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Le triomphe de la vérité

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Promotion de la médecine traditionnelle:Mathurin Nago et son bureau honorent le tradithérapeute Philibert Cossi Dossou-Yovo


Le tradithérapeute Philibert Cossi Dossou-Yovo et le président de l’Assemblée Nationale, Professeur Mathurin Nago

Le président de l’Assemblée Nationale, Professeur Mathurin Nago a effectué, mercredi dernier, une visite chez le tradithérapeute Philibert Cossi DOSSOU- YOVO. L’objectif est de prendre connaissance des réalités de la médecine traditionnelle. Il s’agit d’une visite qui fait suite à la demande de M. DOSSOU-YOVO, adressée au Président de l’Assemblée Nationale depuis environ trois ans.

Loin d’être une simple visite, l’entretien du patron de l’institution parlementaire avec le tradithérapeute a vite pris l’allure d’une séquence de classe. Autrement dit, le président Nago accompagné d’une forte délégation du bureau de l’assemblée nationale a goûté aux réalités de la médecine traditionnelle dans les locaux de l’inventeur du « linkpéyo », un remède efficace contre le Vih/ Sida. Il est important de signaler que cette délégation était composée des deux questeurs, les députés Djibril Mama Débourou et madame Françoise Abraoua Assogba, des deux secrétaires parlementaire Claudine Afiavi Prudencio et André Biaou Okounlola ainsi que de quelques responsables administratifs du parlement.

 Avant de planter le décor de la visite guidée, le docteur en médecine, Omer Dossou-Yovo, fils de M. Philibert Dossou – Yovo, dans ses mots de bienvenue, a exprimé tout son satisfécit. Pour lui, cette visite du président Nago constitue un encouragement qui va encore mobilisé davantage les collaborateurs de M. Philibert Dossou -Yovo dans le travail qu’ils font pour la promotion de la médecine au Bénin. A l’en croire, il y a plus d’une quarantaine d’années que son papa s’est adonné à beaucoup de recherches en Médecine traditionnelle. Son objectif, a-t-il affirmé, était de démythifier et de désacraliser la médecine ancestrale africaine et de contribuer à l’amélioration de l’état de santé de la population.

 C’est dans cette logique qu’en Septembre 2008, poursuit Omer Dossou – Yovo, que, conjointement avec son frère Hébert, médecin lui aussi, ils ont ouvert la clinique ‘’Hwlenganton’’. Celle- ci est spécialisée dans la collaboration étroite entre médecine traditionnelle et médecine moderne. Il a également passé en revue tous les soins médicaux qui s’opèrent dans la clinique qui est dotée d’un laboratoire bien équipée.

La visite guidée

Suite à l’étape protocolaire de M. Omer Dossou –Yovo, la délégation du président de l’Assemblée Nationale a parcouru, sous l’orientation, du thérapeute Philibert Dossou – Yovo accompagné de ses deux fils, toutes les artères de la maison. De la clinique à l’institut de recherche en pharmacopée et médecine traditionnelle en passant par le musée de la feuille, la méthode a été la même. Les visiteurs ont eu droit à des explications sur le fonctionnement de ces différentes structures.

 Pour la clinique, des soins de tous ordres sont faits. L’institut, pour sa part se charge de la formation des jeunes qui désirent faire carrière dans la médecine traditionnelle. A ce niveau, il faut signaler que les études sont faites suivant les diplômes désirés par l’étudiant. Le musée de la feuille, quant à lui, abrite des feuilles et racines de plantes qui entrent dans la fabrication des médicaments traditionnels pour le traitement des diverses maladies.

Appel à l’aide du gouvernement pour sortir le « Linkpéyo » de l’anonymat

Depuis Mars 2009, M. Philibert DOSSOU –YOVO et toute son équipe ont élaboré un protocole de recherche sur l’évaluation du médicament traditionnel « Linkpéyo » mis au point par lui- même. Ce projet est intitulé : « Analyse de l’effet de Linkpéyo, produit à base de plantes médicinales contre les manifestations cliniques, biologiques, immunologiques et virologiques de l’infection à VIH-SIDA au Bénin : Une approche novatrice de collaboration entre médecine moderne et médecine traditionnelle ».

Il a bénéficié de l’avis favorables du Centre Béninois de la Recherche Scientifique et Technique (CBRST), du Comité National d’Ethique pour la Recherche en Santé et du ministère de la santé. Malgré les obstacles scientifiques et administratives franchises, ce projet, affirme M. Omer Dossou- Yovo, s’heurte aujourd’hui à des difficultés d’ordre financier et celles liées à l’absence de décision de la part des autorités compétentes. « Nous sommes en quête d’un financement qui s’élève à 143 millions francs CFA » a affirmé Philibert Cossi Dossou-Yovo avant de souhaiter que ce soit l’Etat béninois qui prenne en charge ce financement puisque c’est la chose du Bénin. Il en a profité pour demander au président Nago et à l’ensemble des députés de plaider en sa faveur pour l’atteinte de cet objectif.

« Le ministre Takpara a donné l’autorisation pour qu’on fasse l’étude, mais ce qui bloque, c’est l’argent. On a écrit plusieurs fois au chef de l’Etat et on n’a pas sa réaction » a regretté le tradithérapeute. Selon lui, beaucoup de personnes malades du sida sont traitées et les résultats sont convaincants. Des séropositifs qui sont devenus négatifs après le traitement et dont les résultats d’analyses ont été confirmés par le CNHU.

« Nous avons essayé de faire le maximum pour qu’il y ait collaboration, mais le problème se pose au niveau des autorités sanitaires. Ils disent qu’il n’y a pas de preuve scientifique qui prouve que le médicament est efficace. C’est pour pouvoir lever cette barrière qu’on a rédigé le protocole de recherche » a déclaré Philibert Cossi Dossou-Yovo répondant ainsi à l’une des interrogations du président Nago sur la collaboration dont il jouit avec les pratiquants de la médecine moderne.

Hugues E. Patinvoh et Esckil Agbo

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