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Le triomphe de la vérité

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Régulation du ministère de l’économie et des finances:La Fesyntra-Finances relève les maux qui minent l’administration des finances


En prélude à la fête du travail prévue pour demain, la Fédération syndicale des travailleurs du ministère des finances (Fesyntra-Finances) a organisé le jeudi 26 avril 2012, une journée de réflexion sur les problèmes et l’avenir du ministère de l’économie et des finances (Mef). Etaient présents à cette rencontre, d’anciens directeurs du trésor public, de la douane, des impôts, de la Caisse autonome d’amortissement et les syndicats affiliés à la Fesyntra-Finances.

A travers cette séance d’échanges, le secrétaire général de la Fésyntra-finances, Laurent Mètongnon et ses collègues s’engagent plus ouvertement dans une lutte contre les dépenses non autorisés par la loi des finances et des recrutements fantaisistes des agents qui détériorent l’image de leur corporation. Au terme de cette rencontre, les problèmes qui gangrènent le Mef ont été relevés et seront dans les prochains jours soumis à l’actuel ministre des finances, Jonas Gbian. Au nombre de ces problèmes, on peut entre autres citer, la disparition des règles élémentaires de préparation du Budget Général de l’Etat et l’absence d’un plan de trésorerie rigoureux. Les affectations ne respectent plus selon eux les principes au point où des agents protégés narguent l’administration et les syndicats.

A cela, s’ajoutent le rançonnement et la corruption qui s’amplifient. C’est pourquoi la Fésyntra-Finances réclame son implication dans l’organisation des concours et examens en faveur du ministère comme le font les magistrats pour leur corporation. A l’ouverture des échanges, le secrétaire général Laurent Mètongnon a indiqué dans son introduction liminaire, l’objectif visé. Il s’agit pour la Fésyntra-finances d’évaluer l’existant pour une comparaison avec ce qui se passait avant l’avènement du régime du changement et qui faisait la fierté de la corporation.

De façon spécifique, il a été question de tirer les riches enseignements des valeurs morales passées pour une correction du présent, dresser les propositions pour une administration basée sur les normes universellement connues. Dès lors, il a fait état du tableau que présente à ce jour le Mef. De 1957 à Mars 2006, le Bénin a connu 23 ministres de l’Economie et des Finances et d’avril 2006 à ce jour, il en a connu 05. « Depuis l’avènement du changement l’administration financière qui est la composante de l’administration publique dont le mandat est d’assurer au profit des citoyens les fonctions financière, budgétaire et fiscale de l’Etat, peine à s’adapter en temps utile et même par anticipation aux nouveaux enjeux de développement ».

 Un fait qui explique selon la Fésyntra-Finances, les crises qui secouent l’économie nationale. Au nombre donc des nombreuses situations existantes, la fédération déplore, la lenteur dans le traitement des dossiers, l’incompétence et le manque de conscience professionnelle de certains agents en charge des dossiers et la promotion des cadres incompétents prêts à fouler royalement aux pieds les règles élémentaires des finances pour conserver leur poste. En somme, cette initiative qui a réuni de braves hommes et femmes comme les doyens Jean Akotonou, Mme Houehougbé, Bio Salamatou, Prospère Vigbé, Michel Zounon, Alidou Mouftaou, Victor Mongbo, Mme Zanfognon, Firmin Gbèdan, Gustave Padonou, vient comme un appel lancé aux gouvernants de ce pays qui se doivent de trouver très tôt des solutions.

Emmanuel GBETO

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