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Le triomphe de la vérité

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Réaction du Directeur de l’Amérique du Ministère des Affaires Etrangères, Eusèbe Agbangla suite à l’article sur la Menace du canada d’interrompre son aide au secteur de la micro-finance:« Le Canada n’a jamais menacé de suspendre son financement au secteur de la microfinance du Bénin»


Le Ministère des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur apporte un éclairage sur les grandes conclusions de la réunion du Comité conjoint bilatéral de coopération bénino-canadienne qui s’est tenu le 03 octobre 2011 (ACDI) à Ottawa au Canada. A travers cet entretien, l’Ambassadeur Eusèbe Agbangla, Directeur de l’Amérique dudit ministère et gestionnaire de la Coopération bilatérale bénino-canadienne, revient sur les propos selon lesquels le Canada, principal soutien financier au secteur de la microfinance menacerait d’interrompre son aide au Bénin au cas où la Loi sur le secteur de la micro¬finance ne serait pas votée au 31 décembre 2011. Voici les explications de l’ambassadeur Eusèbe Agbangla à ce sujet.

 

Eusèbe Agbangla, Directeur de l’Amérique du Ministère des Affaires Etrangères

L’Evénement Précis : Monsieur le Directeur de l’Amérique suite à notre article «Pression pour le vote de la Loi sur la Micro-finance avant le 31 décembre prochain : le Canada menace d’interrompre son aide au Secteur de la micro-finance au Bénin», vous avez réagi auprès de notre rédaction. Peut-on savoir votre part de vérité ?

Eusèbe Agbangla: Effectivement votre article de la semaine dernière affirmant que le Canada menace d’interrompre son aide à la micro-finance au Bénin, au cas où la Loi sur le secteur de la micro-finance ne serait pas votée au 31 décembre 2011, m’a indigné en ma qualité de Directeur de l’Amérique au Ministère des Affaires Etrangères et donc de gestionnaire de la Coopération bilatérale bénino-canadienne.

En effet, je viens d’accompagner le Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur pour une visite au Canada, visite au cours de laquelle il a présidé le Comité conjoint bilatéral de coopération bénino-canadienne, le 03 octobre 2011 au siège de l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI) à Ottawa. A cette occasion précisément, nous avons évalué toute la coopération entre le Bénin et le Canada, notamment les projets en cours d’exécution, dont le Projet d’Appui au Secteur de la Micro-finance (PASMIF) du Bénin, d’un coût total de 12 millions de dollars canadiens sur sept (07) ans.

Mais, Monsieur le Directeur, de nos investigations, il ressort tout de même que l’ACDI aurait évoqué des préoccupations au sujet du vote très tôt de la Loi sur le secteur de la micro-finance par l’Assemblée Nationale ?

La délégation de l’ACDI au cours de nos travaux, a fait part de ses préoccupations pour créer les conditions optimales pouvant permettre une exécution sans faille du PASMIF, dont entre autres le vote de la Loi sur le secteur de la micro-finance, dans le cadre de la réglementation du secteur et d’une meilleure surveillance de sa promotion par la Cellule de Surveillance des Structures Financières Décentralisées du Ministère de l’Economie et des Finances ; mais contrairement à votre article, la Partie canadienne n’a jamais menacé de suspendre son financement.

Au contraire, non seulement l’ACDI a manifesté sa satisfaction par rapport au démarrage de ce Projet en 2014 qui réhabilite progressivement la FECECAM et ses antennes déconcentrées sur toute l’étendue du territoire national, mais elle a réaffirmé son appui à la promotion des structures professionnelles de la micro-finance comme le Consortium Alafia et à la Direction de la Promotion de la micro-finance du Ministère en charge de ce secteur, pour une meilleure application de la politique gouvernementale en matière de micro-finance, afin de permettre à notre pays de répondre efficacement à la politique régionale de l’UEMOA en matière de micro-finance.

Au demeurant, au terme des travaux du Comité conjoint bilatéral, nos deux (02) délégations ont plutôt retenu de renforcer la Coopération dans le secteur de la micro-finance et d’ouvrir d’autres champs de coopération, notamment l’appui à la Direction Générale des Impôts et des Domaines, qui bénéficiera, dès 2012, d’un projet de 18,25 millions de dollars canadiens, pour une durée de sept (07) ans, afin d’améliorer sa capacité de recouvrement des recettes fiscales.

Peut-on dire que dans ces prédispositions, le Canada a des ressentiments contre le Bénin ?

A mon entendement, nous évoluons plutôt vers une dynamisation de la coopération bénino-canadienne, après les entretiens du Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur avec les autorités fédérales canadiennes et surtout les Hommes d’Affaires des Provinces du Québec et du Nouveau-Brunswick, pour des investissements dans plusieurs secteurs d’intérêts au Bénin.

Propos recueillis par

la Rédaction

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