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Le triomphe de la vérité

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Mise en place d’un comité secret de révision des réformes portuaires:Boni Yayi provoque la mort du PVI et de ses réformes


Le Chef de l’Etat béninois, Dr Boni Yayi veut mettre le feu à sa propre maison. Il vient d’engager en personne la guerre contre ses propres réformes en attaquant l’épine dorsale des réformes portuaires. Mettant à exécution ses menaces de réviser les clauses du contrat de Bénin Control dans le cadre de la mise en œuvre des réformes portuaire, le Président de la République vient de se donner les moyens pour assouvir sa soif de casser ledit contrat.

 Boni Yayi aurait fait recours aux services d’hommes avisés dans les coups bas politico-juridiques pour trouver les astuces qui vont déblayer le terrain à la résiliation en douce du contrat international qui lie Bénin Control à l’Etat béninois. Conscient en effet que ledit contrat ne peut pas connaitre de modification sans conséquences majeures, le Chef de l’Etat, plus que déterminé à satisfaire sa volonté de réviser donne les moyens pour y arriver. Selon des sources généralement bien informées, les hommes qui sont aux services du Chef de l’Etat et qui travaillent sur ce sujet travaillent viennent de proposer, au moment où nous sommes sous presse, à la haute autorité l’astuce magique pour se débarrasser définitivement la société Bénin Control.

D’après les confidences reçues, c’est aux moyens des institutions républicaines, en l’occurrence la cour suprême, qu’il faut passer pour gagner dès le premier round face à Bénin Control. Le mode opératoire est connu déjà. Le mémorandum qui va servir d’argumentaires à ce vilain projet d’assassinat des réformes serait déjà prêt ainsi que le fantaisiste projet de saisine.

Déposer un recours à la manière du miraculeux recours qui a permis de casser le décret portant revalorisation du point indiciaire des agents du ministère des finances. Et vraisemblablement, Boni Yayi ne tarderait pas à mordre à l’appât, lui qui avait aiguisé depuis longtemps son appétit d’en découdre avec Bénin Control dont il est pourtant au cœur de la genèse en signant l’acte qui lui donne le droit d’opérer.

Le début d’un duel juridico-politique perdu d’avance

La provocation est désormais perspective. Boni a choisi délibérément de mettre à mal ses bonnes relations avec le promoteur de Bénin Control. Et qui connait cet homme d’affaire averti présage déjà de ce qui arrive. Le Pdg de Bénin Control ne pourra pas en effet se taire face à la provocation. Pour avoir été direct dans d’autres situations antérieures, l’homme d’affaire ne tardera pas à répondre à la mesure de la provocation. Et ce serait parti pour un duel dans lequel l’Etat béninois est sûr de perdre. D’abord politiquement, puis juridiquement.

Parce qu’il s’agit d’une injustice, l’homme d’affaire qui a un pied solidement implanté dans les chapelles politiques va bénéficier d’un large soutien de ses amis politiques qui vont se mettre en scelle. Et c’est l’instabilité politique qui va commencer avec comme souci la mise en berne définitive des réformes du quinquennat de la refondation. Parce qu’il s’agit d’un contrat international, la bataille juridique va se déplacer dans les acarnes de la justice. Et qui connait la force de frappe et l’agilité du promoteur de Bénin Control présage de l’issue de cette affaire. En clair, dans l’un ou l’autre cas, Boni Yayi est parti pour perdre face à Bénin Control. Et les réformes s’effondrent !

Wandji A.

DECLARATION DU PARTI UPD/GAMESU SUR LE PROGRAMME DE VERIFICATION DES IMPORTATIONS (PVI) NOUVELLE GENERATION

Réuni à Agbanto le dimanche 18 mars 2012, le Bureau Exécutif National du Parti UNION POUR LE DEVELOPPEMENT ET LA DEMOCRATIE (UPD-GAMESU) élargi aux Présidents de Sections, après une analyse approfondie de la situation née de la mise en œuvre du PVI, a décidé de rendre public le communiqué dont la teneur suit.

Le développement d’un pays passe avant tout par la mobilisation des ressources nécessaires à la mise en œuvre de sa politique dans divers domaines tels que l’éducation, la santé, les infrastructures socio-économiques etc. Notre pays le Bénin dispose aujourd’hui d’un tissu industriel très faible, incapable de générer des ressources substantielles au profit de l’Etat. De même, les produits agricoles à l’exportation sont encore à un niveau tel qu’ils ne gèrent pas suffisamment de devises pour l’Etat.

