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Lutte contre le vih-sida:Le Bénin se dote d’un plan d’élimination de la transmission de la mère à l’enfant


Plus aucun enfant ne naîtra encore au Bénin avec le Vih. C’est l’engagement pris par le chef de l’Etat, Boni Yayi, qui a procédé le lundi 20 février 2012 au lancement du Plan National d’élimination de la transmission du Vih de la mère à l’enfant 2012-2015. La cérémonie du lancement dudit plan a été marquée par la présence du directeur exécutif de l’Onu-Sida, Michel Sidibé, entouré de représentants des institutions du système des Nations-Unies.

Eliminer les nouvelles infections chez les enfants et améliorer la survie et la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant dans le contexte du vih-sida d’ici à 2015. Telles sont entre autres, les ambitions du plan national d’élimination de la transmission du vih-sida de la mère à l’enfant (ETME), lancé lundi dernier par le chef de l’Etat.

Boni Yayi, également président du Conseil national de lutte contre le Sida (CNLS) a indiqué au cours de la cérémonie de lancement du plan de l’ETME l’importance que revêt ce projet qui constitue l’un des axes prioritaires de lutte contre le Sida. Aussi, le chef de l’Etat a-t-il renouvelé son engagement et celui de tout son gouvernement à œuvrer pour garantir un large accès des populations en général et des personnes vivant avec le Vih en particulier aux mesures et méthodes de prévention et de prise en charge du Sida.

Par la même occasion, en sa qualité de président en exercice de l’Union Africaine, Boni Yayi a lancé un vibrant appel à ses pairs d’Afrique afin qu’ils s’investissent inlassablement dans la lutte pour l’élimination de la transmission du vih-sida de la mère à l’enfant. Selon le professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard, la ministre de la santé, les interventions entrant dans le cadre du programme d’ETME aideront à l’amélioration des services de santé de la reproduction, de la santé maternelle et infantile.

 A l’en croire, l’ETME contribuera à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le Développement liés à la santé à savoir la réduction de deux tiers (2/3) du taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans ; la réduction de trois quarts (3/4) du taux de mortalité maternelle et l’arrêt de la propagation du Vih-Sida d’ici à 2015. Dorothée Akoko Kindé Gazard espère avec la mise en œuvre effective de ce plan, la réduction de 90% du nombre de nouvelles infections à Vih parmi les enfants de moins de 5ans et la réduction du nombre de décès attribués au Vih de 90% chez les enfants de moins de 5 ans et de 50% chez les mères séropositives dans les 12 mois du postpartum.

La prévention de la transmission du vih-sida de la mère à l’enfant au Bénin

Au Bénin, la transmission du Vih de la mère à l’enfant constitue la première voie de transmission du Vih à l’enfant. Cette transmission peut se faire pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement. Démarré en 2000 par une phase pilote menée dans 33 maternités de la ville de Cotonou et environs, la Prévention de la transmission mère à l’enfant (PTME) couvre aujourd’hui, 421 maternités publiques, confessionnelles et privées du pays, soit une couverture de 51%.

Cette extension est soutenue par une politique nationale de PTME, adoptée en 2004 qui fournit des directives opérationnelles pour sa mise en œuvre. « En 2010, fort des résultats encourageants obtenus, le Bénin a adopté la trithérapie et le tri prophylaxie, élaboré et démarré la mise en œuvre d’un Plan stratégique national de passage à l’échelle de la PTME et la prise en charge pédiatrique », a confié la ministre de la santé.

Au total, sept interventions seront menées afin d’atteindre la vision d’élimination de cette forme de transmission de la maladie. Il s’agit essentiellement de faire de la prévention primaire chez les femmes et hommes en âge de procréer ; de faciliter l’accès à la planification familiale pour toutes les femmes surtout celles séropositives ; favoriser l’accès aux consultations pré et post natales en qualité à l’accouchement assisté par un personnel qualifié ; renforcer l’accès aux antirétroviraux (Arv) prophylactiques ou curatifs pour les mères séropositives et leurs enfants ; faire un diagnostic précoce pour tous les enfants exposés aux Vih et leur fournir des soins psychologiques et nutritionnels et enfin permettre l’adhésion des hommes pour l’amélioration de l’accessibilité des femmes séropositives aux services de soins.

Le Bénin aujourd’hui fait partie des pays africains où la couverture en matière de services dans le cadre de la riposte est des bonnes. En 2011, le Bénin dispose de 150 sites de conseils et de dépistage ; 421 maternités offrant la PTME ; 70 sites de prise en charge ; 53 sites de sérosurveillance sentinelle et 35 services adaptés.

Wandji A.

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