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Le triomphe de la vérité

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Professeur Fulbert Géro Amoussouga, Conseiller spécial du Chef de l’Etat, président du Conseil d’analyse économique (CAE):«Les primes et indemnités ne sont pas supprimées dans les sociétés d’Etat mais suspendues»


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La décision du Dr Boni Yayi de suspendre les primes et indemnités au sein des différentes sociétés d’Etat béninois s’inscrit dans la dynamique d’instaurer définitivement la bonne gouvernance au sein de l’administration publique béninoise. C’est l’argument développé hier, dimanche 07 novembre 2011, par le Conseiller spécial du Président de la République, Professeur Fulbert Géro Amoussouga sur Canal 3.

Le président du Conseil d’analyse économique (CAE) et conseiller spécial du Chef de l’Etat est formel. « Les primes et indemnités ne sont pas supprimées dans les vingt trois (23) sociétés d’Etat que compte le Bénin mais suspendues ». Ainsi, pour Fulbert Géro Amoussouga, la décision du premier magistrat fait suite à des informations qui font état d’attributions fantaisistes de primes et taxes qui « dépassent parfois ou même font le double du salaire des agents ».

C’est donc, selon ses propos, dans le souci de faire la lumière sur l’état réel de ces accéssoires de salaire dans les offices et sociétés étatiques que Boni Yayi a pris cette décision et commandité un audit. Pour le professeur d’économie, Géro Amoussouga, cette mesure est d’autant plus salutaire que, avec les primes et indemnités dont jouissent les travailleurs de certaines sociétés d’Etat, « Les primes et indemnités n’ont pas une base légale », explique t-il avant d’ajouter que « on a l’impression que les profits de l’entreprise sont détournés par les travailleurs ».

C’est ce qui explique, selon lui, que ces sociétés d’Etat ne peuvent faire face à la concurrence et vivent aux dépens de l’Etat. Dès lors, la décision du Chef de l’Etat vient à point nommé, selon lui, pour favoriser la bonne gouvernance et la transparence au sein des sociétés d’Etat béninoises d’une part, et pour favoriser le toilettage des textes régissant la vie des travailleurs, d’autre part. Se prononçant sur une éventuelle opposition des syndicalistes à cette décision, le Conseiller de Boni Yayi estime qu’une telle initiative s’inscrirait dans le champ de compétence des acteurs sociaux mais ne serait pas de nature à remettre en cause la décision dont la finalité est de favoriser une meilleure performance des sociétés d’Etat.

C’est d’ailleurs dans le souci d’associer tous les acteurs concernés par la décision que l’Inspecteur général d’Etat (IGE) a initié, selon ses propos, une rencontre avec les directeurs généraux et leurs adjoints desdites sociétés pour exposer les raisons de cette décision de suspension en vue de favoriser sa compréhension par tous les travailleurs et les mouvements syndicaux.

Rapport Doing business 2011

La place du Bénin dans le rapport Doing Bussiness 2011 qui consacre son recul de deux rangs n’a pas été passée sous silence par le professeur Géro Amoussouga. Pour l’économiste de rénommée, ce classement vient mettre à nu la néccéssité de poursuivre les reformes dans le domaine économique au Bénin.

A en croire ses explications, loin de réfleter une mauvaise gouvernance de l’Etat, le rapport Doing Business pointe un doigt accusateur vers certaines pésanteurs qui freinent le développement du pays. « Le comportemen de rentier de l’administration est posé », explique t-il à cet effet avant de prendre en exemple le secteur judiciaire où la lenteur ne favorise pas le climat des affaires et l’émergence du secteur privé.

Et pour inverser cette tendance lourde, le Conseiller spécial de Boni Yayi voit à travers les reformes une panacée efficace. « Si les reformes sont bien appliquées, il y a des lueurs d’espoir », confie t-il en mettant un accent particulier sur le rôle primordial des cadres dans le succès des reformes entreprises par le gouvernement. Cette conviction de la nécessité de faire des reformes est partagée au délà des frontières béninoises. « Les reformes entreprises par le gouvernement sont soutenues par la communauté internationale », se réjouit-il à cet effet.

La Coopération Bénin-Danemark

Depuis plusieurs mois, la décision des autorités danoises de procéder au rédeploiement de leur aide personnel diplomatique présent au Bénin est au cœur de la polémique et interprétée comme une expression de désaveu pour le gouvernement de Boni Yayi. Pour le professeur Fulbert Amoussouga, il n’en est rien.

 A en croire ses explications, la fermeture annoncée de l’ambassade du Danemark au Bénin en 2012 s’inscrit dans une stratégie de rédeploiement décidée par les autorités de cet Etat de l’Europe du Nord en vue de contribuer à une meilleure visibité sur la scène continentale de leur pays. Ainsi, selon le collaborateur de Boni Yayi, « les ponts ne sont pas rompus entre le Bénin et le Danemark ». A titre illustratif, explique t-il, « Le Danemark investira 60 milliards pendant les trois prochaines années dans notre pays ».

Jean-Claude D. DOSSA

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