Tout l’espoir repose alors sur les ressources fiscales, notamment celles liées aux droits et taxes perçus sur les marchandises à l’importation. Dans le souci de maximiser lesdites ressources, le Bénin a opté depuis un certain temps pour le système d’inspection avant embarquement des marchandises confié par le passé à des sociétés comme COTECNA et BIVAC. Aux fins d’accroître les ressources dans ce secteur, des réformes ont été engagées par le Chef de l’Etat, le Président Boni YAYI. Au nombre de ces réformes figurent le Programme de Vérification des Importations (PVI) Nouvelle Génération confié à la Société BENIN CONTROL et le Guichet Unique au Port Autonome de Cotonou.

Le Parti Union pour le Progrès et la Démocratie (UPD/GAMESU) est convaincu que la mise en œuvre de ces outils contribuera à coup sûr d’une part, à la modernisation de l’administration douanière par la célérité et la simplification des procédures de dédouanement et d’autre part, à la sécurisation des recettes à travers un régime de transit beaucoup plus encadré.

Le Parti UPD-GAMESU exprime par conséquent son soutien indéfectible au Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement dans la mise en œuvre de cette importante réforme qu’est le PVI Nouvelle Génération. Il l’exhorte à demeurer ferme face à toutes les réactions hostiles au programme, réactions inhérentes à toutes réformes qui dérangent des intérêts égoïstes.

L’UPD-GAMESU recommande vivement que la Politique d’évaluation prônée par le Chef de L’Etat prenne en compte le PVI Nouvelle Génération. Aucune œuvre humaine n’étant pas parfaite, une évaluation dudit programme pourra permettre de déceler les dysfonctionnements et de les corriger en vue de sauvegarder davantage les intérêts de l’Etat tout en garantissant aux autres acteurs portuaires leurs intérêts légitimes.

Agbanto, le 18 mars 2012

Pour le Bureau Exécutif National

Le Premier Vice-Président,

Louis K. GBODOU

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2 thoughts on “Mise en place d’un comité secret de révision des réformes portuaires:Boni Yayi provoque la mort du PVI et de ses réformes

  1. CODJO Gilbert Sêmassa

    Mr le journaliste auteur de l’article, loin d’être un supporteur du Président YAYI, je m’insurge contre la manière dont vous avez présenté l’article, donnez au moins le temps aux lecteurs que nous sommes d’apprécier les biens fondés de cette bataille en vue au lieu de nous orienter vers les dangers supposés que vous croyez que YAYI cours en voulant réviser les termes du contrat qui lie l’état Béninois à un citoyen Béninois allier et parrain du même YAYI.
    Étiez-vous témoins du contrat que tout le monde avait jugé de flou, et que la clic à TALON avait demandé à mettre en œuvre avec tant de propagande et de battages médiatiques? Quelle bon contrat qui à vue deuil échoue et on n’y associe les forces de l’ordre pour l’imposer aux populations?
    Comment accepteriez vous qu’une Société privé gère l’argent du contribuable avant de le lui reverser? C’est à croire que le trésor publique n’existe plus.
    Que pensez-vous des dommages que cet état de chose cause aux opérateurs économiques qui ne sont pas dans le système de TALON?
    Les connivences politiques ont leur revers, hier c’était les intrants où Gaston DOSSOUHUI avait été sacrifié pour protéger l’homme, aujourd’hui, c’est le PVI-NG, c’est la mise à l’écart de Martin RODRIGEZ pour prendre seule le contrôle du coton, c’est encore et surtout la rupture du contrat en instance de signature avec l’homme d’affaire, le Magnant du Pétrole Gabonais, et tout ceci pourquoi?
    Ce n’est que le début de la détérioration des contrats secrets qui nous ont conduit à là où YAYI et ces amis nous ont conduit, et comme il est dans l’ordre normal des choses, YAYI ne doit pas seul en porter les responsabilités, c’est pourquoi il s’apprêterait à mettre les choses au claire, sauf une???????
    Le contrat du K.O du 13/03/2011.

  2. Denis Hodonou

    Je ne suis pas d’accord avec votre analyse. Vous semblez vouloir mettre de l’huile sur le feu, ce qu’ Il faut éviter à tout prix. Le PDG de Benin Control est un patriote béninois qui a voulu aider Yayi Boni à mieux sécuriser les recettes du pays. Je ne suis pas certain que Le Président de la République puisse penser un seul instant vouloir remettre en cause un outil à succès, sans aucune évaluation…

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