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Le triomphe de la vérité

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Réactions des acteurs portuaires face aux tracasseries et surtaxes dans l’enceinte portuaire:« Les sociétés privées de manutention retardent les réformes et s’enrichissent sur le dos de l’Etat »


Malgré les différentes réformes engagées par le gouvernement afin de rendre le port de Cotonou plus compétitif au service du développement, les acteurs de la plate-forme portuaire en l’occurrence les transitaires, les importateurs et les transporteurs ne cessent de se plaindre. Ils ont exprimé une fois de plus leur mécontentement face aux surtaxes et aux tracasseries auxquels ils sont confrontés dans le port de Cotonou au cours de l’émission interactive « Débats actuels » de Golf Tv. C’était pour eux l’occasion d’expliquer la lenteur des procédures et de situer les responsabilités.

Ils étaient deux, un syndicaliste, Thomas Agbantousso et Jude Fagbémi, transitaire, tous venus décrier la lenteur, et les surtaxes que leur créent les sociétés privées de manutention agréés sur la plate-forme portuaire. A les entendre, on comprend aisément qu’une sorte d’anarchie s’observe au niveau de la limite de franchise (la durée accordée à un conteneur ou marchandise pour rester dans l’enceinte portuaire) et sur les taxes attribuées aux limites de franchise.

Pour le syndicaliste Thomas Agbantousso, les sociétés privées de manutentions telles que Smtc et Coman Sa n’autorisent que 07 jours au maximum au lieu de 15 réglementairement reconnus et autorisés par la direction du port de Cotonou. De même, pour les taxes, cela varie d’une société à une autre et ces derniers en abusent même si le dépassement de la limite de franchise ressort de leur responsabilité. Jude Fagbémi le transitaire a quant à lui décrié la lenteur dans laquelle végètent ces sociétés car affirme-t-il, « sur les fiches d’enlèvement, il est mentionné une date pour la mise à disposition des marchandises, mais cette date est souvent dépassée de trois semaines voir un mois avant qu’on ne te rappelle pour le retrait de la marchandise ».

Exemples et preuves à l’appui, les invités ont affirmé que « les sociétés privées de manutention retardent les réformes et s’enrichissent illicitement à base des surtaxes sur le dos de l’Etat ». Parlant des camions qui doivent charger dans l’enceinte du port, la capitainerie a été en grande partie accusée pour falsification des listes de camions selon les invités qui ont dans leurs propos affirmé avoir été victimes plusieurs fois du retard d’entrée de camion pour des chargements.

Les autorités portuaires jouent leurs rôles mais les privés sont responsables des retards

Les efforts du directeur général du port autonome de Cotonou dans la résolution de ses problèmes ont été reconnus puisqu’ à maintes reprises, « il a interpelé ces sociétés qui n’ont pas cru devoir respecter les consignes de l’autorité ». Pour les deux invités, les réformes en cours sont les bienvenues et appréciées de tous car selon leur dires, la douane avec le Pvi ne crée aucun retard ni embouteillage dans l’enceinte du port et l’ouverture du guichet unique ne fera pas le contraire ont-il confirmé.

 « Ce sont les sociétés privées de manutention qui sont à la base des retards et des tracasseries que nous observons malgré les réformes » a laissé entendre Jude Fagbémi. De l’intervention des uns et des autres, la responsabilité du non libéralisation des conteneurs et marchandises incombe donc à ces sociétés privées. Il faut souligner que les invités ont témoigné de la bonne fois des responsables ayant à charge les activités portuaires et regrettent le retrait de la section de la manutention des conteneurs à la Sobemap qui reste et demeure la société nationale de transit et de manutention au Bénin.

 Au cours de l’émission, les interventions des auditeurs et téléspectateurs n’ont pas dit le contraire. Les importateurs et les opérateurs économiques ont dit aussi leur indignation par rapports aux pratiques adoptées par ces sociétés et qui retardent énormément la mise à disposition et le chargement des marchandises au port de Cotonou.

D’aucuns sont allés jusqu’à exiger des sanctions à ses sociétés voir le retrait catégorique de l’agrément qui leur permet d’opérer dans le port de Cotonou. Pour terminer, les invités ont convié les autorités portuaires à plus de rigueur et de fermeté dans la prise des décisions afin que le peuple béninois puisse jouir véritablement des différentes réformes opérées au port de Cotonou.

Yannick SOMALON (Coll)

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