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Le triomphe de la vérité

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Le ministre Jean Michel Abimbola face au mode d’emploi des réformes portuaires:« L’époque des arrangements entre amis est terminée »


Le ministre de l’éconimie maritime, Jean-Michel Abimbola

Les réformes portuaires enclenchées par le gouvernement de la refondation depuis quelques semaines font des remous dans le rang des importateurs, transitaires et autres acteurs de la chaine portuaire. C’est pourquoi le ministre délégué en charge de l’économie maritime, Jean Michel Abimbola, est revenu de long en large sur le mode d’emploi de ces réformes, au cours d’un débat télévisé qui lui a permis d’éclairer l’opinion sur les multiples questions que suscitent ces réformes.

Le Programme de vérification des importations (PVI) de nouvelle génération est la première réforme, suivie de l’ouverture du guichet unique du port de Cotonou. Ces deux réformes, selon le ministre de l’économie maritime, non seulement visent à amoindrir les faux frais et à réduire les durées d’attente dans les opérations, elles permettent aussi la rationalisation des ressources douanières et favorisent l’allègement du système des importations.

Parti des avantages de ces réformes, Jean Michel Abimbola a justifié les appels d’offres internationaux qui ont permis à Bénin Control SA et Bivac/Soget (Ségub) de gérer respectivement la mise en œuvre du Pvi et le Guichet unique du port de Cotonou. Pour le ministre, que ce soient des nationaux ou des étrangers qui gagnent ces marchés, l’essentiel reste la réussite des réformes au profit du peuple béninois.

Jean Michel Abimbola est revenu sur les modes d’emploi du programme de vérification des importations dans lequel la valeur consensuelle que payaient les importateurs a été remplacée par la valeur transactionnelle. Deux systèmes de payement qui se ressemblent mais dont la différence se trouve au niveau du prix à payer, a fait comprendre le ministre. Le scanning et le tracking n’ont pas échappé à l’invité de l’émission.

Pour lui, connaître la réelle nature des produits et suivre leur trajet jusqu’à destination est une belle réforme qui réduit les détournements de marchandises et les fausses taxes pour les transporteurs tout le long du trajet.

Répondant à la lenteur observée dans le processus de dédouanement, le ministre Jean Michel Abimbola a affirmé que cela est dû à la mauvaise volonté de certains douaniers. Il a ensuite ajouté que « l’époque des arrangements entre amis est terminée », et martelé que « nous devons enfin rationaliser les ressources de l’Etat ».

L’Etat face à la filière véhicules d’occasion

La mise en œuvre des réformes a suscité beaucoup de remous dus à la mise en cause de certains intérêts gagnés sur le dos de l’Etat. La volonté du gouvernement dans la professionnalisation de la filière véhicules d’occasion a été exposée par le ministre Jean Michel Abimbola au cours de l’émission.

Considérés comme nids de bandits et de personnes indélicates, ces parcs de vente de véhicules d’occasion végètent dans l’insécurité, l’insalubrité, avec un désordre bien organisé. Ce qui rend difficile la circulation en saison pluivieuse comme l’a bien montré le reportage télévisé passé durant l’émission.

Face à cet état de choses, le premier responsable en charge de l’économie maritime a exprimé la volonté du gouvernement de prendre en main l’assainissement et la sécurisation de ces parcs dans le but de rendre le secteur plus professionnel, compte-tenu des centaines de milliards qui y circulent chaque année. Pour ce qui concerne les problèmes de valeur tranchée en douane et valeur forfaitaire en douane, le ministre a expliqué que cela vise à supprimer les surtaxes afin de faciliter le payement à l’acheteur.

Quid de la bancarisation des fonds des sociétés et du port sec d’Allada

Face aux journalistes au cours de l’émission, Jean Michel Abimbola n’a pas omis de faire cas de la revendication des importateurs concernant le blocage de leurs fonds au niveau d’une certaine société privée. Il s’agira, selon le ministre, de faire les différents versements à un seul endroit et de les récupérer dans une banque de leur choix.

Cela entraîne une sécurisation de l’argent liquide qui circule sans contrôle, a expliqué le ministre qui par ailleurs a promis la disponibilité des fonds à la banque au bout de 24h au plus. Le port sec d’Allada mis en service depuis le 21 novembre dernier reste une priorité du gouvernement pour le traitement des conteneurs.

Pour le ministre, le décongestionnement du port de Cotonou nécessite un suivi. Ce qui d’office donne la priorité au chemin de fer. Et toujours concerant ce point, le ministre a laissé entendre que l’OCBN, la compagnie de chemin de fer est avertie.

En somme, l’on peut retenir que l’anticipation des différentes difficultés par les autorités compétentes reste la force des réformes engagées par le gouvernement de la refondation dans le secteur portuaire. Le ministre Jean Michel Abimbola a promis poursuivre les rencontres avec tous les maillons de la chaîne concernés par ces réformes, afin de les améliorer au fur et à mesure, tout en sauvegardant les intérêts de chacun et de tous.

Le ministre Jean Michel Abimbola n’entend ni ralentir, ni reculer, car pour lui, « les réformes constituent une voiture sans marche arrière ». Il a pour finir invité les uns et les autres à rester calmes et sereins afin que le développement et la prospérité partagée tant prônés par le chef de l’Etat soient une réalité.

Yannick SOMALON (Coll)

 

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