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Le triomphe de la vérité

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Entretien avec le président de la fédération gabonaise d’athlétisme, Martial Paraiso:« L’athlétisme gabonais fait son chemin et nous allons le démontrer en juin au Bénin »


Il s’appelle Martial Paraiso. Il est Béninois d’origine et Gabonais de nationalité. Il est président de la Fédération gabonaise d’athlétisme. Il est administrateur directeur général d’un bureau d’études appelé Snge (Société nouvelle gabonaise d’études) créée en 1962 et qui fête ses 50 ans d’existence cette année. Cette société travaille dans l’ingénierie routière, (ponts, ports, voies ferrées, l’impact environnemental et économique). Elle intervient aussi dans le mobilier. Sur le plan sportif, il dirige un club pluridimensionnel (cyclisme, athlétisme…). Profitant de la Can 2012 qui s’est jouée au Gabon et Guinée Equatoriale, nous l’avons rencontré. C’est un homme visiblement ouvert qui parle de sa Fédération et du sport de son pays avec joie.

 

Martial Paraiso, président de la Fédération gabonaise d’athlétisme

L’Evénement Précis: Comment est-ce que vous vivez cette 28èm édition de la CAN en tant que sportif ?

Martial Paraiso: Vous avez bien fait de dire en tant que sportif tout cours parce que moi j’ai été baigné toute mon enfance dans le football et dans les arts martiaux au point de jouer en première division. Donc l’on m’a appris depuis mon enfance que l’athlétisme est la base de tout. On ne peut pas être bon footballeur si on n’est pas un bon athlète.

Vous avez pu le vérifier durant toute cette CAN. Pour moi donc qui ai pratiqué ce sport c’est vraiment une joie et c’est une occasion inespérée sur l’ensemble du sport. Parce que la politique que le gouvernement vient de mettre en place va permettre aux jeunes de recommencer à courir sur les pistes des stades et afin d’organiser les championnats, de trouver les surfaces adaptées pour les épreuves des examens : du certificat d’étude du brevet, du bac etc. Tout ça va donner les fruits aux associations, des clubs pour trouver également des heures de jeu afin de pouvoir former les relations et la relève.

Et puis mettre en place des écoles. J’espère et je souhaite que le gouvernement n’aille pas s’arrêter là pour que pendant qu’on est en train de négocier des installations que d’autres s’en suivent même si elles ne sont pas aussi prestigieuses. Parce que faire du sport c’est aussi permettre à la jeunesse de s’éloigner de la délinquance juvénile.

Monsieur le président venons-en à l’athlétisme. Comment se porte l’athlétisme au Gabon ?

Vous savez l’athlétisme au Gabon est un peu en état d’attente pour ne pas dire en état de recours dans la mesure où toutes nos infrastructures sportives, même la piste, nous venons de terminer. Même l’hôtel omnisport Omar Bongo a été démoli pour être reconstruit. Si bien qu’aujourd’hui qu’on en disposait plus jusqu’à la CAN. Nous allons bientôt lancer les compétitions. Nous allons commencer par les lancer, les courses de fond, les sauts… maintenant, nous allons commencer les compétitions sur la piste.

Vous êtes à la tête de Fédération gabonaise d’athlétisme dites nous comment se présente l’organigramme de votre fédération ?

L’organigramme est tout â fait simple. Comme un peu partout d’ailleurs, nous avons le président, le vice-président, le secrétariat général, la trésorerie générale et puis la direction technique. Il y a aussi des commissions qui sont les commissions de la fédération par exemple le marketing, des commissions de disciplines. Donc c’est une organisation classique.

Dites nous quels sont les plus grands acquis de votre mandat qui est en cours ?

Vous savez l’athlétisme gabonais a connu un passage latent ces derniers temps. Donc aujourd’hui nous sommes en train de nous ressourcer. Pour pouvoir mieux gérer une préservation il faut que sur le plan administratif, nous soyons bien structurés. Si vous avez une génération où vous ne connaissez pas le nombre de licenciés ni la catégorie de ceux qui sont licenciés, il est difficile de faire un travail de fond.

 Nous sortons d’une assemblée générale extraordinaire le 29 décembre 2011 au cours de laquelle nous avons revisité toutes les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. Parce que c’est sur la base d’une bonne organisation administrative et d’une organisation optimale des ressources dont nous disposons que nous pouvons mieux gérer la question. Parce que aujourd’hui si on nous posait la question de savoir combien nous disposons de cadets licenciés dans notre fédération, d’athlètes garçons et filles, il nous sera difficile de vous répondre.

