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Le triomphe de la vérité

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Point de presse de la Fneb sur la situation à l’université d’Abomey Calavi:Les étudiants exigent le réaménagement du calendrier universitaire


Smith Herman Ahouandjinou, Président en exercice de la Fneb

Le collège des responsables des étudiants de l’université d’Abomey Calavi s’est réuni lundi dans la salle E1 Faseg pour se féliciter de la libération des étudiants arrêtés au cours de l’échauffourée qui les a opposé aux forces de l’ordre ainsi que du mot d’ordre « campus mort » suivi par toutes les entités au cours de la dernière semaine. C’était aussi l’occasion pour la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb) et ses démembrements de situer les responsabilités puis d’exiger des autorités rectorales un éclaircissement sur le calendrier académique, qui pourrait devenir une autre source de discorde les semaines prochaines à l’Uac.

Au cours du point de presse donné par la Fneb, le départ des policiers du campus, la réparation des dommages et le dédommagement des étudiants dont les cabines ont été cambriolées figurent au nombre des nouvelles exigences. En effet, les responsables d’amphi, les responsables de bureau d’union d’entité (Bue) et le bureau directeur de la Fneb se sont réunis en assemblée générale pour décider de commun accord les modalités de gestion de la situation.

Après la déclaration liminaire qui a fait état des exigences et après avoir situé les responsabilités, les interventions des uns et des autres ont prouvé que les étudiants s’indignent de la situation, des propos du recteur et de l’image qu’ont véhiculée les chaînes de télévision sur les étudiants dans l’opinion publique. Considérés comme des délinquants, bandits et autres, « la rage des étudiants s’éveille dès lors qu’ils aperçoivent les forces de l’ordre sur leur lieu de savoir », explique Arielle, responsable d’amphi présente à cette assemblée générale.

« Il n’est pas normal que notre recteur Brice Sinsin affirme que force doit rester à la loi d’autant plus qu’il est père de famille… », s’indigne un responsable Bue surnommé Kadhafi. Tout porte à croire que le calme est revenu mais la mort dans l’âme, les étudiants n’ont pas encore digéré les blessures écopées par leurs camarades et la mauvaise publicité qui leur a été faite sur les médias audiovisuels. A les entendre, le pire reste à venir. Car, la question du réaménagement du calendrier académique reste floue et met toute la communauté universitaire dans l’embarras.

La réaction des recteurs vivement attendue

« Nous sommes dans le flou et les camarades étudiants voudraient véritablement être fixés… ». C’est en ces termes que la Fneb a demandé aux autorités rectorales de se prononcer afin d’apaiser les esprits sur la question du calendrier académique. La session unique évoquée par endroit semble ne pas être appréciée de tous.

La goute d’eau qui a fait déborder le vase est cette situation qui a amené la Fneb à décréter un campus mort avec à l’appui des camarades étudiants sur les lits d’hôpitaux. D’aucun se demandent ce qu’il en sera de ces étudiants qui, pour raison de santé, ne seront pas en mesure de composer lors de la session unique dont le calendrier est en train d’être affiché dans certains décanats.

 La réponse est simple, un réaménagement à la mesure du possible et le message du recteur qui doit éclairer la communauté universitaire tout entière. Brice Sinsin et son équipe doivent alors s’atteler à revoir ce calendrier et surtout rencontrer et associer si possible les responsables des étudiants dans cet exercice qui semble compromettre l’année académique.

Yannick SOMALON (Coll.)

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