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Le triomphe de la vérité

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Rapport 2012 sur l’état des droits de l’homme:Amnesty International dénonce les violences électorales et les conditions carcérales au Bénin


Le Présidium à l’occasion du lancement du rapport 2012 d’Amnesty International au Bénin

Le rapport 2012 d’Amnesty International est désormais disponible. Le lancement a eu lieu vendredi au Conseil national des chargeurs du Bénin (CNCB) à Cotonou. C’était sous le thème « Armes et violation des doits humains : Comment aboutir à un traité efficace sur le commerce des armes ».

Amnesty International met à nouveau en lumière les restrictions spécifiques à la liberté d’expression et les cas de tortures et autres mauvais traitements infligés à des personnes à travers le monde. A travers son 50ème rapport annuel sur l’état des droits humains, le plus ancien mouvement de défense des droits de l’homme dans le monde, scrute les avancées et dénonce les entraves au respect des droits fondamentaux de l’homme. A en croire les explications de son directeur exécutif, Clément Capo-Chichi, ce rapport sert de baromètre au respect des droits humains et permet d’attirer l’attention sur les différentes violations observées.

L’objectif consiste à œuvrer de sorte à inverser cette tendance. Se prononçant sur la circulation des armes, M. Capo-Chichi explique que « Amnesty international recommande qu’elles soient marquées et enregistrées par les usines de fabrication d’armes. Il faut un traité fort sur le commerce des armes face aux défaillances du Conseil de sécurité de l’ONU ».

Notons qu’à l’instar des autres pays du monde, la situation des droits humains au Bénin est évoquée dans ce 50ème rapport annuel. Il en est ainsi du vote de la loi relative à l’abolition de la peine de mort. « Le Bénin a franchi, en août de la même année, une étape importante sur la voie de l’abolition : l’Assemblée nationale a voté en faveur de la ratification du Deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques », fait observer l’organisation.

Cependant, Amnesty International met en lumière les violences électorales survenues au cours des élections générales de 2011. «Dans le domaine de la répression de la dissidence, poursuit le rapport, les forces de sécurité, en mars 2011, ont dispersé des manifestations organisées par des opposants qui contestaient la réélection du président Boni Yayi. Certains d’entre eux, dont le parlementaire Raphaël Akotègnon, ont fait l’objet d’un bref placement en garde à vue », constate ce rapport.

Somme toute, selon ce document de 421 pages qui accorde un grande place aux révoltes dans les pays arabes, « les gouvernements doivent respecter le droit à la liberté d’expression, chez eux et à l’étranger ; ils doivent prendre au sérieux leurs responsabilités au niveau international et investir dans des systèmes et des structures qui garantissent la justice, la liberté et l’égalité devant la loi ».

Jean-Claude D. DOSSA

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