Venons-en un peu à cet événement, en juin 2012 le Bénin va accueillir la 18ème édition des championnats d’Afrique d’athlétisme. Le Gabon y sera également. Dites nous comment vous êtes en train de vous préparer ?

Ecoutez nous sommes en train de nous préparer comme tous les autres. Que ce soit Nairobi, que ce soit Maputo, nous nous sommes préparés. Nous avons une athlète qui nous fait honneur. Parce que évoluant à l’étranger. Nous sommes tous mobilisés derrière elle. Mais notre volonté est qu’avant d’aller au Bénin, il faut que nous nous assurions de ce que les gens que nous amenons aient atteint le minima ou être au dessus du minima pour espérer au moins remporter quelques chose.

La question qui va suivre concerne votre fille si je peux le dire ainsi. Tous les pays ont leur star. Au niveau de cette athlète qui vit à Bordeaux, comment est ce que le suivi se fait ?

Je pense que nous la suivons de près. Nous sommes en communication. Nous veillons à ce qu’elle puisse disposer de moyens je peux dire au dessus même du minimum pour pouvoir se préparer. Elle est loin mais nous avons la chance que ce soit une jeune femme qui a la tête sur les épaules.

Selon vous, pour ces championnats d’Afrique, est-ce qu’elle est pratiquement l’espoir ?

C’est d’abord notre premier espoir. Mais il y en a d’autres dont nous préférons taire les noms pour le moment.

Il y a-t-il d’autres ?

Nous y travaillons.

Parlons un peu des autres. Le Gabon aurait quand même d’autres athlètes sur qui il peut compter. Parlons de cette écurie d’athlètes que le Gabon est en train de préparer pour ces championnats d’Afrique d’athlétisme au Bénin.

Vous savez aujourd’hui l’Afrique a besoin d’athlètes. Du fait de ce manque d’athlètes nous nous sommes préparés tant mieux que mal. Le temps passant, ils ont pris un peu de l’âge alors nous sommes repartis à la base pour recommencer à retravailler sur les jeunes pour les échéances au delà de 2012. Moi en tant que président de la fédération, j’ai commencé par travailler à la tête de la fédération en septembre 2010 bien qu’étant élu en 2009. Mais le travail est fait. On a recruté beaucoup de jeunes et pour ceux qui sont là on a relancé la machine.

Quelle est la feuille de route de l’écurie gabonaise ?

La feuille de route en dehors de notre jeune athlète qui est à l’extérieur du pays il y a les compétitions qui nous permettent de sélectionner les jeunes locaux. C’est comme cela que ça se fait. On ne se regroupe pas par affinité. Il y a une séance d’entrainement qui se fait pratiquement tous les après-midi au stade du Gabon.

Est-ce que vous pensez que les athlètes gabonais ont les minima pour pouvoir participer à ces J.O ?

Ecoutez pour moi c’est difficile à dire. A la date d’aujourd’hui, j’avoue que ce serait prétentieux de ma part de dire une telle chose.

Vous savez qu’il y a des pays qui ont de bons athlètes. Le Gabon dispose quand même également d’un bon relief pour former des athlètes de qualités ?

C’est une question de moyens. La Fédération dispose aujourd’hui des gens prêts à gérer pour qu’on aille de l’avant. Nous ne sommes pas satisfaits des conditions dans lesquelles nous travaillons. Il faut dire les choses clairement. Nous profitons des conditions de la nature, mais on pouvait faire mieux si les moyens humains, matériels et financiers s’y ajoutaient.

A votre bon soin, on vous laisse conclure cet entretien

Ecoutez ! Nous sommes réellement heureux du fait que vous soyez venus vers nous bien que le sport roi batte son plein actuellement au Gabon. Nous vous remercions très sincèrement pour nous avoir choisis. Nous espérons ne pas repartir du Bénin les mains vides. Nous allons participer avec fierté à cette fête de l’athlétisme africain avec nos valeurs. L’avant-goût de ce que le Bénin a présenté en Corée du Sud la dernière fois augure d’une bonne organisation en juin prochain à Porto-Novo. Nous ne souhaiterons pas manquer un rendez-vous de telle envergure. Merci.

Entretien réalisé par José Mathias COMBOU

depuis Libreville (Gabon)

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