontation traduit la vitalité au sein de cette organisation qui compte en son sein 54 syndicats affiliés et 8 fédérations syndicales.

Aussi, les accusations et le départ tonitruant de Martin Bakary de la quatrième centrale syndicale du Bénin ne constituent-ils pas, à ses yeux, le reflet de scission en son sein. « Martin Bakary voulait être secrétaire général à tout prix. Mais, le vent ne lui était pas favorable. Il n’y a pas de scission au sein de la COSI-Bénin », martèle-t-il avant de rassurer de sa disponibilité à collaborer avec ses anciens camarades de lutte dans la perspective de favoriser un meilleur niveau de représentativité de la COSI-Bénin à l’issue des prochaines élections syndicales destinées à jauger le poids réel des différentes centrales.

Jean-Claude D. DOSSA

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